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Provinces du Sud : L’exemple type d’une régionalisation réussie
Publié dans Finances news le 22 - 04 - 2010

* Dès 1984, le niveau de vie avait plus que doublé dans les provinces du Sud, et la pauvreté est passée de 29,4%, soit le taux le plus élevé du Maroc, à 9,8% qui est le plus bas du pays.
* Sur le plan économique, la part de ces régions dans la création de richesses s’élève, depuis 2004, à 4% de la production nationale.
La présentation du rapport sur le développement humain dans les provinces du Sud du Royaume, dans les locaux de la CDG par son auteur, intervient à point nommé avec le lancement de l’énorme chantier qu’est la régionalisation.
Emmanuel Dierckx Casterlé, économiste et ancien représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement, auteur dudit rapport, a mis en exergue les prouesses réalisées par les provinces du Sud en matière de développement humain.
Il rappelle qu’il y a 30 ans, il n’y avait quasiment rien dans ces régions. Ceci pour dire que grâce à une forte volonté essentiellement politique, elles se développent plus que le reste du Maroc. «Ce qui m’a beaucoup intrigué, c’est que depuis 1985 les provinces du Sud se sont mises à se développer d’une manière phénoménale», annonce-t-il. Aussi, si la dichotomie entre le milieu rural et celui urbain est très accentuée dans les autres villes du Royaume, il n’en est pas de même pour le Sud où même le rural a pu se développer. Le travail de recherche élaboré par E. Casterlé a permis d’établir l’indicateur de développement humain dans les provinces du Sud à 0,729 en 2006. « Ce chiffre témoigne d’une dynamique qui, si elle se poursuit, devrait permettre aux provinces du Sud de se hisser à moyen terme au niveau considéré par le PNUD comme celui d’un développement humain élevé», s’empresse-t-il d’ajouter. A noter par ailleurs que ce chiffre témoigne du chemin parcouru depuis la réintégration au Maroc en 1975 des provinces du Sud. A ce moment-là, près de 50% de la population du Sahara vivaient en dessous du seuil de pauvreté. L’analphabétisme était quasi généralisé et l’indicateur de développement humain dans cette zone était de 0,408, largement inférieur à celui affiché durant cette période par le reste du pays.
A partir de 1984, le niveau de vie avait plus que doublé dans les provinces du Sud, et la pauvreté est passée de 29,4%, soit le taux le plus élevé du Maroc, à 9,8%, qui est le plus bas du pays.
Ces régions ont également connu un flux migratoire des plus importants. La particularité de la croissance de leur population est qu’elle s’inscrit à la fois dans la logique de transition démographique observée à l’échelle nationale et dans celle d’un espace d’accueil de populations désireuses de profiter des opportunités d’emploi et d’activité ainsi que des équipements, infrastructures et services sociaux rendus disponibles par l’Etat dans ces provinces.
Si on prend l’exemple de la région de Oued Ed Dahab Lagouira, cette dernière a accueilli l’équivalent de 20,5% de sa population. Cette proportion a été de 14,9% pour Laâyoune-Boujdour-Sakia-El hamra et de 9,1% pour Guelmim-Es Semara. Ceci améliora l’urbanisation dans les régions du Sud dont le taux a atteint 71,5% en 2004 contre 68,4% en 1994. A l’échelle nationale, ce taux est passé au cours de la même période de 51,5% à 55,1%.
Dix ans après leur réintégration, en 1985, les provinces sahariennes présentaient un profil démographique qui s’écartait encore de celui du reste du pays sur plusieurs plans. Les structures démographiques qui y régnaient à cette époque étaient encore celles d’une population moins développée que le reste du pays, relativement jeune, à moitié urbanisée et où la taille des ménages était relativement grande. Dès le début des années 2000, les indicateurs enregistrés dans les provinces du Sud convergeaient vers ceux observés à l’échelle nationale. «En plus de la baisse conjointe de la mortalité infantile et de la fécondité, l’arrivée de nouvelles populations en âge d’activité économique modifie la structure démographique en faveur de la population économiquement active et contrecarre le vieillissement de la population, représenté par le moindre nombre relatif des personnes à l’âge de la retraite», apprend-on dans ledit rapport.
Sur le plan économique, la part de ces régions dans la création de richesses s’élève depuis 2004 à 4% de la production nationale. Au niveau de l’emploi, cette part s’élève sur la période 2000-2006 à plus de 6% du nombre total d’emplois créés au Maroc. Ces deux chiffres sont à rapprocher des 2,7% que représente la population des provinces du Sud par rapport à la population du pays en 2004.
Le développement économique n’est en fait que le résultat d’un volontarisme politique assez particulier.
Reste que le développement économique de ces provinces pourrait se défaire si rien n’y est fait. «Le maintien du développement des provinces du Sud peut s’affaiblir si les pouvoirs publics n’anticipent pas la pression que les évolutions démographiques pourraient avoir sur l’habitat, l’éducation, la sant酻, conclut l’auteur du rapport.
Il considère à ce titre que les provinces du Sud constituent un exemple à suivre et que le concept du développement régional doit être basé sur une vision humaniste. Et donc pour réussir cet énorme chantier qu’est la régionalisation, il suffit d’avoir une politique aussi volontariste que celle du Sud.
Ceci étant, des questions restent cependant posées : comment pourrait-on préserver l’authenticité de ces régions qui demeure leur principal atout ? Comment devrait-on agir pour que l’atterrissage de ces régions se fasse en douceur ? Et comment les pouvoirs publies doivent-ils anticiper pour que les flux migratoires vers ces régions ne défassent pas tout ce qui a été construit ?…


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