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Produits alimentaires de base : Ce que le Maroc va importer cette saison
Publié dans Finances news le 10 - 06 - 2010

* Malgré une campagne agricole satisfaisante, les importations de blé vont se situer entre 4 et 4,5 millions de tonnes.
* A l’approche du Ramadan, d’autres produits fortement sollicités, comme le lait, le beurre ou les féculents, connaissent un fort intérêt des importateurs.
La facture alimentaire représente un segment important des importations du Maroc. Malgré une campagne agricole encourageante dont les résultats prévisionnels dépassent largement la moyenne nationale, le pays est contraint d’assurer une bonne partie de ses besoins alimentaires de l’étranger.
Selon les estimations des experts en matière de céréales et de légumineuses, le Maroc devrait importer entre 4 et 4,5 millions de tonnes de blé. Ce contingentement composé essentiellement de blé tendre, serait destiné exclusivement aux minotiers pour répondre à la qualité de l’écrasement. Le ministère de l’Agriculture a déjà annoncé un droit de douane de 135% sur les importations de blé pour protéger le produit local, contrairement à l’année dernière où la période décrétée avait été fixée jusqu’au 31 décembre. Pour cette année, aucune date limite n’a été encore arrêtée car il faut avoir plus de visibilité et connaître le volume de récolte et des stocks disponibles avant de décider.
Le département de tutelle se montre très prudent ; d’un côté, il veut protéger aux maximum le produit local mais, de l’autre, il ne veut pas connaître le même scénario de la saison 2006/2007 où les importations n’ont commencé qu’après que le blé avait atteint un niveau record dans les marchés internationaux.
Pour cette année, les professionnels restent plutôt confiants. «Les prix pratiqués dans les marchés mondiaux de céréales sont stables. Les grands producteurs comme les Etats-Unis, le Canada, la Russie ou l’Europe ont réalisé une bonne campagne. Par ailleurs, les principaux importateurs de blé comme le Maroc, l’Algérie ou l’Egypte ont revu à la baisse leurs besoins», explique un opérateur de la place.
Pour rappel, les ALE que le Maroc a conclus avec l’UE ou les Etats-Unis prévoient des contingentements selon les résultats de la campagne agricole. «C’est la qualité du blé et son coût qui déterminent en gros l’origine des importations», souligne un autre importateur de blé.
Malgré les performances de l’agriculture marocaine comme la saison passée où les récoltes avaient dépassé les 100 millions de quintaux, le Maroc n’arrive toujours pas à satisfaire totalement ses besoins. Durant cette saison, il a importé plus de 3 millions de tonnes de blé de l’étranger pour une valeur dépassant les 3 milliards de DH.
Outre le blé, le pays importe la quasi-totalité de ses besoins en maïs. La production locale ne couvre que moins d’un mois jusqu’à un mois et demi de consommation. Le Maroc importe, en moyenne annuelle, 2 millions de tonnes pour une valeur de 3,5 milliards de DH commandées en grande partie par les provendiers pour la fabrication d’aliment de bétail, alors que les besoins connaissent une croissance régulière qui varie entre 3 et 5.
Le sucre est un autre produit de base importé puisque la production locale n’arrive à satisfaire que 45% des besoins. Le pays importe entre 650.000 à 700.000 tonnes de sucre brut qui est raffiné dans les usines locales. Suite aux récentes inondations dans le Gharb, plusieurs milliers d’hectares de canne à sucre ont été endommagés, augmentant de ce fait les besoins en importations du Groupe Cosumar, l’opérateur qui a le monopole de fabrication de cette denrée.
Mais bien que la canne ne représente que 30% du sucre fabriqué localement, il faut dire que la betterave, qui en représente 70%, ne peut compenser les pertes. Les prix du sucre à l’international connaissent des hauts et des bas. A l’instar de la flambée des matières premières, les prix du sucre ont connu une forte envolée en 2008 et au début de 2009 à cause d’un rendement défavorable dans les principaux pays producteurs et aussi de l’effet de la spéculation.
L’huile végétale brute et les oléagineux sont également importés puisque la production locale n’arrive à satisfaire que 10 à 15% des besoins. Ces produits servent au raffinage pour la production de l’huile de table ou pour la fabrication d’aliment de bétail.
A l’approche du mois de Ramadan, plusieurs produits alimentaires sont fortement demandés. Il s’agit du lait pour lequel les importations varient entre 15.000 et 30.000 tonnes selon la saison agricole et aussi selon la coïncidence ou non du mois sacré avec la période de lactation. Pour cette année, le Ramadan commencera à partir de la deuxième semaine d’août et se terminera avant la mi-septembre, une période connue pour son faible rendement en matière de production laitière.
L’autre produit très demandé à l’approche du Ramadan est le beurre dont les prix à la consommation ont connu une forte flambée ces dernières années et bien que les cours pratiqués à l’international ont connu une nette baisse. Le ministère des Affaires générales a diligenté une enquête soupçonnant un accord tacite entre les importateurs de beurre pour maintenir un monopole de fait.


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