L'ambassadeur de France Christophe Lecourtier annonce son départ du Maroc    Un ex-ministre algérien accuse l'administration Trump d'exercer des pressions sur Alger et le Polisario    Perturbations météo: Suspension des liaisons maritimes entre Tarifa et Tanger ville    Rabat. SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al-Fitr à la mosquée "Ahl Fès" et reçoit les voeux en cette heureuse occasion    Pétrole: Les stocks stratégiques commencent à être mis sur le marché    Espagne: Pedro Sanchez adopte un décret pour le "gel temporaire" des loyers    SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al-Fitr à la mosquée "Ahl Fès" à Rabat et reçoit les voeux en cette heureuse occasion    L'Afrique du Sud apporte son soutien juridique pour le Sénégal après la perte de son titre AFCON    Désintox : Le jury d'appel de la CAF était-il légitime pour juger le dossier Maroc-Sénégal ?    Tanger Med: Mise en échec d'une tentative de trafic de plus de 3,9 tonnes de chira    Alerte météo: Averses orageuses et fortes rafales de vent ce vendredi    Etablissements pionniers : L'ONDH engage 15,8 MDH pour mesurer la conformité à la labellisation    Voici le niveau des pluies enregistrées ces dernières 24 heures    Did Morocco really walk off the pitch during an AFCON 1976 game?    Minor gives birth on the streets in Khenifra after hospital demands payment before care    Mort de Chuck Norris, légende du cinéma d'action    Théâtre : Ouverture des candidatures pour le soutien aux projets culturels et artistiques    CAN 2025 : Hugo Broos valide la décision de la CAF et soutient le Maroc    Ballon d'Or africain : Brahim Diaz pourrait mettre tout le monde d'accord    Revue de presse ce vendredi 20 mars 2026    Les Bourses asiatiques plongent    Mondial 2026 : la FIFA rejette la demande de l'Iran de délocaliser ses matchs    SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al Fitr à la mosquée "Ahl Fès" à Rabat    Bourse : OPCVM et investisseurs marocains dominent les échanges au T4-2025    Le Roi Mohammed VI adresse des cartes de vœux aux Chefs d'État des pays islamiques à l'occasion de l'Aïd Al Fitr    Le temps qu'il fera ce vendredi 20 mars 2026    Guerre en Iran : les États-Unis sans calendrier, l'Europe appelle au moratoire    Le Conseil de la FIFA entérine les dates du prochain Mondial féminin U-17, prévu au Maroc    Algérie : Une ONG marocaine des droits humains condamne la fermeture de «SOS Disparus»    Le Maroc célèbre Aïd Al Fitr vendredi    Aïd Al Fitr : Grâce Royale au profit de 1201 personnes    La fermeture du détroit d'Ormuz : quel impact sur l'économie mondiale et sur le Maroc ?    Le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplira vendredi la prière de l'Aïd Al Fitr à la mosquée "Ahl Fès" à Rabat    Mobilité électrique : Gitex Africa expose les dernières technologies    Fertilizantes: Con la crisis en Oriente Medio, la India aumentará sus importaciones desde Marruecos    «Porte Bagage» triomphe à Bergamo et consacre une nouvelle voix du cinéma marocain    Officiel : Issa Diop convoqué avec les Lions de l'Atlas    Virgin Limited Edition to open new luxury hotel in Marrakech in 2027    AEGIS Ventures accélère sa stratégie au Maroc avec l'intégration de SEKERA    Séisme d'Al Haouz : Aziz Akhannouch accélère la reconstruction    Produits du Sahara : Bruxelles précise le poids réel des exportations vers l'UE    Les Etats-Unis annoncent des mesures visant à faciliter le commerce de pétrole    ONDA: Marrakech-Ménara sacré meilleur aéroport régional d'Afrique    Carte de l'artiste : les demandes déposées jusqu'au 31 décembre 2025 examinées    UNESCO : Medellín, en Colombie, désignée Capitale mondiale du livre 2027    FESMA 2026 : Lomé au cœur des saveurs africaines    Film : Rire, couple et quiproquos au cœur d'une comédie marocaine    Deux générations du gospel nigérian réunies dans un nouveau single    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Cinq groupes bancaires sous la loupe de CDG Capital Research
Publié dans EcoActu le 08 - 11 - 2019

L'Equity Report de CDG Capital table sur une croissance de l'ordre de 3,4% des crédits à fin 2019e, tandis que qu'il révise légèrement à la baisse l'estimation de croissance des dépôts à la clientèle à 0,8% contre 1,8% prévue initialement.
Au final, le taux de transformation pour le secteur bancaire devrait connaitre une légère détérioration. Ce dernier devrait s'établir à 92,9% à fin 2019 contre 90,5% à fin 2018.
Concernant la qualité des actifs, une légère détérioration est prévue, la tendance observée au 1er semestre devant se poursuivre en 2019e. Les créances en souffrances devraient terminer l'année sur une hausse de 6,2%, selon les prévisions de CDG Capital. Par conséquent, le taux contentieux devrait connaitre une légère détérioration à 7,9%, suite à une croissance plus importante des créances en souffrance par rapport à la croissance de l'encours des crédits. Le rapport souligne également que la mise en conformité avec IFRS 9 a modifié la façon dont les banques provisionnent leurs pertes sur crédits, ce qui devrait entraîner une progression du montant des provisions, améliorant davantage le taux de couverture.
