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Santé
Publié dans Finances news le 25 - 11 - 2004

Une troisième grève a failli éclater, cette semaine, dans le secteur de la Santé publique.
Elle a été reportée à la dernière minute suite à un dialogue avec la Primature. En attendant, le dossier fait tâche d’huile.
Rien ne va plus dans le domaine de la santé publique. Le personnel médical et paramédical se sent et se déclare déçu face à ce qu’il estime une ignorance de la part des responsables du ministère de tutelle. En moins d’un mois, une troisième grève a été en effet programmée. Elle devait avoir lieu les 23 et 24 novembre courant. Heureusement pour les citoyens, ce débrayage a été reporté.
Tous les citoyens marocains, voire les visiteurs étrangers, savent que le secteur de la santé au Maroc est «malade». La plupart des structures de la santé sont défaillantes; ce qui nécessite une mise à niveau globale. La situation du corps médical et paramédical se dégrade sur tous les niveaux et cela se répercute sur la qualité même du travail de ce personnel.
Devant cet état de fait, les revendications des médecins et du personnel paramédical s’avèrent légitimes. Ils dénoncent notamment la situation déplorable des hôpitaux, tant au niveau du matériel que des équipements, ainsi que l’état des stocks des médicaments. Les médecins du service public déplorent, en particulier, le «statut des médecins» et notamment «la reconnaissance du doctorat national et l’ajout de deux grades, ce qui permettra de l’aligner à celui de l’enseignement
privé».
Autre revendication : la rémunération des gardes. Les médecins de la santé publique ne sont pas indemnisés quand ils travaillent les week-end ou durant les jours fériés. À cela, s’ajoute le problème de la promotion interne ainsi que celui des mutations. «Nous travaillons loin de nos familles et dans des conditions très dures. Le comble, c’est que le ministère de tutelle refuse le dialogue avec nos représentants syndicaux», s’indigne R. H., médecin généraliste dans un hôpital public de la région de Béni Mellal.
La grève de 48 heures, initialement prévue pour les 23 et 24 novembre, a donc été reportée à la dernière minute. Contacté par Finances News Hebdo, Ali Lotfi, secrétaire général du Syndicat National de la Santé, affilié à la CDT, nous a confirmé le report de cette grève à une date ultérieure. «Il y a eu lieu un dialogue avec les cinq syndicats concernés par ce dossier au sein de la Primature. À l’issue de cette rencontre, nous avons décidé de reporter la grève prévue cette semaine. Il y aura probablement un dialogue avec les responsables du ministère de la Santé, très prochainement», nous affirme Ali Lotfi.
Les gouvernements se succèdent, le statut quo persiste…
«La santé pour tous» est l’un des slogans que les citoyens marocains entendent souvent dans les médias depuis plusieurs années. Il semble pourtant que très peu de Marocains bénéficient d’une couverture sociale leur permettant de subvenir à leurs besoins en matière de santé.
Pourquoi donc cette détérioration ? Les responsables qui se sont succédés à la tête du ministère de la Santé publique naviguaient à vue. Ils géraient un département très sensible sans pouvoir élaborer une stratégie chiffrée, claire et réalisable. Autrement dit, la détérioration du secteur est due, entre autres, à la mauvaise gestion, à la centralisation du pouvoir et au faible taux d’encadrement du personnel.
Depuis l’avènement du gouvernement de l’alternance en 1998, on nous parle du secteur de la santé comme étant une priorité nationale. Les campagnes de vaccination des enfants, auxquelles contribuent des organismes internationaux (USAID, ONU, OMS…) ne doivent pas constituer outre-mesure une fierté pour le ministère de la Santé. C’est du bon travail, mais le défi est énorme…
Le budget alloué au ministère de la Santé publique est dérisoire. La majorité des Marocains ne dispose pas de couverture médicale, les hôpitaux sont sous-équipés et le personnel médical et paramédical est démotivé. Lors de sa déclaration gouvernementale du 21 novembre 2002, le Premier ministre, Driss Jettou, avait promis d’instaurer le principe de régionalisation comme base de restructuration du système de la santé. Trois ans après, on ignore quelles sont les mesures prises pour décentraliser la prise de décision au niveau du ministère. Il avait aussi promis de renforcer la couverture sanitaire par l’accélération de la mise en œuvre de la réforme hospitalière. Enfin, il avait promis de valoriser les ressources humaines, en tant que pivot de toute réforme et de tout changement stratégique.
Ne faut-il donc pas, au moins, ouvrir un dialogue transparent avec les représentants du personnel de la Santé ? Il faut signaler que le plan stratégique 2003-2007, pour lequel une enveloppe de 2,5 milliards de DH a été allouée, ne semble pas apporter beaucoup de concret pour ce personnel.


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