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Omar Bahraoui – Faouzi Chaâbi : La guerre acharnée
Publié dans Finances news le 05 - 02 - 2009

Entre Omar Bahraoui et Faouzi Chaâbi, c’est une confrontation permanente. Aucun des deux ne rate la moindre occasion pour nuire à l’autre.
Tout a commencé lors des élections pour la présidence de la mairie de Rabat en 2003. Entre le clan Bahraoui, député et conseiller communal sous les couleurs du Mouvement populaire, et Faouzi Chaâbi, représentant du PPS soutenu par la Koutla.
Le maire de Rabat est un poste prestigieux et très convoité. La guerre entre les deux clans est acharnée. A l’issue d’un scrutin serré, Bahraoui obtient la présidence du Conseil de la ville, conforté en cela par un léger soutien de la majorité. Depuis, la succession des événements a montré que les deux hommes sont prédestinés à un duel sans merci. Chaâbi accuse Bahraoui de défavoriser l’arrondissement qu’il préside, à savoir le Souissi. «C’est le plus grand arrondissement de Rabat en terme de superficie où il y a des représentations diplomatiques et des administrations publiques mais, qui reste marginalisé dans la politique communale de Bahraoui », a-t-il souvent clamé haut et fort. Dans ses accusations, Chaâbi avance que tous les projets de Ynna Holding à Rabat, notamment au niveau immobilier, rencontrent des difficultés administratives commanditées, voire bloquées par l’équipe Bahraoui. Du côté du maire de Rabat, la réponse est sans équivoque : «L’arrondissement du Souissi a le même traitement que les autres arrondissements et les dossiers en immobilier de Chaâbi sont traités en commission. Outre le Conseil de la ville, il y a la présence des représentants de plusieurs administrations et organismes». Entre les deux hommes, ce n’est pas un conflit politique, mais plutôt un conflit d’intérêts. Ils sont de brillants hommes d’affaires qui ont les moyens de faire du lobbying. Bahraoui a été poursuivi en Justice pour campagne électorale avant terme. Il a été accusé également d’utiliser les moyens de la commune dans cette opération. La Justice a blanchi Bahraoui mais on murmure toujours que, derrière le coup de filet, se cache Chaâbi.
La rivalité entre les deux hommes est portée en plein jour. A maintes reprises, lors des réunions ordinaires ou extraordinaires du Conseil, la situation a failli dégénérer en véritable confrontation directe entre les deux clans. Le bras de fer entre les groupes protagonistes condamnait tous les compromis.
Pour faire passer les grands projets comme le tramway de Rabat ou celui de la vallée du Bouregreg, il fallait l’intervention du ministre ou du secrétaire d’Etat à l’Intérieur, et parfois même des membres proches du Palais pour apaiser les esprits et débloquer la situation.


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