Rabat: le Parlement abrite le 5e Forum parlementaire Maroc-France, les 29 et 30 janvier    Après le retrait d'Akhannouch, Mohamed Chaouki candidat unique à la tête du RNI    Maroc-Egypte : Deux appels téléphoniques entre Bourita et Abdelaty en un mois    Amman : entretiens maroco-jordaniens sur l'économie sociale et le tourisme    Ramadan : flambée des prix de la viande et pression accrue sur le pouvoir d'achat    Cours des devises du mercredi 28 janvier 2026    Automobile : L'Espagnol Airtificial s'implante au Maroc    IA financière: La Chine deuxième puissance mondiale derrière les USA    USA : TikTok conclut un accord pour régler un procès sur l'addiction aux réseaux sociaux    Un pétrolier sanctionné par l'UE en route vers Tanger Med escorté par un navire espagnol    Crash aérien de Washington : Un an après, l'enquête révèle des défaillances systémiques    Finale de la CAN : la CAF se prononcera dans les prochaines heures    CAN-Maroc 2025 : des records numériques sans précédent    UNAF U15 : le Maroc sacré champion et qualifié pour le Championnat d'Afrique    CAF disciplinary jury hears Senegal after AFCON 2025 Final    Rayane Bounida prêt à choisir le Maroc pour sa carrière internationale    Le Brésil compte sur le match amical contre l'Egypte pour se préparer à affronter le Maroc lors du mondial    Lobbying en Estados Unidos: Marruecos y Argelia intensifican sus gastos    Un nouveau-né retrouvé mort à Douar Ain Eddib près de Nador    Franco-Moroccan Interparliamentary Forum: Gérard Larcher and Yaël Braun-Pivet to visit Rabat    Enseignement originel : un pilier de la stabilité et de la résilience marocaine    Températures prévues pour le jeudi 29 janvier 2026    Averses, fortes pluies et rafales de vent mercredi et jeudi dans plusieurs provinces du Royaume    La Chine enregistre 697 millions d'entrées et de sorties en 2025    Offshoring : le Maroc trace une feuille de route plus ambitieuse    Arrabet ouvre un nouveau front avec Foster Cyber    Post-finale CAN : la stratégie défensive du Sénégal fragilisée, décision imminente de la CAF    Energie et eau : Luanda au cœur des enjeux mondiaux    Ndeye Aida Diouf Sow : « Notre savoir-faire acquis au Maroc doit devenir une passerelle vers le Sénégal »    Bakary Séga Bathily, DG de l'APIX-S.A : «Transformons la fraternité Sénégal-Maroc en un levier économique structurant»    Rabat, capitale du partenariat maroco-sénégalais    Union Africaine : La Guinée retrouve son siège    Investissements étrangers : l'Afrique recule    Nigeria. Le marché du travail peine à absorber une population jeune    Ethiopie. Découverte d'un fossile humain vieux de 2,6 millions d'années    La France a délivré près de 400.000 titres de séjour en 2025    L'OMS exhorte les écoles à promouvoir une alimentation saine chez les enfants    À Alger, Washington rappelle sa ligne sur le dossier du Sahara marocain    "Ce geste vient d'ailleurs", une exposition collective au Palais Bahia, dans le programme "What's On" de 1:54    Lobbying aux Etats-Unis : le Maroc et l'Algérie intensifient leurs dépenses    CV c'est vous ! Ep 89. Mohammed Amine Jemoumkh, le marketing manager à plusieurs casquettes    Festival MOGA : Un modèle à fort impact socio-économique    Hammouchi s'entretient à Rabat avec le directeur de la police, chef de l'unité nationale spécialisée dans la lutte contre la criminalité organisée au Danemark    Ligue des Champions : Achraf Hakimi pourrait signer son retour mercredi    Kech El Oudaïa accueille une soirée de dégustation chinoise avec le soutien de l'OFPPT    Afric'Artech : Casablanca accueille le premier grand rendez-vous continental de la créativité numérique africaine    Mode : Le boubou à l'ère de la modernité    MOBO Awards : la scène africaine brille parmi les nominations 2026    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le Maroc frappé par des droits de douane additionnels de 10 % aux Etats-Unis en dépit d'un déficit commercial de 4,76 milliards de dollars, Ryad Mezzour muet
Publié dans Barlamane le 04 - 04 - 2025

Depuis l'entrée en vigueur de l'accord de libre-échange maroco-américain, les exportations des Etats-Unis vers le Maroc ont crû de 487 %, alors que les ventes marocaines à destination du marché américain ont progressé à un rythme bien moindre, soit 123 %. Ce déséquilibre s'observe également dans les investissements directs étrangers (IDE) : selon le Bureau des changes, les investissements américains au Maroc représentaient en 2022 à peine 6,7 % du stock global des capitaux étrangers injectés dans le pays, bien que près de 150 entreprises américaines y opèrent.