Sur le marché africain où les banques marocaines sont largement actives, devrait continuer à offrir un potentiel important. « En effet, les perspectives économiques sont prometteuses globalement, les taux de pénétration restent très bas, les niveaux de rentabilité sont assez élevés et la concurrence dans certains marchés demeure peu développée », souligne le rapport.
Par ailleurs, l'exploration d'autres segments porteurs du marché bancaire (L'immobilier, les infrastructures publiques, et la Fin Tech etc.) et la création de synergies avec les autres acteurs des marchés financiers, offrent des perspectives intéressantes de développement et de croissance à moyen long terme.
Toutefois, dans une région où les spécificités nationales et régionales sont stratégiques dans la construction d'un modèle de développement performant et durable, nos banques marocaines évoluent dans un environnement des affaires encore instable et qui présente un ensemble de risques liés à la concentration des portefeuilles bancaires sur certains secteurs, les nouvelles exigences réglementaires, et la montée en force des opérateurs télécoms dans les services bancaires...
Le rapport fait un focus sur cinq banques. A commencer par le Groupe Attijariwafa bank qui a connu une hausse de 4,9% du RNPG, passant de 2,8 Mrd MAD au S1 2018 à 2,9 Mrd MAD au S1 2019. Cette performance résulte essentiellement de la hausse 19,6% des résultats de la banque au Maroc alors que les résultats enregistrés à l'international ont accusé un repli de 14,7%.
CDG Capital maintient ses prévisions pour le PNB du groupe qui s'inscrit globalement en ligne avec les résultats semestriels. Ainsi, le produit net bancaire du groupe devrait évoluer de 5,3% à 23,6 Mrd MAD au terme de l'année 2019e.
Par ailleurs, nous anticipons une légère hausse du coefficient d'exploitation qui devrait se situer à 48,3%. En effet, le groupe devrait poursuivre son programme d'investissement notamment dans les systèmes informatiques à l'international. Ainsi, le résultat brut d'exploitation devrait s'établir à 12,2 Mrd MAD, en progression de 4,5%.
Au niveau des indicateurs de risque, nous prévoyons une légère amélioration de la qualité des engagements. Ainsi, nous tablons sur un taux des créances en souffrance (créances classées dans le Bucket 3) de 6,5% contre 6,8% à fin 2018. Par ailleurs, CDG Capital prévoit une augmentation du montant global des provisions pour s'établir à 22,3 Mrd MAD. Au final, le résultat net part du groupe devrait afficher une hausse de 4,7% à 5,97 Mrd MAD. Le rapport maintient la recommandation à l'Achat.
Concernant la Banque Centrale Populaire, le rapport révise à la hausse ses estimations pour 2019 à la lecture des résultats semestriels de 2019. Le PNB du groupe a enregistré une augmentation de 4,8% portée par principalement par la bonne tenue du résultat des activités de marché (qui a bénéficié d'une évolution favorable de la courbe des taux et la bonne performance de l'activité change), et dans une moindre mesure par l'impact de l'intégration de BCP Mauritius. « Nous soulignons tout de même que la hausse du PNB a été atténué par la légère baisse de l'activité intermédiation qui a été impacté par un ralentissement de la croissance des crédits et des dépôts combiné à une tendance baissière des taux débiteurs au Maroc et à l'international », lit-on dans le rapport.
Par ailleurs, le coût du risque a affiché une hausse de 10,7% suite à un effet de comparaison défavorable liée à une reprise sur provision enregistrée au S1 2018 au niveau du Mali. Au final, le groupe a connu une progression de 5,5% du RNPG pour s'établir à 1,6 Mrd MAD à fin juin 2019, en intégrant l'impact de 66 MMAD de l'impôt sur la cohésion sociale.
A l'issue de la publication des résultats semestriels, CDG Capital maintient ses prévisions pour le PNB quasiment inchangé à 17,7 Mrd MAD en hausse de 3,8%. Par ailleurs, suite à un effort de maîtrise des charges courant ce 1er semestre, le rapport révise légèrement à la baisse notre prévision pour le coefficient d'exploitation qui devrait s'établir à 51,4% à fin 2019e contre l'estimation initiale de 52,7%. De ce fait, le résultat brut d'exploitation est prévu à 8,58 Mrd MAD à fin 2019e, en hausse de 5,5% par rapport à fin 2018. Au niveau des indicateurs de risque, nous maintenons notre prévision par rapport au coût du risque qui devrait afficher une quasi-stabilité à 3,2 Mrd MAD, selon nos estimations. Au final, le RNPG devrait s'établir à 3,1 Mrd MAD en hausse de 6,3% (hors impact de la prochaine acquisition des participations du groupe BPCE dans 4 banques africaines).
