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Affaire des héritiers d'empires économiques: La victime raconte les faits
Publié dans Hespress le 25 - 11 - 2024

A Casablanca, où le luxe et le prestige des élites se croisent, une sombre affaire de viol, de séquestration et de violence a éclaté la semaine dernière, suscitant l'attention de l'opinion publique. Une avocate stagiaire française se présente comme victime d'une agression sexuelle impliquant des héritiers de puissantes dynasties d'affaires. Celle-ci fait part de ce qui lui est arrivé aux enquêteurs français.
Selon les révélations faites lors d'un récent interrogatoire, la plaignante (F. S) a raconté les événements tragiques survenus dans la villa d'un des quatre fils de patrons influents lors d'une soirée privée organisée exclusivement entre élites. Son récit commence par un réveil désorienté. Elle se souvient de son état second, semblant flotter en dehors de son corps, ce qui l'a amenée à penser qu'elle avait été droguée. Un sentiment d'engourdissement l'a accompagnée tout au long de cette nuit fatidique, a-t-elle indiqué.
Et de préciser: « Je me sentais engourdie, comme si j'étais hors de mon corps, et cet état a duré jusqu'à environ 17 heures, moment où j'ai fait un test urinaire pour détecter des toxines vers 17h30, et là, j'ai commencé à ressentir une réelle douleur et un malaise. Ce n'était pas seulement une sensation de brûlure en urinant, je ressentais une douleur dans la zone génitale, et c'est alors que j'ai commencé à comprendre ce qui s'était passé. Avant cela, je n'avais aucun soupçon et je ne pouvais pas comprendre ce qui s'était passé« .
Dans le détail, la plaignante a rapporté s'être réveillée seule dans une chambre à l'étage d'une villa spacieuse d'environ 700 mètres carrés, portant les mêmes vêtements mais froissés. Elle a reçu un appel de son amie française présente au Maroc, qui l'a informée qu'elle était en danger et qu'elle enverrait un chauffeur pour l'aider à quitter la villa. L'amie lui a expliqué que son fiancé, A. N, également plaignant contre les quatre accusés, l'avait contactée en colère vers 10 heures du matin pour dénoncer le comportement anormal de sa fiancée, ce qui l'avait poussé à la confiner dans une chambre, en payant 300 euros à une employée pour veiller sur elle, car son état était préoccupant.
L'avocate française a révélé que son amie lui avait également informé que son fiancé avait été expulsé de manière violente de la fête, précisant qu'il souffrait d'une fracture à la main, corroborée par des rapports médicaux.
Dans ses déclarations consignées dans le procès-verbal, auxquelles Hespress a eu accès, F.S a expliqué qu'elle avait été conviée à cette fameuse soirée d'anniversaire vers 22h30 qui, pour elle, était un moment festif sans imaginer les horreurs qui allaient suivre. Elle ne connaissait que deux personnes sur place, à savoir son fiancé, A.N, et une amie, mais le climat de la soirée devait bientôt la plonger dans une atmosphère troublante. Au fil de la nuit, elle a ressenti un malaise grandissant, rapportant que l'ambiance et les comportements des convives, qu'elle ne connaissait pas, lui inspiraient une profonde méfiance, a confié la plaignante, avouant avoir consommé quelques verres de vin, mais sans atteindre un état d'ivresse.
Entre tensions et conflits, la soirée a atteint son paroxysme vers 00h30 lorsqu'un incident avec une ancienne compagne de son fiancé. A ce moment-là, des pensées troublantes l'assaillirent, alors qu'elle s'interrogeait sur une possible manipulation de sa boisson. Elle a admis néanmoins avoir laissé son verre sans surveillance à plusieurs reprises.
De plus, la plaignante a fait savoir que son fiancé avait observé des changements dans son comportement, la décrivant comme anormalement réactive avec les autres, allant jusqu'à s'asseoir sur les genoux de plusieurs hommes, y compris son cousin, alors qu'elle n'est habituellement pas émotive. Son compagnon, perplexe face à ces attitudes, a tenté de la protéger, provoquant des tensions avec d'autres invités. On lui a signalé un changement notable dans son comportement vers 5 ou 6 heures du matin, précisant que son fiancé avait quitté la fête vers 8 heures, faisant penser que l'agression a pu se produire entre 6 et 8 heures.
Elle a informé les autorités qu'elle avait pu être agressive dans ses propos, insistant sur le fait que ce comportement ne reflète pas sa véritable nature. Elle a précisé que cette transformation était liée à la consommation de drogues, chose qu'elle ne pouvait pas expliquer, ajoutant que ses amies estimaient que ses symptômes correspondaient à ceux du GHB, comme l'amnésie et l'engourdissement au réveil.
Rapidement, en se réveillant, elle a compris avoir ingéré des substances, effectuant un test de dépistage des toxines avant de se rendre chez le père de son fiancé. Ce dernier a décidé de l'emmener dans un laboratoire pour effectuer un test plus approfondi, où elle a demandé un dépistage du GHP. Cependant, le rapport médical ne confirma qu'une contamination par la cocaïne.
Interrogée sur cette positivité à la cocaïne, elle a déclaré: « Je n'ai rien vu de tel lors de la fête« , notant que la présence de drogues n'était pas rare dans les festivités tenues par le principal accusé. F.S a ainsi reconnu avoir consommé de la cocaïne à faible dose en septembre, sans en percevoir les effets, en réaffirmant qu'elle n'avait pas pris cette substance pendant cette fête.
« Je n'étais pas en état d'ivresse, selon ce que m'ont dit ceux qui étaient à la fête, et j'ai interagi normalement avec l'hôte. Je n'ai remarqué rien de suspect durant notre conversation, bien que j'aie entendu par la suite des rumeurs selon lesquelles cette personne aurait commis un meurtre à l'âge de 18 ans, mais qu'elle n'avait pas été poursuivie car la famille de la victime avait reçu une compensation financière« , a-t-elle conclu.
Il convient de rappeler que la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) de Casablanca a présenté, ce samedi, les quatre accusés devant le procureur général du Roi. Après leur interrogatoire, le dossier a été transmis au juge d'instruction.


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