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Relocalisation industrielle : le Maroc ne manque pas d'atouts ?
Publié dans EcoActu le 27 - 07 - 2021


Ecrit par la Rédaction |
La tendance de relocalisation des activités de production au niveau international apparue avec la crise sanitaire questionne sur les opportunités pour la stratégie d'accélération industrielle mise en œuvre au Maroc depuis quelques années. L'industrie étant le secteur où l'enjeu des chaînes de valeurs, de relocalisation intervient amplement.
Outre le renforcement des programmes actuels intéressant notamment l'industrie automobile, l'aéronautique et l'électronique, les projets industriels pourraient selon les analystes du CMC investir de nombreux secteurs d'activité objet de relocalisation ou de substitution aux importations.
Outre son impact sur le potentiel d'offre, de revenus et de demande, l'épisode épidémique a eu de fortes répercussions sur les flux internationaux d'investissement. Les chiffres élaborés par la CNUCED évaluent les flux mondiaux d'investissement étrangers en 2020 à 1000 Milliards de dollars, en baisse de 35 % par rapport à l'exercice précédent. Par groupe de pays, la baisse des flux d'investissements a été particulièrement marquée au niveau des économies développées qui ont subi une chute de 58 % par rapport à l'année 2019 résultant à la fois des opérations de restructurations et des flux financiers intra-entreprises. En revanche, la tendance dans les pays en développement apparaît beaucoup moins prononcée. La baisse des IDE dans ces pays s'est limitée globalement à 8 % au terme de l'exercice écoulé, grâce notamment à la forte résilience des flux à destination de l'Asie.
« Les perspectives de reprise au plan économique qui, selon les dernières projections du FMI, pointent à l'horizon avec un taux de croissance mondial pouvant atteindre 6 % permettent cependant d'envisager un redressement significatif des flux d'investissements internationaux », rappelle le CMC. Dans la reconfiguration économique de l'après pandémie marquée à l'échelon international par des transformations profondes des chaines de valeur mondiale, la reprise attendue des flux d'investissements devrait faire une place plus importante aux projets de relocalisations industrielles.
« Le mouvement de relocalisation amorcé bien avant l'épisode épidémique dans les secteurs d'activité les plus sensibles devrait connaitre une certaine accélération de rythme du fait des perturbations ayant affecté les chaines de valeurs mondiales et de la volonté des pays à sécuriser leur approvisionnement en produits industriels à caractère stratégique, notamment dans les domaines de l'alimentation, la santé et les nouvelles technologies », annoncent les analystes.
Ce mouvement qui marquera l'évolution des flux d'investissements étrangers dans les années à venir bénéficiera en priorité aux pays de la zone de relocalisation disposant d'un avantage avéré en termes d'infrastructures d'accueil, de capacités productives et de potentiel de compétitivité.
Dans la zone de proximité du Maroc que constitue l'espace euro-méditerranéen, la concurrence à l'attractivité bat son plein entre les destinations potentielles des projets de relocalisations envisagés pour l'après-pandémie. De toutes les zones visées par la reconfiguration des chaines de valeurs mondiales dans l'espace euroméditerranéen, les pays de l'Europe centrale et orientale (PECO) qui disposent d'un avantage concurrentiel important dans différents secteurs industriels figurent parmi les régions les mieux placés pour s'inscrire dans la nouvelle dynamique des relocalisations productives et attirer une bonne part des projets d'investissements pouvant être entrepris dans ce cadre.
La raison à cela tient au fait que les pays de l'Europe centrale et orientale remplissent les principales conditions garantissant aux investisseurs des niveaux soutenables d'efficacité et de rentabilité eu égard aux risques encourus. Outre l'avantage de proximité géographique des pays initiateurs des projets de relocalisations qui raccourcit les délais d'approvisionnement, la zone des PECO dispose en premier lieu d'une plateforme industrielle bien implantée, suffisamment développée avec des activités diversifiées et, dans la plupart des cas, bien intégrées au marché européen.
Quid du Maroc ?
Face à la concurrence des PECO, le Maroc qui se situe dans la zone de proximité ne manque pas d'atout. Au Maroc, en terme de flux net, les investissements directs étrangers au Maroc passent de 16,5Mds DH en 2019 à 16,7Mds DH en 2020, soit une légère hausse de 1,2% ou 0,2Md DH.
D'après les analystes du CMC, les progrès enregistrés ces dernières années dans le classement international relatif au climat des affaires améliorent le positionnement du Maroc en tant que destination de plus en plus attractive pour les investissements internationaux.
De même, le développement des infrastructures de connectivité, des transports et des télécommunications a permis de réduire de façon significative les coûts de la logistique nécessaires pour l'intégration des réseaux des chaines de valeur mondiales. S'agissant des coûts des facteurs, la disponibilité d'une main-d'œuvre qualifiée à un coût modéré permet au Maroc de soutenir dans des conditions avantageuses la concurrence avec les pays de l'Europe Centrale et orientale. Il en est de même du système fiscal et de l'ensemble du système incitatif visant le soutien à l'investissement.
Les relations privilégiées du Maroc avec l'union Européenne lui confèrent un statut particulier au plan des relations économiques lui permettant de bien se positionner sur les projets de relocalisations. Cette dimension devra être prise en compte dans le programme de relance envisagé pour les années à venir dans le cadre du Fonds Mohammed VI. Outre la poursuite des programmes d'accélération industrielle intéressant les activités à haute valeur ajoutée, le Fonds pourrait s'impliquer de façon plus forte dans la dynamique de relocalisation appelée à s'intensifier après la crise sanitaire. La sphère d'intervention du Fonds est assez large et peut concerner l'amélioration des infrastructures d'accueil, la formation ou encore la participation au financement. Il s'agit en quelque sorte de multiplier les facteurs d'attractivité face aux destinations concurrentes dans la région.


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