La troisième banque analysée dans ce rapport est BMCE Bank of Africa. Le groupe a renoué avec la hausse des résultats courant ce 1 semestre. En effet, le résultat net part du groupe est passé de 1,13 Mrd MAD au S1 2018 à 1,17 Mrd MAD au S1 2019, soit une hausse de 4,0%. Cette progression s'explique essentiellement par une hausse des revenus qui ont profité de : L'amélioration de la marge d'intérêt qui reflète un dynamisme commercial. Et la bonne performance du résultat des activités de marché qui a bénéficié de la bonne tenue de l'activité change et la baisse des taux. Le coût du risque quant lui a connu une forte progression (+34,4%), atténuant ainsi la hausse des résultats du groupe.
Suite à la publication des résultats semestriels, CDG Capital révise à la hausse les estimations pour l'année 2019e et table désormais sur une de hausse de 5,3% du PNB du groupe à 13,93 Mrd MAD, tenant compte de la bonne performance du résultat des activités de marché réalisé courant le 1er semestre. Pour sa part, le coefficient d'exploitation devrait se situer à 58,1% selon nos estimations. De ce fait, le résultat brut d'exploitation s'établirait à 5,83 Mrd MAD, en hausse de 7,7%. « Nous maintenons notre prévision concernant le coût du risque inchangée. En effet, il devrait enregistrer une quasi stabilité à 1,8 Mrd MAD en 2019e », souligne le rapport.
Au final, le résultat net part du groupe devrait afficher une hausse de 9,5% à 2,0 Mrd MAD. Concernant le renforcement des fonds propres, le groupe a réalisé des augmentations de capital totalisant environ 3,8 Mrd MAD courant l'année 2019 qui proviennent de la reconversion optionnelle des dividendes, de l'appel public à l'épargne et du fond CDC.
Pour BMCI, le rapport note que la banque continue à faire face à un environnement très concurrentiel. En effet, la pression continue sur les PDMs et la baisse de la marge d'intermédiation ont limité la croissance du PNB à seulement 0,3%. Par ailleurs, l'augmentation du coefficient d'exploitation de 0,9 pts à 52,9% (suite à la poursuite de leur programme d'investissement dans le digital essentiellement) a contribué à une baisse de 1,5% du résultat brut d'exploitation. Toutefois, L'amélioration considérable du coût du risque (-12,5%) a permis de contrebalancer cette baisse. Au final, le groupe a enregistré une hausse de 2,2% du RNPG à 352, Mrd MAD, en intégrant l'impact de l'impôt sur la cohésion sociale.
Tenant compte de la publication des résultats semestriels, CDG Capital révise à la baisse ses estimations de PNB et table désormais sur une hausse de 1,1% du PNB contre une progression de 2,2% initialement. Ce changement est dû principalement à une baisse plus importante de la marge d'intérêt.
Pour sa part, le coefficient d'exploitation devrait augmenter à 54,0% en 2019e contre 53,3% à fin 2018. Au niveau des indicateurs de risque, nous tablons sur la poursuite du trend baissier. De ce fait, le coût du risque devrait reculer de 6,6% à 447,5 MMAD. Au final, le RNPG est prévu à 568,4 MMAD à fin 2019e, soit une marge nette de 18,6%.
Concernant Crédit du Maroc, le groupe a enregistré une croissance de 2,2% du PNB, portée par la hausse de ses différentes composantes, reflétant la poursuite du dynamisme commercial et la baisse des taux. Par ailleurs, le rapport note une quasi-stabilié des charges d'exploitation pour s'élever à 601,2 MMAD. Ainsi, le coefficient d'exploitation ressort à 50,3% contre 50,4% au S1 2018. De son côté, le coût du risque s'est amélioré de 11,8% à 143,5 MMAD. Le groupe a bénéficié aussi d'une plus-value de 31,5 MMAD suite à la cession de deux biens immobiliers. Au final, le résultat net part du groupe est passé de 263,4 MMAD à 300,6 MMAD, soit une hausse de 14,1%, tenant compte de l'impact de 18,5 MMAD de la nouvelle cotisation sociale de solidarité.
A l'issue de la publication des résultats semestriels, CDG Capital maintient ses prévisions pour le PNB inchangé à 2,4 Mrd MAD en progression de 3,4%. Par ailleurs, elle table sur une baisse du coefficient d'exploitation à 52,8% en 2019e contre 54,3% en 2018, suite à la non récurrence des éléments exceptionnel enregistrés en 2018 liés au projet de construction de son nouveau siège social. De ce fait, le résultat brut d'exploitation devrait augmenter de 6,8% à 1,1 Mrd MAD. Au niveau des indicateurs de risque, le rapport révise à la baisse les prévisions pour le coût du risque et table désormais sur un repli de 3,6% à 290,6 MMAD contre 338 MMAD initialement.
Par conséquent, le REX devrait afficher une hausse de 10,9% à 834,4 MMAD. Au final, suite à la non récurrence d'éléments exceptionnelles liées à la cession d'une partie du terrain des arènes, le RNPG devrait enregistrer un repli de 5,0% à 559,7 MMAD.
Le rapport passe en revue les principales lignes directrices du marché action pour le secteur bancaire mais également télécoms, ciments, sidérurgie et mines, et consultable ICI


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.