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Benhima fait la radioscopie d’une décennie du tourisme
Publié dans Finances news le 21 - 01 - 2010

* Le tourisme marocain est passé par plusieurs phases avant d’être ce qu’il est aujourd’hui.
* D’une plate-forme syndicale des hôteliers, le ministère du Tourisme a réussi sa mutation grâce au soutien de différents départements.
* Même les opérateurs touristiques les plus performants ont pu nouer des alliances avec des opérateurs étrangers.
* Des défis restent tout de même à relever, notamment la formation, l’énergie, la saisonnalité des stations balnéaires…
Assises du tourisme ou congrès, Driss Benhima, le PDG de Royal Air Maroc, ne manque aucune occasion pour mettre en garde sur le danger que court la compagnie nationale à cause de l’Open Sky et l’arrivée massive de compagnies low cost au Maroc.
Lors du deuxième congrès des métiers du tourisme, Driss Benhima est intervenu en sa qualité de grand témoin de l’édition pour faire un peu le bilan de cette décennie touristique depuis 2001, année de la signature de l’accord-cadre, plus connu sous l’appellation Vision 2010, jusqu’à son aboutissement. «Nous sortons d’une période exceptionnelle de 2000 jusqu’à présent, et là, nous sommes dans la crise à cause de facteurs conjoncturels exogènes. Mais il faut savoir que quand cette crise finira, les acteurs n’en sortiront pas comme nous les avions connus ni même la clientèle. Et nous allons vivre une nouvelle partie avec de nouvelles règles du jeu», a annoncé Driss Benhima.
Pour le PDG de la RAM, ce qui a marqué le succès de ces dernières années c’est tout d’abord une politique touristique avec des orientations très claires au sommet de l’Etat. La gouvernance qui a été mise en place a donné ses fruits. Mais Benhima a tenu à rappeler que le concept du tourisme est transversal, qu’il touche toutes les administrations et que le ministère du Tourisme n’aurait pas pu y arriver seul s’il n’y avait pas eu le soutien de la Douane, des autorités locales, du ministère des Finances, de la fiscalité …
«Le succès a été au rendez-vous. Les acteurs ont changé durant cette dernière décennie. On trouve plus d’acteurs internationaux qui sont largement distribués et qui ont su nouer des alliances avec des opérateurs nationaux, notamment les hôteliers les plus performants. Chose qui a contribué au succès du tourisme dans notre pays», a ajouté Benhima qui a également cité un important changement dans le mode de gouvernance du ministère de tutelle lui-même. Il servait jadis, toujours selon les propos du PDG de Royal Air Maroc, de support syndical à une assemblée d’hôteliers indépendants trop petits et très mal distribués au point que le ministère aurait plutôt mérité d’être appelé ministère de l’hôtellerie et non du tourisme.
S’adressant au nouveau ministre du tourisme, Driss Benhima lui a expliqué qu’il arrive dans un contexte où les opérateurs ne sont pas en pleine forme mais au moins sereins. Ainsi, malgré la crise, il n’y a pas eu de « panic management » au Maroc, pas d’affolement ni cette spirale de descente des prix. «On est loin de l’année 94, après les évènements de Marrakech, où un hôtel 5 étoiles à Agadir était accessible à 150 DH en demi-pension», a poursuivi le parton de la compagnie nationale.
L’une des leçons retenues parmi tant d’autres par les professionnels du tourisme est qu’il ne sert à rien d’avoir des hôtels de marbre s’il n’y a pas un bon service derrière. Puis, il y a une défaillance au niveau des animations à laquelle il faudra parer. «Maintenant on le sait, il faut passer d’une logique d’infrastructures à une logique de qualité de services. Mais on revient de loin parce que le tourisme était même une branche de l’immobilier au Maroc. Je me rappelle de la Sicatel, le ministre est trop jeune pour s’en souvenir. C’était une sorte de comité ministériel d’aménagement touristique du littoral. Elle a passé 20 ans à accorder des avantages fiscaux dont on ne peut pas rêver aujourd’hui, même pour certains projets comme le Rio à Casablanca et on voit ce qu’ils sont devenus aujourd’hui», a déploré Driss Benhima en regrettant que tant d’avantages avaient été accordés à des projets qui étaient davantage d’ordre immobilier que touristique.
Driss Benhima a soutenu qu’il y a encore des gens qui se servent du tourisme pour des projets immobiliers ; mais il a nuancé son propos en précisant que la providence fait qu’aujourd’hui, avec le retour du marché de l’immobilier notamment à Marrakech, ceux qui ont fait plus d’immobilier que d’hôtelier en paieront un lourd tribut.
«Mais d’une manière générale, les acteurs sont forts et gardent le moral et j’espère qu’en 2010 on ne connaîtra pas ce qu’on avait connu dans les années 90, c’est-à-dire une spirale catastrophique des prix», a ajouté Benhima.
Sur le volet de la promotion, le grand témoin de cette décennie a précisé que le budget a été multiplié par 10, passant à 800 millions de DH. La création des CRT comme institutions locales a apporté un plus à la promotion du tourisme régional, mais il faut réfléchir au cadre institutionnel des CRT pour en améliorer le fonctionnement.
Plusieurs points ont été par la suite abordés par Driss Benhima, notamment la formation qui reste un boulet pour les secteurs, étant donné que les besoins dépassent largement les capacités existantes.
Bien évidemment, Benhima ne prétend pas détenir toutes les données sur le développement du tourisme puisqu’il a appelé à faire une analyse post-bataille du développement touristique de la ville de Marrakech.
Si les affaires du tourisme fleurissent et que la crise semble passagère, Benhima a souligné que la situation critique de la RAM n’est pas uniquement due à la crise économique qu’a connue le monde.
Pour Benhima, des défis sont à anticiper pour qu’à l’horizon 2020, le tourisme puisse connaître le même succès. Cela passe par le développement durable et le respect de l’environnement. «Il faut s’attendre à une énergie plus chère, donc, il faut anticiper cela», a souligné Benhima qui a appelé à trouver une solution pour que les stations balnéaires ne soient pas uniquement saisonnières.
Au final, il a souhaité une meilleure coordination entre les différents opérateurs du secteur et les différents départements ministériels, le tout piloté par un leadership très fort du ministère du Tourisme, soutenu transversalement par l’ensemble du gouvernement.


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