En plein hiver, les Sahraouis des camps de Tindouf confrontés à une pénurie d'eau    Espagne : Air Europa lance une nouvelle liaison estivale vers Tanger    Etats-Unis : Malgré la protection, expulsion d'une femme ayant fui le Maroc en raison de son homosexualité    ORION 26 : La FREMM Mohammed VI participe à la manœuvre de préparation    La FIFA soutient le programme de formation des talents de la FRMF    FIFA praises Moroccan youth football program as a model for Africa    Le Maroc parmi les meilleurs endroits pour observer l'éclipse solaire totale de 2027    Italie : Un Marocain désigné principal suspect dans la décapitation d'une Allemande    Guerlain dévoile Terracotta Golden Dunes, inspiré par le désert du Maroc    Al-Madîna al-Zâhira, la cité disparue dont le mystère se dissipe à Cordoue [Etude]    OM : Nayef Aguerd sous le feu des critiques après la défaite contre Brest    Bourse de Casablanca : clôture en territoire négatif    Belkouch : le Maroc résolument engagé dans la dynamique internationale des DH    ONU : Le Maroc prône un engagement renouvelé pour le multilatéralisme et le désarmement    Albares qualifie la relation Maroc-Espagne, de l'une des "plus solides" au monde    Classes Connectées Dir iddik : Inwi lance un appel national à bénévolat pour accélérer l'inclusion numérique en milieu rural    Sahara marocain : Washington impose son tempo pour une résolution rapide    Lionel Messi blanchi par la MLS après son altercation avec les arbitres    RDC-Burundi: Réouverture de la frontière terrestre    Economie togolaise : l'industrie tire le PIB vers le haut    Excédent d'énergie électrique : l'ANRE fixe le prix de rachat et pose les jalons d'un nouveau marché    Conflit. Le Tchad ferme sa frontière avec le Soudan    DGSN. Hammouchi promeut les quatre fonctionnaires décédés dans un accident de la route près de Sidi-Ifni    Tour du Rwanda 2026 : 90 coureurs au départ    Hicham Arazi : « Nous avons affronté une équipe mieux classée »    FInAB 2026 : Cotonou au rythme des arts et de la création africaine    Revue de presse de ce lundi 23 février 2026    Gérone : Azzedine Ounahi de retour après sa blessure de la CAN 2025    Le PSG prêt à investir 20 millions d'euros pour s'offrir Abdessamad Ezzalzouli    Enquête «Talis 2024» de l'OCDE : la radioscopie poignante du corps enseignant marocain    L'assassinat d'un chef de cartel fait planer une menace sur la Coupe du monde 2026 au Mexique    Tanger-Tétouan-Al Hoceima : le HCP et Al Omrane formalisent leur coopération    Expansion : Bank of Africa Rwanda inaugure son nouveau siège à Kigali    Edito. Capital humain    Les températures attendues ce lundi 23 février 2026    Les températures attendues ce lundi 23 février 2026    Droits de douane américains : quel impact pour le Maroc et les pays en développement ?    L'accord de pêche Maroc-Russie franchit un nouveau pas    Le PJD rejette les propos de l'ambassadeur américain à Jérusalem sur «le grand Israël»    Iran-USA: Trump se demande pourquoi Téhéran n'a pas encore "capitulé"    Sahara : La Suède justifie son appui au plan marocain d'autonomie    Mauritanie : l'armée intercepte deux véhicules et un camion des milices du Polisario    Presse : Réforme du CNP et nouveau modèle de soutien... le gouvernement rebat les cartes    Réorganisation du CNP : l'Exécutif approuve le projet de loi    Prix Cheikh Zayed du Livre : deux écrivains marocains dans la course    Touria Chaoui mise en avant dans «Les Marocains du ciel» sur 2M    « Maroc, Terre de Cultures » : Le Collectif 4.0 lance « Rythmes du Maroc »    Dialogue des cultures : les Nuits du Ramadan célèbrent l'héritage andalou    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Infrastructures de la Coupe du Monde. Comment se négocie l'équilibre entre utilité publique et droits des propriétaires
Publié dans Challenge le 20 - 03 - 2024

Dans le cadre des préparatifs de la Coupe du Monde 2030 qu'il co-organisera avec l'Espagne et le Portugal, le Maroc devra procéder à des expropriations pour permettre la construction d'infrastructures majeures. Un processus encadré par un cadre juridique rigoureux visant à protéger les droits des propriétaires concernés.
