Les déclarations du sélectionneur de l'équipe nationale égyptienne, Hossam Hassan, à l'issue de l'élimination des « Pharaons » en demi-finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN 2025), ont largement dépassé le cadre sportif pour provoquer une vive polémique médiatique et populaire. En évoquant une supposée « jalousie de certains sélections vis-à-vis de l'histoire du football égyptien » et en laissant entendre que des parties auraient souhaité empêcher l'Égypte d'accéder à la finale, le technicien égyptien s'est attiré de nombreuses critiques. Plusieurs analystes et observateurs ont jugé ces propos déplacés et peu professionnels, d'autant plus qu'ils interviennent après la prestation solide du Maroc, vainqueur avec mérite et sans contestation possible. Sur les réseaux sociaux, les réactions n'ont pas tardé. Le journaliste saoudien Walid Al-Farraj a notamment dénoncé, sur la plateforme X, des déclarations qui ne reflètent ni la véritable image du football égyptien ni l'esprit du fair-play, estimant que s'en prendre aux adversaires après une défaite est contraire aux valeurs éthiques du sport. Depuis l'Égypte, des voix se sont également élevées pour apaiser les tensions. La journaliste égyptienne Mai Helmy a présenté des excuses publiques au peuple marocain, affirmant que les propos de Hossam Hassan n'engagent que lui et ne représentent ni la sélection égyptienne ni ses supporters. Elle a souligné que le Maroc méritait pleinement sa qualification, saluant à la fois la qualité de son projet footballistique et l'attitude exemplaire du public marocain, resté respectueux malgré l'élimination de l'Égypte. « S'attaquer aux autres n'a aucune justification. Présenter des excuses aux Marocains est un devoir, car ces déclarations ne nuisent qu'à l'image de l'Égypte elle-même », a-t-elle déclaré. Dans le même esprit, l'artiste marocaine Chaimaa Abdelaziz a tenu à distinguer les propos du sélectionneur égyptien de l'attitude du peuple égyptien, qu'elle a qualifié de « conscient et respectueux ». Selon elle, les réactions mesurées de nombreux supporters et journalistes égyptiens prouvent que ces déclarations ne reflètent pas l'opinion générale, mais relèvent d'une position strictement personnelle. Au Maroc, la polémique a alimenté un vif débat sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes et commentateurs ont appelé à dissocier les frustrations individuelles des enjeux sportifs, rappelant que le respect mutuel demeure la base de toute compétition réussie, et que seul le rendement sur le terrain doit faire foi. Face à l'ampleur de la controverse, la Fédération égyptienne de football est rapidement intervenue pour désamorcer la situation. Elle a adressé un message officiel de félicitations au président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, saluant le succès organisationnel remarquable de la CAN 2025 et le haut niveau de professionnalisme affiché par le Royaume dans l'accueil et l'organisation de l'événement. Dans cette correspondance, la Fédération égyptienne a souligné que le Maroc a offert un modèle exemplaire pour l'avenir du football africain, grâce à la qualité de ses infrastructures, à l'efficacité de son dispositif logistique et à la rigueur de son organisation, faisant de cette CAN une source de fierté pour l'ensemble du football arabe et africain. Le message a également exprimé la gratitude de la délégation égyptienne pour l'accueil chaleureux réservé à l'équipe nationale en terre marocaine, estimant que l'atmosphère fraternelle et le soutien du public ont illustré la profondeur des liens historiques et humains unissant les peuples marocain et égyptien.