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Commerce extérieur : Le déficit commercial dépasse 60%
Publié dans Finances news le 09 - 07 - 2009

* Le volume des exportations de produits a connu, au cours du premier trimestre, une détérioration importante, soit un recul de 30%.
* Le soulagement de la facture énergétique de 36%, soit 5,7 Mds de DH, résultant de la baisse du prix de l’or noir, s’est traduit par un repli des importations.
Les répercussions de la baisse de la demande mondiale se manifestent de plus en plus sur l’économie nationale. En effet, si la consommation a enregistré une baisse de 5,6% au niveau international, la demande étrangère des produits nationaux a connu, au cours du premier trimestre, une chute libre, soit 30% après une forte croissance à deux chiffres en 2008. «La crise financière internationale et ses impacts sur la conjoncture économique internationale a mis en évidence les handicaps dont souffre l’économie nationale en terme de compétitivité», affirme un économiste qui préfère garder l’anonymat.
Les importations du Maroc n’ont pas échappé, pour leur part, à cette vague de récession de sorte qu’elles ont enregistré un recul de 14%. Les analystes du ministère des Finances expliquent cette baisse par «la dépréciation des cours mondiaux et le recul des consommations intermédiaires incorporées dans les exportations». En contrepartie, le commerce de service national fait preuve d’un potentiel croissant. En fait, il s’est soldé par un excédent de 8 milliards de dirhams au terme du premier trimestre 2009.
Contraction accélérée des exportations
Si les exportations des phosphates et dérivés représentaient 23% du volume global des exportations en 2008, leur niveau s’est limité à 15,8% au cours du premier trimestre de l’année 2009. Cela est dû en grande partie à la baisse de 78,6% des prix des engrais qui contribuent, à hauteur de 58%, à la baisse des ventes totales des phosphates et dérivés. Il est à noter que les cours internationaux de ces produits ont reculé de 42% par rapport à l’exercice précédent. En revanche, les prix des phosphates ont connu récemment une évolution favorable pour le Maroc. Pour preuve, le prix moyen de cette matière a progressé de 70,2% en une année. «En dépit de cette augmentation des prix, les ventes de phosphates à l’étranger ont accusé une baisse de 52% suite à la baisse de la demande mondiale adressée au Maroc depuis le mois de novembre et l’apparition de nouveaux pays exportateurs tels que la Chine», stipule le rapport du ministère des Finances.
Pour leur part, les exportations de biens hors phosphates ont chuté de 24% subissant le tassement de la demande étrangère, en particulier pour les produits alimentaires dont les ventes à l’étranger ont baissé de 7% soit 2,6 milliards de dirhams par rapport à l’exercice antérieur. Il s’agit notamment des produits alimentaires, à titre indicatif : de légumes frais, de fruits frais, de tomates fraîches et d’agrumes…
S’agissant des ventes à l’étranger des biens d’équipement, ils ont enregistré un montant de 3 milliards de dirhams, en baisse de 26%. Ces exportations ont subi la contraction de la demande en provenance des principaux clients: France, Espagne et Italie. Pis encore, les exportations des fils et câbles pour l’électricité, qui représentent plus que la moitié de ces exportation, ont chuté de 44% soit 1,1 milliard de DH.
Le secteur du textile et de la confection, qui représente l’un des principaux piliers de l’économie nationale, soit en terme de création d’emplois ou en matière de productivité, a connu une baisse significative au cours des quatre premiers mois de l’année 2009. La baisse concerne également les exportations des composants électroniques et d’huile de pétrole. D’autre part, les exportations vers les partenaires commerciaux liés au Maroc par des accords de libre-échange connaissent des baisses importantes à l’exception des Emirats Arabes Unis et de la Jordanie.
Les importations de biens et services
La valeur des importations, au cours du premier trimestre, atteint presque 70 Mds de DH. Faut-il le constater, le volume général des importations a enregistré, pour sa part, au cours de cette période une baisse de 14%. «Les acquisitions de marchandises en constituent 84%, elles sont orientées majoritairement vers l’investissement, la production et l’approvisionnement de l’économie en denrées de première nécessité», notent les analystes du ministère des Finances.
Le soulagement de la facture énergétique de 36%, soit 5,7 Mds de DH résultant de la baisse du prix de l’or noir, s’est traduit par un repli des importations. Rappelons que les combustibles ont contribué à hauteur de 46,5% à la baisse des importations. En enregistrant une baisse de 23,3%, les approvisionnements en intrants ont coûté près de 12,2 milliards de DH. Dans le même sillage, les achats de composants électroniques ont reculé de 99% suivis des produits chimiques, du fer, de l’acier et des matières plastiques. Pour leur part, les importations de matières premières transformées dans l’industrie nationale atteignent 2,9 milliards de dirhams, elles sont en baisse de 35%.
En outre, la chute des prix des céréales sur le marché international, principalement le blé qui s’est détérioré de 30%, a provoqué une régression de 26% des importations de produits alimentaires pour s’établir à
6,7 Mds de DH. En contrepartie, les importations de biens d’équipement qui traduisent l’effort d’investissement tant public que privé, ont occasionné une dépense de 16,8 milliards de dirhams, en accroissement de 3,7%. Parallèlement, cette hausse des importations des biens d’équipement s’est traduite par une dynamique financière de sorte que les crédits attribués à l’équipement ont grimpé de plus de 20%. Cependant, les achats de biens de consommation ont poursuivi leur croissance. En effet, les facilités en terme d’octroi des crédits à la consommation ont provoqué une hausse soutenue des acquisitions de voitures, de médicaments et de parties de carrosseries.
Cependant, les Marocains consomment plus qu’ils ne produisent. Pour preuve, le déficit commercial se situait à la fin de l’année précédente à un niveau critique, soit 60%. «Avec la détérioration actuelle du volume des exportations, le creusement du déficit atteindra un niveau sans précédent en 2009», affirme l’économiste. Il note par ailleurs que si la sortie de devises a été toujours compensée par les entrés liées aux transferts des MRE et au tourisme, ces derniers marquent un recul cette année, ce qui menace l’équilibre de la sphère monétaire.


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