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Renseignements, pressions et chantage : l'Algérie accusée d'espionnage en France
Publié dans Hespress le 24 - 01 - 2026

Une enquête du magazine télévisé français « Complément d'enquête » a révélé les dessous d'un espionnage mené par l'Algérie en France. Le pays ferait pression sur ses bi-nationaux ayant des postes importants au sein de l'administration française pour récolter des renseignement ou agir selon un agenda précis.
Les tensions diplomatiques entre la France et l'Algérie continue au gré des jours et de l'inflexion de Paris devant les pressions algériennes. Une récente enquête préparées par les journalistes de l'émission « Complément d'enquête », a révélé une partie du système d'espionne effectué par Alger à Paris.
Si l'espionnage et le contre-espionnage sont monnaie courante pour tous les pays, qui utilisent leurs services secrets pour obtenir des informations jugées importantes pour les intérêts stratégiques, lorsque deux Etats sont en guerre froide et dans une situation de crise diplomatique majeure, ces faits deviennent très inquiétants pour la sécurité et la souveraineté des Etats.
Ainsi, au plus fort de la crise franco-algérienne qui se joue à différents niveaux, dont médiatiques, l'espionnage d'agents secrets algériens a été révélé au grand jour.
Les services secrets algériens utiliseraient leur diaspora en France pour obtenir des informations secrètes ou qui ne devraient pas être accessibles aux autorités algériennes comme celles concernant des opposants algériens réfugiés en France.
« On leur rappelle qu'ils ont le devoir de prendre parti pour l'Algérie », indique une conseillère municipale cité par l'enquête. Les agents algériens, leur rappellent qu'ils sont les enfants de l'immigration algérienne, qu'ils sont les enfants de l'Algérie, et qu'il doivent être par conséquent du côté de l'Algérie.
Selon les informations révélées, et confirmées également par l'une des personnes ayant « collaboré » avec l'intelligence algérienne, les renseignements algériens feraient pression sur des élus d'origine algérienne, ou toute personnes algérienne ayant un poste intéressant.
Ces bi-nationaux qui dans plusieurs cas, n'ont presque plus de relations avec leur pays d'origine ou de naissance, se font « recruter » après avoir effectué un passage au consulat d'Algérie pour des procédures administratives de routine.
Une fois sur place, ils sont interrogés, pendant de longues heures, et il leur serait rappelé leur « devoir » envers l'Algérie. Les services algériens, feraient alors pression sur ces personnes qui auraient soit des biens soit de la famille en Algérie.
C'est d'ailleurs ce qui avait poussé le journaliste algérien exilé en France, Abdou Semmar, à écrire il y a quelques années au président algérien pour lui demander de le laisser entrer en Algérie voir sa famille sans se faire arrêter, ou alors laisser le droit à ses enfants de quitter le territoire algérien pour venir le voir en France. C'est cette même pression exercée sur les bi-nationaux, qui les pousse malgré eux, à fournir les informations demandées.
L'enquête revient sur le cas d'une conseillère municipale franco-algérienne
qui aurait subi fin 2024, un entretien de deux heures mené par un agent des renseignements algériens.
Les services algériens lui auraient reproché « d'avoir inauguré une plaque de rue à la gloire du chanteur Lounès Matoub, mentionnant uniquement sa qualité de Kabyle et non la nationalité algérienne ». L'élue aurait refusé de changer la plaque, révélant ainsi l'un des talons d'Achille du régime algérien: la question de la Kabylie.
L'enquête cite une note du contre-espionnage français qui explique la situation: « Sur le ton de la menace », l'agent du renseignement « lui a indiqué qu'elle faisait l'objet d'un suivi de la part du consulat en raison de (...) ses connexions politiques françaises, intéressantes pour l'Algérie. Par la suite, il a relancé l'élue plusieurs fois par téléphone, lui enjoignant de revendiquer publiquement son attachement à l'Algérie ».
Un autre cas a été cité, celui d'un homme âgé de 56 ans serait né en Algérie et occuperait un poste d'ingénieur au ministère français des finances. Ce serait lui le responsable derrière la divulgation de l'adresse du bloggeur Amir DZ, un algérien réfugié en France, et aurait fourni des informations sur une quinzaine d'opposants algériens en France.
Interrogé en caméra cachée, l'homme actuellement poursuivi pour « intelligence avec une puissance étrangère », a déclaré avoir ses parents en Algérie et qu'il aurait agi contre son gré sans toutefois confirmer s'il aurait ou non divulgué des informations à l'Algérie.
L'homme aurait été approché par le vice-consul, identifié comme un lieutenant-colonel de la Direction de la documentation et de la sécurité extérieure (DDSE) qui a pris la fuite en Algérie après la révélation de l'affaire.
Les données récoltées ont entre autres permis de localiser les opposants, connaitre la situation de leurs comptes bancaire afin de savoir qui les payent, mais surtout ont servi à organiser des guets-apens. Le journaliste Abdou Semmar, réagissant à cette enquête dans une vidéo, a déclaré que les personnes ciblées ont été « tabassées », agressées à l'arme blanche ou intimidées.
Le cas le plus grave cité est celui du cyberactiviste Amir DZ, qui aurait été victime d'un enlèvement et d'une séquestration avec l'intention de l'assassiner. Abdou Semmar a qualifié ces méthodes de « mafieuses » et de « crimes terroristes » qui violent la souveraineté française.
Il a affirmé par ailleurs que le président algérien Abdelmadjid Tebboune et les chefs des services secrets devraient rendre des comptes, estimant qu'il est impossible que de telles opérations aient eu lieu sans ordres venus d'en haut.


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