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Coronavirus : s'achemine-t-on vers un reconfinement total à Casablanca ?
Publié dans Challenge le 11 - 09 - 2020

La région Casablanca-Settat est la plus touchée de toutes les autres régions par la pandémie du coronavirus. Le bilan du ministère de la Santé publié le 10 septembre montrait que la région a enregistré un total de 793 cas nouveaux cas en 24 heures sur les 1889 au total, et 18 décès sur les 38 recensés au niveau national. Il va sans dire que le spectre d'un reconfinement plane sur la capitale économique.
Les jours passent et se ressemblent, pratiquement. Les cas de contamination au coronavirus augmentent de façon importante dans le royaume et c'est bel et bien la capitale économique qui tient la palme d'or. La région Casablanca-Settat représente en effet celle qui est la plus touchée de toutes les régions du Maroc par ce virus. Rien qu'hier, le bilan du ministère de la Santé a montré que Casablanca-Settat avait enregistré un total de 793 cas nouveaux cas en 24 heures sur les 1889 recensés sur tout le territoire national et 18 décès sur un total de 38. Le bilan de la veille également montrait une situation similaire sur plus de 2000 cas enregistrés en 24 heures. Au vu de cette situation, les habitants de la métropole commencent à redouter un deuxième confinement total et strict. Mais, est-il possible de retomber encore dans un schéma de confinement ?
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Pour le Chef du service des maladies infectieuses au CHU Ibn Rochd de Casablanca, Kamal Marhoum El Filali, ce scénario ne peut être exclu au stade actuel de l'évolution de la pandémie dans la capitale économique. « La situation épidémiologique est ce qu'elle est. Nous voyons bien qu'elle est inquiétante. S'il y avait une adhésion effective de la population aux mesures préventives mises en place par les autorités, cela aurait suffi pour limiter la propagation et inverser la courbe, mais on voit malheureusement que ce n'est pas le cas. Donc, s'il n'y a pas d'adhésion de la population, il va falloir reconfiner. Il n'y aura de choix que de tout refermer, parce que le seul moyen reste la prévention », soutient le Chef du service des maladies infectieuses au CHU Ibn Rochd de Casablanca.
« Reconfiner Casablanca me paraît de plus en plus probable au vu de l'évolution des cas. Maintenant, tout dépendra de ce qui va se passer dans les jours à venir. Ce sera vraiment malheureux qu'on en arrive là encore, parce qu'un tel scénario n'est dans l'intérêt de personne au plan économique », confie-t-il également. Même son de cloche du côté de l'Economiste El Mehdi Fakir, qui estime aussi que les autorités n'auront de choix que de reconfiner. « Il faut constater que les priorités de l'Etat sont très claires. Il s'agit de préserver la sécurité sanitaire des citoyens. Donc, je pense que l'Etat va certainement prendre les décisions qui s'imposeront au moment opportun. L'économie est reléguée au second plan par la force des choses. L'Etat marocain ne va pas faire les erreurs qui ont déjà ont été commises par d'autres Etats tels que l'Italie, la France et l'Espagne, qui avaient ouvert leurs frontières à un moment donné pour le tourisme et recevaient des étrangers alors que tous les indices montraient que les cas augmentaient. Je pense que dès que l'Etat marocain aura des éléments qui montreront que la situation n'est pas maîtrisable sur le plan de la contamination et du nombre de cas critiques, il y aura une décision de reconfinement sur la base de ce que recommandera la commission scientifique », explique-t-il.
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Il estime que le contraire serait plus dramatique, c'est-à-dire une contamination à grande échelle sans avoir les structures adéquates pour accueillir les malades. « Cela engendrerait probablement des protestations. Un reconfinement serait moins cher économiquement que l'effondrement des structures sanitaires en cas d'aggravation des contaminations », fait remarquer El Mehdi Fakir. Nos deux interlocuteurs appellent surtout les citoyens à la responsabilité et estiment qu'il faudra l'implication de tout le monde pour réussir à sortir de la situation. « Si ça se passe bien, nous allons pouvoir sauver notre économie, mais si ce se passe mal, nous allons tous en supporter les conséquences », prévient El Mehdi Fakir.
« Ça sera le confinement ou la catastrophe sanitaire. Mais, nous n'en sommes pas encore là et nous pouvons encore éviter cela en prenant nos responsabilités en tant que citoyen en respectant les mesures de précaution. Et peut-être que cette fois-ci l'Etat n'aura pas les moyens de fournir les efforts financiers qu'il avait pu faire pendant le premier confinement. Malheureusement, nous avons perdu tout le bénéfice de tous les efforts qui ont été faits ces derniers mois pour maîtriser l'évolution de la pandémie. L'importante augmentation des cas de contamination et de décès, ces dernières semaines, montre bien cela », conclut Kamal Marhoum El Filali.


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