Avec 645.000 naissances contre 651.000 décès, la France a enregistré un solde naturel « négatif » pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, indique l'Institut français de la statistique et des études économiques (Insee) dans son bilan démographique annuel publié mardi. D'après le bilan, la France comptait au 1er janvier 2026 un total de 69,1 millions d'habitants, soit 0,25% de plus qu'un an auparavant, avec 22% de la population ayant au moins 65 ans, « soit presque la même proportion que celle des moins de 20 ans ». Dans le détail, l'Insee fait état de 645.000 naissances en 2025, soit « 2,1 % de moins qu'en 2024 et 24% de moins qu'en 2010, année du dernier point haut des naissances », notant que l'indicateur conjoncturel de fécondité poursuit sa baisse : après 1,61 en 2024, il s'établit à 1,56 enfant par femme en 2025. « C'est le niveau le plus faible depuis la fin de la Première Guerre mondiale », constate l'institut de statistiques français. L'Insee recense, par ailleurs, 651.000 personnes décédées l'année dernière dans l'Hexagone, soit une hausse de 1,5% par rapport à 2024. Cette augmentation, explique-t-il, est notamment liée à « l'épidémie de grippe hivernale, qui a été particulièrement meurtrière en début d'année ». Il constate, en revanche, que l'espérance de vie à la naissance augmente en France, s'établissant à 85,9 ans pour les femmes et à 80,3 ans pour les hommes. « Ainsi, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le solde naturel en France est négatif en 2025 : il s'établit à ‐6 000 », conclut l'institut français qui note qu'avec 251.000 célébrations, le nombre de mariages a de nouveau augmenté en 2025.