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L'accès à l'avortement demeure très inégal dans le monde
Publié dans H24 Info le 30 - 12 - 2020

Les législations sur l'avortement varient fortement dans le monde, avec d'importantes restrictions dans certains pays, l'Argentine étant devenue mercredi une des rares nations latino-américaines à autoriser l'IVG.

– Interdiction totale
Le Salvador a adopté en 1998 une législation draconienne qui interdit l'interruption de grossesse en toutes circonstances, même en cas de risque pour la vie de la mère. L'avortement est passible de deux à huit ans de prison. Mais au-delà de 22 semaines de grossesse, la perte d'un bébé peut être considérée comme un « homicide aggravé »passible de 30 à 50 ans de réclusion. D'après des ONG, une vingtaine de femmes sont détenues au Salvador en raison de cette loi.
Malte, où le catholicisme est religion d'Etat, est le seul pays de l'Union européenne prohibant totalement l'interruption volontaire de grossesse (IVG). La peine encourue va de 18 mois à trois ans de prison.
Dans le reste du monde, l'IVG est interdite dans une quinzaine de pays: Congo, Djibouti, Egypte, Guinée-Bissau, Madagascar, République démocratique du Congo, Sénégal en Afrique; Honduras, Nicaragua, Surinam, Haïti et République dominicaine en Amérique; Philippines et Laos en Asie; Palaos en Océanie.

– Accès restreint
Dans de nombreux pays, l'avortement est soumis à des conditions extrêmement restrictives.
Ainsi, l'IVG est accessible uniquement en cas de danger pour la vie de la mère dans des pays comme la Côte d'Ivoire, la Libye, l'Ouganda, le Soudan du Sud, l'Irak, le Liban, la Syrie, l'Afghanistan, le Yémen, le Bangladesh, la Birmanie, le Sri Lanka, le Guatemala, le Paraguay ou encore le Venezuela.
Au Brésil, l'accès à l'IVG est également très limité, en cas de viol, risque pour la mère ou grave malformation du fœtus.
En 2017, le Chili a mis fin à près de 30 ans d'interdiction totale de l'IVG, désormais autorisée en cas de risque pour la vie de la mère, viol et non-viabilité du fœtus.
En Pologne, le Tribunal constitutionnel a restreint par une décision du 22 octobre le droit à l'IVG. Cet arrêt aboutit à l'interdiction des avortements même en cas de malformation grave du foetus. L'avortement n'est permis qu'en cas de viol, d'inceste ou lorsque la vie de la mère est en danger.

– Droit parfois récent et sous pression
Ce sont globalement les femmes d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Océanie qui bénéficient des législations les plus libérales, acquises parfois très récemment.
En Argentine, le texte autorisant l'IVG jusqu'à 14 semaines de grossesse a été adopté mercredi par le Congrès. Jusqu'ici, l'avortement n'était permis qu'en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère, selon une loi de 1921. Une précédente tentative de légalisation avait été repoussée en 2018 par les sénateurs.
La Nouvelle-Zélande n'a dépénalisé qu'en mars 2020 l'avortement, qui était jusque-là passible de 14 ans d'emprisonnement – une peine théorique qui n'était pas appliquée.
En Australie, l'Etat du Queensland a légalisé l'avortement en octobre 2018 et seule la Nouvelle-Galles du Sud, Etat le plus peuplé du pays, continue à proscrire l'IVG.
En Corée du Sud, la plus haute juridiction du pays a ordonné en avril 2019 la levée de l'interdiction de l'avortement, jugée anticonstitutionnelle, et demandé une évolution de la législation très restrictive (IVG possible en cas de viol, d'inceste ou de menace pour la santé de la mère). Le gouvernement a présenté début octobre un projet de loi autorisant l'avortement jusqu'à 14 semaines de grossesse, qui provoque la colère des anti-avortement et ne satisfait pas non plus les partisans de l'IVG.
En Irlande, l'avortement n'est légal que depuis septembre 2018, à la suite d'un référendum historique abrogeant l'interdiction constitutionnelle de l'IVG dans ce pays catholique. Il a également été libéralisé en octobre 2019 en Irlande du Nord, seule partie du Royaume-Uni où il restait interdit.
Aux Etats-Unis, où l'avortement a été autorisé par un arrêt de la Cour suprême en 1973, le débat a été relancé lors de la campagne présidentielle. Le président élu démocrate Joe Biden a promis de pérenniser le droit à l'IVG en poussant le Congrès à l'inscrire dans la loi.
Mais les défenseurs de l'avortement craignent un retour en arrière de la Cour suprême, après notamment la nomination par Donald Trump de la magistrate conservatrice Amy Coney Barrett, fervente catholique et opposée à l'avortement.
En France, les députés ont adopté en première lecture, début octobre, l'allongement du délai légal d'accès à l'IVG de 12 à 14 semaines de grossesse (16 semaines d'aménorrhée). Ce texte devrait être examiné à partir du 20 janvier par le Sénat.


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