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L'Opposition dresse un bilan sombre de la performance gouvernementale
Publié dans Hespress le 08 - 02 - 2024

Enseignement supérieur, éducation nationale, stress hydrique... Les partis de l'Opposition ont vivement critiqué les actions et mesures « inadéquates et insuffisantes » prises par l'Exécutif vis-à-vis de la gestion de bon nombre de dossiers cruciaux, estimant que le gouvernement doit déposer sa démission.
A l'issue de la première session de l'année législative 2023-2024, les quatre groupes parlementaire de l'opposition à la Chambre des représentants, notamment le Mouvement Populaire (MP), le parti du Progrès et du Socialisme (PPS), l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) et le parti de la Justice et du Développement (PJD), ont organisé, jeudi, une conférence de presse. L'objectif étant de présenter le bilan des travaux parlementaires réalisés au cours de cette session.
© Mounir Mehimdate
L'opposition a saisi cette occasion pour affirmer que ce qui a principalement marqué l'action gouvernementale après la moitié de son mandat est le blocage de la Constitution et la marginalisation du travail parlementaire. Selon ces partis, le gouvernement a transformé l'institution législative en une annexe subordonnée et n'a pas respecté les engagements présentés dans le programme gouvernemental.
En ce sens, Abderrahim Chahid, président du groupe parlementaire de l'USFP à la Chambre des représentants, a déploré cette situation en soulignant que le Parlement est l'institution principale chargée de protéger et de respecter la Constitution, ainsi que de redonner de l'importance au travail politique et de restaurer la confiance en celui-ci.
Le député a également mis en lumière plusieurs manifestations de ce « blocage et de cette marginalisation ». Il a mentionné que l'institution législative n'a pas abordé les questions importantes pour les citoyens, et que le chef du gouvernement ne s'est présenté au Parlement que 11 fois sur les 20 prévues.
© Mounir Mehimdate
Parmi les questions restées sans réponse, Chahid a cité la hausse des prix alors que le coût du carburant était à son apogée, les problèmes liés aux médias et au Conseil national de la presse, ainsi que le dysfonctionnement des tribunaux pendant le conflit entre les avocats et le gouvernement.
En ce qui concerne le volet législatif, le député a souligné le manque de réactivité du gouvernement aux propositions, n'ayant réagi qu'à trois propositions partielles, ce qui, selon lui, constitue une menace pour la sécurité législative.
Quant à l'évaluation de l'action gouvernementale, Rachid Hamouni, président du groupe parlementaire du PPS à la Chambre des représentants, a mis en avant l'engagement gouvernemental en faveur de la santé, de l'emploi et du soutien social.
Néanmoins, poursuit-il, les données actuelles révèlent une hausse du chômage, suscitant ainsi des interrogations sur l'efficacité des mesures gouvernementales, qui semblent ne pas se traduire par des avancées en termes de développement, de création d'emplois ou dans d'autres domaines.
© Mounir Mehimdate
Hamouni a vivement critiqué le manque de prise en compte des rapports institutionnels, notamment celui du Conseil de la concurrence qui a pointé du doigt certaines pratiques des compagnies pétrolières. Selon le député, le gouvernement n'a pas entrepris les actions nécessaires pour réprimer les complicités persistantes, que ce soit dans le domaine de l'assurance ou dans sa gestion déficiente de plusieurs dossiers, dont celui de l'eau.
Pour sa part, Abdellah Bouanou, président du groupe parlementaire du PJD à la Chambre des représentants a caractérisé la période sous le gouvernement Akhannouch par une « dégradation de la politique, une perte de confiance dans les institutions et un manque de sérieux », résumant ainsi l'ensemble des enjeux, notamment la crise profonde dans le domaine de l'éducation.
Le député du PJD a notamment insisté sur l'importance de traiter la corruption à partir de la source, en passant par la loi organique de la Chambre des représentants jusqu'au processus de sélection des candidats, pour résoudre les problèmes de fond. Il a noté que la corruption était profondément enracinée au sein des partis majoritaires, confrontés à des accusations devant les tribunaux.
© Mounir Mehimdate
En réponse aux accusations du chef de l'Exécutif sur la responsabilité des gouvernements précédents du PJD dans la crise de l'eau, Bouanou a affirmé que le chef du gouvernement était également responsable du retard des stations de dessalement d'eau de mer à Biougra et Agadir, demandant quelles mesures avaient été prises dans le secteur agricole pour rationaliser la consommation d'eau.
De son côté, Driss Sentissi, président du groupe parlementaire du MP à la Chambre des représentants, a mis en avant, dans une déclaration à Hespress FR, que le gouvernement, à mi-mandat, aurait dû accomplir 50% de son programme, alors qu'il n'a même pas atteint les 25%.
Il exhorte ainsi le gouvernement à ajuster son programme en fonction des données actuelles et de la conjoncture, plutôt que de se référer constamment à l'héritage passé. Il fait savoir que l'opposition a également constaté des décisions incohérentes, telles que la réduction de la durée de formation pour le doctorat en médecine à 6 ans, alors qu'elle était de 7 ans depuis des décennies.
Et d'ajouter: « Actuellement, l'initiative de réduire la durée de formation à 6 ans vise à restreindre les possibilités pour nos jeunes médecins de partir travailler à l'étranger« .
© Mounir Mehimdate
Concernant la situation de l'éducation nationale, Sentissi a fait savoir que malgré la tenue des 26 réunions de dialogue social, aucun résultat concret n'a été obtenu, entraînant une perte de temps significative pour les élèves des différents cycles.
Au niveau de l'interaction gouvernementale avec les partis, en particulier en termes des questions adressées au gouvernement, « je peux vous donner juste quelques chiffres. En 2021, nous avons 23 questions posées en souffrance. En avril 2022, un total de 89 questions en souffrance. En octobre 2022, 22 questions n'ayant pas reçu de réponses. On parle d'une somme de 234 questions en souffrance depuis le début du mandat. Normalement, le gouvernement a 20 jours pour répondre, alors qu'il y a des questions qui attendent depuis 30 mois« , a-t-il dévoilé.


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