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3 MDH pour promouvoir les hôpitaux publics : Les syndicats dénoncent un « maquillage »
Publié dans Hespress le 12 - 01 - 2026

Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a récemment lancé un appel d'offres portant sur la conception et la production de supports audiovisuels innovants destinés à promouvoir les établissements hospitaliers publics. Le projet prévoit également de réserver une place stratégique et affirmée au secteur de la santé mentale. Cette initiative s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d'une vision globale visant la modernisation du système de santé et le rapprochement de ses services des citoyens.
Selon les informations consultées par Hespress sur le portail officiel des marchés publics, cette opération est dotée d'une enveloppe budgétaire avoisinant 3,264 millions de dirhams. L'objectif affiché est d'accompagner les transformations structurelles que le secteur de la santé a connues ces dernières années, en renforçant la communication institutionnelle et en améliorant l'image des hôpitaux publics auprès de l'opinion publique.
Mais cette orientation ne fait pas l'unanimité. Fatima-Zahra Belline, secrétaire provinciale du Syndicat indépendant des infirmiers et techniciens de santé dans la région Rabat-Salé-Kénitra, estime que le choix du ministère d'investir dans la promotion et la communication « soulève plus d'un point d'interrogation ». Elle y voit une « politique de fuite en avant ».
Dans une déclaration accordée à Hespress, la responsable syndicale affirme qu'une approche marketing demeure « dénuée de toute utilité » tant que l'offre de soins ne répond pas à des standards de qualité suffisants. « Parler de marketing d'un secteur qui souffre de dysfonctionnements structurels revient à vouloir cacher le soleil avec un tamis », résume-t-elle.
Selon elle, le produit sanitaire, si l'on peut employer ce terme, « ne se limite ni aux bâtiments ni aux équipements ». Il repose sur un ensemble indissociable comprenant les ressources humaines, la qualité de la formation, les conditions de travail, la proximité géographique, la facilité d'accès aux services et le respect de la dignité du citoyen.
Fatima-Zahra Belline souligne par ailleurs que les professionnels de santé eux-mêmes « ne sont aujourd'hui pas convaincus de l'offre publique de soins », dans un contexte marqué par l'absence de stabilité professionnelle, la dégradation des conditions sociales et la faiblesse des dispositifs d'incitation. Dans ces conditions, ajoute-t-elle, il est difficile pour un professionnel de promouvoir un service qu'il ne perçoit pas comme répondant au minimum requis en matière de qualité, d'autant plus qu'il est « la première victime des dysfonctionnements du système de santé ».
La responsable syndicale attire également l'attention sur les contraintes quotidiennes auxquelles sont confrontés les professionnels exerçant en milieu rural et dans les zones montagneuses, notamment la difficulté d'accès aux centres de santé et les conditions d'isolement. « La priorité devrait aujourd'hui être accordée à la résolution de ces problématiques structurelles, plutôt qu'à l'affectation de budgets importants à l'amélioration de l'image », estime-t-elle.
Elle ajoute que la tension sociale au sein du secteur a atteint des niveaux préoccupants, alors que les mouvements de protestation syndicale se poursuivent. Les promesses formulées, selon elle, « demeurent insuffisantes, ne répondent pas aux attentes des professionnels et ne préservent pas leur dignité », en particulier dans un contexte marqué par « la flambée vertigineuse des prix ».
Un constat partagé par Ayoub Chkobi, vice-secrétaire provincial du Syndicat indépendant des infirmiers et techniciens de santé à Essaouira. Celui-ci critique ce qu'il qualifie de recours à une logique de « cosmétique extérieure » de la part du ministère.
Dans une déclaration à Hespress, il s'interroge sur la pertinence de mobiliser une enveloppe financière conséquente pour améliorer l'image d'un secteur « dont l'image actuelle reflète une réalité tangible, et non une déformation visuelle nécessitant une correction médiatique ».
Selon lui, le système de santé « souffre de dysfonctionnements profonds et fonctionne selon une logique de gestion provisoire, de dépannage permanent ». Dès lors, affirme-t-il, la dernière chose dont le secteur a besoin est « une publicité médiatique qui présente une réalité différente de celle que vit quotidiennement le citoyen ».
À rebours de cette approche, le responsable syndical appelle à recentrer les efforts sur la valorisation et le développement des ressources humaines, en particulier les infirmiers et les techniciens de santé. Cela passe, selon lui, par la reconnaissance de leurs rôles, la mise en place d'un cadre juridique clair et l'amélioration des conditions de travail, afin de renforcer l'attractivité du secteur et d'en garantir la pérennité.


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