Le trio Maroc-Portugal-Espagne vient de dévoiler le logo de sa candidature pour la Coupe du Monde de football 2030. Cette actualité nous rapproche davantage de cet événement qui suscite un engouement mondial. Cependant, l'organisation d'une telle compétition nécessite la construction d'infrastructures majeures, ce qui soulève des questions concernant les expropriations de terrains pour utilité publique.
Lire aussi | Voici le slogan et l'identité visuelle de la candidature maroco-ibérique pour le Mondial 2030
Du développement de la LGV aux stations de dessalement, en passant par la construction de barrages et de nouveaux stades, la construction d'un certain nombre d'infrastructures aura un impact sur des propriétaires fonciers. Pour tous ces projets, l'usage de cette procédure va être nécessaire pour assurer la disponibilité de l'assiette foncière requise. Un processus réglementé mais douloureux pour certains.
Stades, LGV Marrakech-Agadir…
Selon les informations disponibles, les expropriations nécessaires pour le développement de la ligne à grande vitesse (LGV) Marrakech-Agadir ont été autorisées par le gouvernement. Le ministre de l'Equipement et de la logistique, Mohamed Abdeljalil, a obtenu l'autorisation d'effectuer les expropriations nécessaires pour la mise en œuvre du projet. Le décret a été signé par le Chef du Gouvernement, Aziz Akhannouch, en novembre 2023.
Lire aussi | Maroc/Angola: voici la date de la conférence de presse d'avant-match de Walid Regragui
Le tracé de cette LGV sera long d'environ 370 kilomètres. Il est prévu que ce projet soit achevé avant 2030, année durant laquelle le Maroc co-organisera la Coupe du monde de football avec l'Espagne et le Portugal. En mars 2020, un décret autorisant l'expropriation d'un lot de terrain, pour cause d'utilité publique, en vue de construire une gare nouvelle génération, qui sera desservie par les trains LGV, a été publié au bulletin officiel.
A Benslimane, la construction d'un nouveau stade est prévue pour un budget d'investissement d'environ 5 milliards de dirhams sur la période de 2025 à 2028. Un projet d'infrastructure qui nécessite également des expropriations.
Les garde-fous de l'expropriation
Au Maroc, ce processus est strictement encadré par la loi 7-81, comme l'explique Ali Tahiri, ingénieur géomètre topographe : « La procédure suit des étapes définies, de la déclaration d'utilité publique à l'enquête administrative précisant les biens visés ».
Lire aussi | Bank Al-Maghrib maintient son taux directeur à 3%
Il faut dire que le cadre juridique marocain cherche à concilier les nécessités de développement avec la protection des droits individuels des propriétaires impactés, via un processus transparent, des indemnisations justes et de multiples garde-fous.
Déroulement de l'expropriation
La première étape consiste en une déclaration d'utilité publique largement diffusée. S'ensuit une enquête administrative menant à l'acte de cessibilité, désignant formellement les propriétés concernées. « Les propriétaires ont l'opportunité de présenter leurs observations », souligne Tahiri.
Lire aussi | Le trafic aérien en forte croissance dans les aéroports marocains en février 2024
Le cœur du processus réside dans la fixation de l'indemnité d'expropriation, qui doit être juste et préalable. Calculée sur la valeur du bien avant les dépréciations spéculatives, elle vise à compenser intégralement le préjudice subi. « Les propriétaires peuvent demander une révision si l'expropriation partielle dévalorise leur bien restant », explique l'expert. Ils disposent également de voies de recours judiciaires contre les décisions relatives aux indemnités.
Une fois l'indemnité fixée, l'expropriant doit procéder sans délai au paiement, sous peine d'intérêts de retard. En cas d'appel, une caution bancaire des propriétaires sécurise les transactions financières. Soulignons que certains biens, comme les lieux de culte, ne peuvent être expropriés.
Lire aussi | RAM lance trois nouvelles lignes vers Manchester, Naples et Abuja
La loi prévoit aussi des accords amiables et la possibilité de renoncer à l'expropriation à tout moment avant le transfert définitif. Pour les projets hydrauliques urgents, les droits d'eau peuvent être regroupés rapidement, avec une indemnisation sous forme de droits d'usage plutôt que de paiement direct.
Indemnité de plus-value
Lorsque des travaux publics augmentent la valeur d'un terrain de plus de 20%, le propriétaire doit verser la moitié de cette plus-value à la collectivité, tout en conservant un bénéfice net minimum de 20%. « Cette mesure vise une redistribution équitable des bénéfices découlant d'investissements publics », analyse Tahiri.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.