Devant le Parlement espagnol, le parti d'extrême droite Vox s'est retrouvé seul contre tous, face aux autres partis représentés après avoir une fois de plus, tenté de faire du chantage sur des questions de souveraineté sur Sebta et Melilla. Le parti populaire (PP) lui a même demandé de faire preuve d'« un peu de sérieux ». Comme à son habitude, le parti d'extrême droite ultra nationaliste n'a pas trouvé d'autre sujet à discuter devant le Parlement que son aversion pour le Maroc. Quand ce n'est pas la migration, c'est Sebta et Melilla qui reviennent encore et toujours dans ses interventions ou sorties médiatiques. Et comme à son habitude, il s'est retrouvé seul à crier au scandale pour un non-sens qui a vite été balayé par les autres partis. Devant le Congrès espagnol, le petit parti d'ultra nationalistes a cherché à arracher au gouvernement en place une promesse de faire reconnaître la souveraineté espagnole sur les présides occupés de Sebta et Melilla. Dans sa tentative mêlée d'espoirs et d'illusions dignes d'amateurs politiques, le parti Vox a cru qu'il était possible d'obliger le Maroc à reconnaître la souveraineté de l'Espagne sur les deux enclaves situées au nord du pays. Dans sa demande de reconnaissance marocaine « explicite et sans réserve », le parti est allé plus loin pour exiger que cette reconnaissance englobe aussi les îles Jaafarines (Chafarinas), les rochers d'Alhoceima (Al Huceimas) et Badis (Vélez de la Gomera) et l'îlot de Thoura (Perejil). Mais cette demande du parti d'extrême droite a récolté les moqueries des autres groupes parlementaires comme le parti social ouvrier (PSOE, au pouvoir), ou encore la droite, le Parti populaire. Tous les groupes parlementaires ont rejeté cette proposition présentée en commission des Affaires étrangères. Le parti Sumar, allié du PSOE de Pedro Sanchez, a reproché à VOX de tenter de créer un « problème artificiel », tandis que le PSOE, a critiqué directement cette tentative de faire du « populisme qui cherche des ennemis partout ». Le PP, qui d'habitude peut avoir des positions hostiles au Maroc, notamment dans la question de la reconnaissance espagnole de la souveraineté marocaine sur l'ancien territoire occupé par l'Espagne, a lui aussi tancé Vox, las de ces petits jeux qui ne trompent personne. Le parti de droite a en effet qualifié la proposition de Vox d' »inappropriée » tout en demandant aux représentants de ce parti d'extrême droite de faire preuve d'un peu de « sérieux ». A noter que les membres de VOX, dirigé par Santiago Abascal, soutiennent que l'existence de territoires de souveraineté espagnole en Afrique du Nord, a constitué « l'un des principaux problèmes » dans les relations entre Madrid et Rabat. Ils accusent le Maroc d' »aspirer à annexer ces territoires contre les règles du droit international ».