Le Roi Mohammed VI est un exemple de création et de promotion de la Paix au niveau régional et c'est grâce à son leadership et son positionnement en tant que président du Comité Al Qods, qu'il a été invité par le président américain Donald Trump à siéger en tant que membre fondateur du Conseil de la Paix. Le professeur Abbas Louardi livre sa réaction suite à la sollicitation américaine. Cette invitation acceptée par le Roi Mohammed VI est « un signe fort de la valeur pratique et morale de la personnalité du Roi Mohammed VI en tant que créateur de paix et de sécurité dans la région et ainsi en tant que président du Comité Al Qods », a indiqué le politologue dans une déclaration à Hespress FR. Le choix porté sur le Roi Mohammed VI par les Etats-Unis, s'explique notamment par « son engagement en faveur de la prise en charge des affaires des Jérusalémites, hommes et femmes, à travers la diplomatie spirituelle, mais aussi la diplomatie internationale, et la défense des droits des habitants de Jérusalem et des Palestiniens et Palestiniennes à une vie digne, à l'établissement de leur État et à Jérusalem-Est comme capitale, et dans la continuité de l'accueil de l'initiative de 1962 », a indiqué le politologue. Selon lui, cette initiative repose sur trois indicateurs fondamentaux. Premièrement, elle bénéficie du soutien direct du Roi, tant par sa personne que par son statut d'Amir Al-Mouminine (Commandeur des Croyants), et ce dans le contexte de la conjoncture internationale actuelle. « Auparavant, le président Donald Trump avait reconnu que Sa Majesté le Roi constitue un pilier essentiel pour l'analyse et la recherche d'une solution à ce conflit arabo-israélien, tant à l'échelle du Moyen-Orient qu'au niveau de la cause palestinienne », a-t-il rappelé. Le deuxième indicateur, avance-t-il, réside dans la reconnaissance des initiatives réussies menées par le Roi Mohammed VI, que ce soit à travers le Comité Al-Qods ou via les cadres onusiens, régionaux, continentaux et internationaux, ainsi que « son soutien indéfectible à la cause palestinienne et son appui constant à la solution des deux États, sur la base des légitimités internationales ». Par ailleurs, il souligne le consensus international dont jouit la personnalité du Roi Mohammed VI, à travers divers cadres continentaux et internationaux. Cela « confirme son rôle fondamental dans la création d'un climat placé sous le signe de la paix », a indiqué le politologue en réaction à l'annonce de ce choix. Ce consensus, poursuit l'analyste politique, se traduit par « la mise en place d'un Conseil pour la paix, doté d'orientations stratégiques claires, auquel le Roi participera aux côtés du président Donald Trump et d'autres membres, en tant que membres fondateurs, afin de créer un nouveau climat en phase avec les mutations internationales et de contribuer à la résolution du conflit en cours ». Et de rappeler que ce conflit « hypothèque l'ensemble de la région du Moyen-Orient, et dont le coût est supporté par la région dans sa globalité ». Parmi les solutions défendues par le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, par son rôle singulier et distinctif, figure « l'insistance sur le respect des chartes de la paix et de l'humanité, des valeurs du vivre-ensemble et de la coexistence », souligne-t-il. Ces principes, poursuit Louardi, lui ont valu plusieurs distinctions internationales pour la Paix, et l'ont consacré comme une personnalité influente et active dans la promotion de la paix et de la sécurité au niveau de l'architecture internationale, ainsi que dans le cadre de la cause palestinienne. L'expert estime que ce comité a une approche de think-thank, stratégique et prospective. « Naturellement, il comportera un ensemble de projections qui accompagnent les propositions appelant à résoudre ce conflit », a-t-il déclaré. Après cette annonce, fait observer le politologue, découleront des décisions en cohérence avec l'approche fondée sur la solution des deux États et sur la création d'un climat propice à la paix et à la sécurité dans la région.