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Jouahri : La finance participative ne pèse que 2 %, mais progresse vite
Publié dans Hespress le 03 - 07 - 2025

Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib, a affirmé que « bien que le secteur de la finance participative ne représente que 2 % de l'ensemble des actifs du secteur bancaire, Bank Al-Maghrib, en tant qu'autorité de supervision du système bancaire, s'est engagée, depuis 2015, aux côtés des autres acteurs, à instaurer un environnement propice à la finance participative, conscient de son importance et soucieux d'accélérer la mise en œuvre de ses fondements afin de répondre aux attentes de la société marocaine ».
Lors de son intervention à l'ouverture du 23e Forum sur la stabilité financière islamique, organisé jeudi à Rabat sous le thème « Renforcer la stabilité : consolidation de la résilience du secteur financier islamique et traitement de ses vulnérabilités structurelles », Jouahri a salué les efforts du Conseil supérieur des oulémas. Il lui a rendu hommage pour « la mobilisation générale et l'implication totale de tous les intervenants dans l'édification d'un cadre institutionnel, juridique, réglementaire et fiscal propre à la finance participative, selon une feuille de route rigoureuse ».
© Mounir Mehimdate
Et de poursuivre : « Grâce à cette mobilisation, nous sommes aujourd'hui face à un système structuré et visible, que nous cherchons à compléter, avec toute la détermination, l'investissement et l'inspiration que nous tirons des expériences des pays pionniers ».
Jouahri a souligné que la finance islamique occupe aujourd'hui une place centrale dans la sphère financière mondiale. Il a estimé qu'il est impératif de « poursuivre cette dynamique, notamment grâce au Conseil des services financiers islamiques (IFSB), qui a su faire face efficacement à de nombreux défis, quels qu'en soient les motifs, qu'ils soient politiques, climatiques, purement financiers ou liés à des catastrophes naturelles ou des pandémies ».
Il a également salué le rôle de l'IFSB dans « la surveillance des situations, la proposition de mesures, la mise à jour des normes ou l'élaboration de nouvelles, grâce à l'engagement de ses membres ».
La centralité de la fatwa au Maroc
Le wali de Bank Al-Maghrib a mis en avant la spécificité du modèle marocain, affirmant que « la centralité du référentiel religieux pour prémunir l'industrie financière islamique contre les risques de réputation et les divergences d'opinions, en s'en remettant exclusivement au Conseil supérieur des oulémas » est un pilier fondamental. Selon lui, cette approche s'est traduite « par l'approbation des dispositifs réglementaires de la finance islamique et des contrats types afin d'assurer leur conformité à la charia ».
Il a également souligné que le Conseil des services financiers islamiques « a adopté des normes fondées sur des principes (based principles), que chaque autorité de supervision applique selon les spécificités, la taille, la nature et le degré de complexité de chaque activité ».
Jouahri a salué la contribution de l'IFSB à l'harmonisation des normes et au renforcement de la coopération entre les autorités de supervision : « ce qui fait de cette collaboration un pilier essentiel et un point fort pour l'efficacité des mécanismes disponibles et leur bon usage ».
Le premier défi soulevé par le gouverneur est la conformité à la charia, qu'il considère comme « un point de départ essentiel dans le modèle économique ». Il a insisté qu' « elle n'est pas uniquement un gage de solidité pour le secteur financier, mais également une condition de survie de la finance islamique, et un élément crucial pour l'unification des pratiques ».
© Mounir Mehimdate
Le deuxième défi concerne la gestion de la liquidité. Il a souligné que « les instruments et actifs liquides disponibles restent limités en raison de leur rareté, de leur faible liquidité, de l'immaturité du marché secondaire, et du peu d'opérations transfrontalières ».
Et d'ajouter : « Conscientes de ces défis, les autorités de supervision ont adopté des mesures transitoires pour accompagner les banques via des règles de liquidité. Toutefois, au fil du temps, la situation s'est complexifiée, à cause du durcissement des politiques monétaires et de la montée de l'inflation dans certains pays, ce qui nous impose de développer davantage d'outils de liquidité, notamment les sukuks ».
Financement durable : un levier stratégique
Le troisième défi identifié est celui du financement durable. Jouahri a déclaré : « Le financement durable peut renforcer l'identité et la résilience de la finance islamique, si ses principes sont convenablement exploités ». Il a rappelé qu'en 2014, la mobilisation internationale pour les Objectifs de développement durable (ODD) a mis en lumière une fuite de financement de 2.500 milliards de dollars : « La finance islamique peut contribuer à combler ce manque en répondant aux besoins en financement durable ».
Il a ajouté que « la finance islamique pourrait tirer parti des tendances mondiales liées à la finance verte, et le croisement entre finance islamique et finance verte permettrait d'intégrer les meilleures pratiques internationales, donnant naissance à un véritable financement vert islamique ».
Digitalisation et risques technologiques
Enfin, le quatrième défi abordé concerne les risques liés à la digitalisation. Jouahri a expliqué que « le financement islamique doit renforcer l'usage des solutions de fintech pour enrichir son offre, même si les chiffres montrent déjà une progression de la digitalisation de la finance islamique de l'ordre de 44 %, selon le rapport de stabilité financière de l'IFSB pour 2025 ».
Il a estimé que cela nécessite « un renforcement de la supervision, une plus grande vigilance réglementaire face aux risques émergents, et un renforcement de la gouvernance et de la surveillance proactive, y compris la détection et le suivi des risques spécifiques aux institutions financières islamiques ».
Une croissance de près de 15 %
Jouahri a qualifié le forum de « plateforme dynamique de discussion sur les perspectives prometteuses du secteur financier islamique », notant que ce dernier a enregistré une croissance de 14,9 % en 2024, selon les derniers chiffres du Conseil des services financiers islamiques.
Il a enfin replacé ces échanges dans un « contexte mondial incertain », marqué par l'instabilité géopolitique au Moyen-Orient – « due à la guerre entre Israël et l'Iran », au conflit russo-ukrainien et aux tensions commerciales – en soulignant que « la région du Moyen-Orient détient une part importante des actifs financiers islamiques dans le monde, si bien que tout développement, qu'il soit positif ou négatif, dans cette zone, aura inévitablement un impact direct sur l'industrie de la finance islamique ».


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