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Conjoncture : Révision des indicateurs macroéconomiques
Publié dans Finances news le 30 - 09 - 2009

* Les mesures envisagées pour l’IR occasionnent pour le budget de l’Etat
ex-ante un manque à gagner dépassant 4,5 milliards de dirhams en 2009.
* L’indice global du coût de la vie a grimpé récemment de 3,9%, soit le taux le plus élevé depuis l’année 1995.
L’analyse de développement, réalisée au cours de la période 2003-2007, a mis en avant la résilience avérée de l’économie nationale dans un contexte international perturbé. L’enregistrement des taux de croissance relativement favorables et la maîtrise de la forte volatilité macroéconomique, reflètent en grande partie l’amélioration du processus de diversification de l’économie, en favorisant l’émergence de nouvelles activités, notamment dans le secteur des services. En effet, le poids du secteur tertiaire s’est renforcé de plus en plus pour atteindre environ 60% de la valeur ajoutée globale créée en 2008, contre 50% au début de la décennie. Les réformes sectorielles ont joué un rôle de premier ordre en terme d’assainissement du climat des affaires assurant ainsi un environnement favorable à la dynamique actuelle.
En comparant les performances des exportations nationales à celles mondiales, on constate que l’évolution du profil de l’offre exportable du Maroc, entre 1996 et 2005, n’a pas été suffisamment adaptée aux comportements de la demande mondiale.
Cependant, les produits marocains connaissent une grande difficulté en terme de pénétration des marchés potentiels à forte valeur ajoutée en réalisant un élargissement des réseaux de distribution et de commercialisation.
Les retombées économiques de la réforme fiscale
Selon le dernier rapport de la Direction des études et des prévisions financières, «les mesures envisagées pour l’IR occasionnent pour le budget de l’Etat ex-ante un manque à gagner dépassant 4,5 milliards de dirhams en 2009, soit 0,6% du PIB». En contrepartie, cette réduction induira sur le plan économique une augmentation des revenus disponibles, ce qui engendre à court terme une croissance de la consommation et, partant, de l’activité économique. En matière d’offre, ce choix a pour effet de minimiser le coin social et fiscal. En outre, la baisse du taux marginal de l’IR aurait des retombées positives sur l’offre de travail.
Sachant que l’IR a une influence significative sur le pouvoir d’achat des ménages, la baisse aura un effet direct sur l’augmentation de la demande de main-d’œuvre.
S’agissant de la TVA, l’agriculteur marocain se trouve dans une situation de protection effective puisque le produit agricole final importé devant faire face à une compétitivité du produit local est exonéré. Les études de la Direction des études et des prévisions financières du ministère des Finances et de la Privatisation, ont fait ressortir qu’à cause d’une erreur relative moyenne de près de 20% avec un minimum de 12,4%, en 2002, et un maximum de 30,3% en 2006, les prévisions des recettes de l’impôt sur les sociétés étaient systématiquement sous-estimées en moyenne de 3,2 milliards de dirhams par an.
Ainsi, l’établissement des prévisions pour les années ultérieures devient très difficile suite au problème enregistré pour identifier la part du conjoncturel et celle du structurel dans cette évolution. Par ailleurs, la volatilité de la croissance des recettes de l’IS dépasse de loin celle de l’excédent brut d’exploitation des sociétés.
Nouvel indice des prix à la consommation
L’indice du coût de la vie, tel qu’il est calculé au Maroc, est fondé sur le principe du panier fixe. Ainsi, il s’agit plus d’un indice des prix à la consommation que d’indice du coût de la vie. Pour remédier à la situation, le Haut Commissariat au Plan (HCP) prépare un nouvel indice IPC qui prenne en considération d’autres produits dans le panier de référence des nouvelles pondérations. Dans le même sens, Bank Al-Maghrib a élaboré un indicateur de l’inflation sous-jacente en vue de perfectionner son intervention via une politique monétaire adéquate. Dans ce contexte défavorable, l’indice global du coût de la vie a enregistré une hausse de 3,9%, soit le taux le plus élevé depuis l’année 1995. Cette montée en puissance du taux de l’inflation résulte, en grande partie, de la hausse des produits alimentaires. Les sociétés de crédit à la consommation ont monopolisé 57% de l’encours des crédits à la consommation, contre 63% un an auparavant. Le reste a été accordé par les banques. Finalement, la LOA a joué un rôle de premier ordre en terme de consommation, affirme le rapport de la Direction des études et des prévisions financières. Cependant, les établissements de LOA ont connu une chute de leur chiffre d’affaires à cause des nouvelles dispositions fiscales introduites par la Loi de Finances 2007 renchérissant la taxe sur la valeur ajoutée.


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