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PJD : La visite en Israël qui fâche
Publié dans Hespress le 07 - 02 - 2021

Il ne semble pas que le Parti de la justice et du développement (PJD) ait pu surmonter son angoisse existentielle due à la «normalisation du Maroc avec Israël». Fort même, est de constater, que les séquelles sont toujours là et que l'écart du différend entre les bases du parti et sa direction s'en est que plus creusé, surtout avec l'éventuelle visite en Israël d'une éminence membre du Secrétariat général, Aziz Rabbah en l'occurrence.
Bien qu'il porte pour ce faire, la casquette d'émissaire du Royaume en sa qualité officielle de ministre, et non de partisan PJDiste, le débat à l'interne dont le parti est témoin est houleux tant il est passionné. Voilà pour ce qui est de la température au sein du parti majoritaire. Qu'à cela ne tienne ! Malgré les divergences de cette situation qui mine de rien »minent » l'ambiance chez les Frères, le PJD ou plutôt les dirigeants et sentinelles de la bien-pensance islamiste, ont préféré contourner ce désamour en bottant en touche et zapper le « désaccord ». Pour cela ils ont mis en avant les échéances électorales sur lesquelles les Frères misent plus que jamais, pour mieux asseoir leur autorité. Mais, et la base, et certains dirigeants frondeurs , réclament avec force un débat interne et surtout à réfléchir l'horizon du fonctionnement du parti, notamment à la lumière des évolutions récentes.
Aussi les appels au sein du parti appelant à une « véritable évaluation » de l'expérience de dix ans de contribution au gouvernement y compris celle de la fonction de Chef de gouvernement, de député et dirigeant des groupes... afin de savoir où en est le parti, et quelle est sa feuille de route est de plus en plus d'actualité au parti des Benkirane, El Otmani, Ramid, Rabbah et consorts. Hassan Hamourou, membre du Conseil national du parti, a d'ailleurs, vivement critiqué le discours du secrétariat général du parti, sur la possibilité que Aziz Rebbah puisse se rendre en Israël en sa qualité officielle de ministre, et a déclaré que « cette qualité n'a été acquise que grâce au parti, qui a théoriquement et légalement le droit de la lui retirer, ou du moins son adhésion au Parti. La direction politique du parti, ainsi que le fait que les votes des citoyens ayant été un facteur important dans l'acquisition de ce statut ».
Hamourou a ajouté: « Dans les désaccords majeurs, aucun membre du parti n'a d'autre choix que de s'en tenir à ce qui est émis par ses institutions décisionnelles, et le Conseil national de janvier 2021 a bel et bien mentionné la position de principe du parti sur la normalisation. Le dernier point de sa déclaration finale a dessiné un feuille de route pour l'avenir du parti, et Aziz Rabbah, et tous les membres du parti se doivent de le comprendre ».
L'analyste politique et chercheur en relations internationales, Elias Moussaoui sollicité par Hespress, part quant à lui, de l'axiome qui au passage est fondamental, que la prise de décision en matière de politique étrangère du Maroc est l'une des décisions qui sont inscrites dans « l'espace réservé à l'institution royale », ajoutant que « la légitimité religieuse de la monarchie est considérée comme constante dans les affaires étrangères du Maroc politique. En particulier en ce qui concerne les questions qui tendent à appartenir à une affiliation religieuse ».
L'analyste a poursuivi « Au niveau du cadrage de la Constitution, on constate que le texte constitutionnel de juillet 2011 a donné une position avancée à l'institution royale dans l'élaboration de la politique générale du pays. Le roi est le chef de l'Etat et son représentant suprême et le symbole de l'unité de la nation, et il veille au respect des engagements internationaux du Royaume conformément à l'article 42 de la Constitution ».
Moussaoui a expliqué, que « selon l'article 49, les questions liées à la politique étrangère relèvent des orientations stratégiques de la politique de l'Etat, qui prend ses décisions au sein du Conseil ministériel dirigé par le roi ( Article 48 de la Constitution) ». Il a ajouté que « toutes ces questions et d'autres ont mis les ministres du PJD dans une position juridique faible, en vertu des rôles auxiliaires et administratifs de l'appareil gouvernemental au niveau de la prise de décision étrangère du Royaume du Maroc ». Et d'étayer, « L'ensemble de l'appareil gouvernemental, y compris les ministres du parti islamique, n'a aucune marge de manœuvre sur le véritable décideur, qui est le roi ».
Le chercheur a souligné que « toutes les productions médiatiques de certains dirigeants du PJD ne sont rien d'autre, que des explosifs médiatiques, visant à diriger de faux analgésiques vers leur base publique, qui a conclu un contrat avec eux sur la base de la défense des sainteté islamiques et dont la Cause palestinienne est à l'avant-garde ».
Moussaoui a attiré l'attention sur le fait que « le gouvernement marocain reste au niveau de la politique étrangère en tant qu'appareil de gestion et non comme appareil de reportage, tant que la source de pouvoir n'y réside pas mais y est réfléchie, par une autorité supérieure, qui est l'autorité royale, et les ministres du PJD comme les autres du reste, sont tenus de se conformer à tout ce qui est émis par l'institution royale ».


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