Malgré les implications considérables des droits de douane additionnels américains de 10 % pour les exportateurs marocains, le ministre de l'industrie et du commerce, Ryad Mezzour, n'a pas encore réagi publiquement. Aucun communiqué officiel n'a été émis à ce sujet alors que les milieux d'affaires expriment leur inquiétude face à cette évolution. Plusieurs opérateurs économiques s'interrogent sur d'éventuelles démarches diplomatiques pour obtenir un allègement ou une exemption de cette mesure.
Engagé depuis 2006 dans un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, le Maroc se voit néanmoins soumis à un prélèvement tarifaire sur ses exportations à destination du marché américain, en vertu d'une décision unilatérale arrêtée par le président Donald Trump. Ce surcroît de taxation, qui entrera en vigueur le 5 avril, s'applique sans distinction aux pays commerçant avec les Etats-Unis, indépendamment de la balance des échanges qui les lie à la première puissance économique mondiale.
D'après les données du Bureau des changes, relevant du ministère de l'économie et des finances, les échanges commerciaux entre Rabat et Washington se sont élevés à 7,3 milliards de dollars en 2023. Toutefois, cette relation demeure structurellement déséquilibrée : le Maroc accuse un déficit de 4,76 milliards de dollars résultant d'importations en provenance des Etats-Unis atteignant 6,03 milliards de dollars, tandis que ses ventes à destination de ce marché ne dépassent guère 1,27 milliard.
Depuis l'entrée en vigueur de l'accord bilatéral, les exportations américaines vers le Maroc ont connu une progression vertigineuse de 487 % tandis que les expéditions marocaines à destination du marché nord-américain n'ont enregistré qu'une hausse plus mesurée, de l'ordre de 123 %. Ce déséquilibre s'observe également dans le domaine des investissements directs étrangers (IDE) : en 2022, les capitaux américains engagés au Maroc ne représentaient que 6,7 % de l'ensemble des flux étrangers investis dans le royaume, malgré l'implantation d'un réseau d'environ 150 entreprises d'origine américaine.
L'imposition de ce droit de douane additionnel, en marge des dispositions encadrant l'accord de libre-échange, ne saurait être justifiée par des considérations relevant d'un quelconque mécanisme de sauvegarde ou d'une mesure anti-dumping. Toutefois, il convient de noter que ce taux de 10 % demeure inférieur à ceux infligés à d'autres nations, ce qui pourrait, dans certaines circonstances, offrir au Maroc un avantage compétitif relatif face à des concurrents soumis à des prélèvements plus dissuasifs.
Cette décision survient alors que Rabat et Washington cherchent à affermir leur coopération économique. Une délégation commerciale américaine, regroupant des représentants de quinze Etats fédérés ainsi que plusieurs agences gouvernementales, est attendue en mai au Maroc afin d'examiner les perspectives d'investissement et de commerce, notamment dans le secteur agroalimentaire et industriel. En outre, des concertations menées l'été dernier à Washington portaient sur l'approfondissement des échanges bilatéraux. Toutefois, cette entrave douanière risque de contrarier l'essor de certaines filières exportatrices marocaines sur le marché américain, au premier rang desquelles l'agro-industrie, le textile et les composants automobiles.
Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) souligne que les Etats-Unis ne concluent des accords de libre-échange que dans les zones où ils peuvent s'assurer un avantage commercial décisif, tout en exerçant un contrôle scrupuleux sur leur exécution. L'inflexion protectionniste que traduit cette nouvelle taxation, imposée en dehors du cadre conventionnel liant Washington et Rabat, s'inscrit pleinement dans cette logique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.