L'ancien président français Nicolas Sarkozy a engagé une nouvelle démarche judiciaire visant à éviter l'exécution de sa peine de prison aménagée, qui pourrait se traduire par le port d'un bracelet électronique. Condamné de manière définitive à la fin du mois de novembre 2025 dans le dossier Bygmalion, Nicolas Sarkozy a saisi la justice dès le 27 novembre, au lendemain de la décision de la Cour de cassation. Ses avocats ont sollicité l'application d'un mécanisme juridique connu sous le nom de « confusion de peines ». Cette requête consiste à faire fusionner la peine récemment prononcée avec celle infligée dans l'affaire dite des écoutes. Dans ce précédent dossier, l'ex-chef de l'État avait écopé d'un an de prison ferme, sanction qu'il avait partiellement exécutée sous bracelet électronique entre février et mai 2025, avant de bénéficier d'un aménagement de peine en raison de son âge. La demande sera examinée lors d'une audience prévue le 23 février au tribunal judiciaire de Paris. En cas d'acceptation, cette procédure pourrait dispenser Nicolas Sarkozy d'un second placement sous surveillance électronique. Cette évolution judiciaire intervient alors que se rapproche un autre rendez-vous important pour l'ancien président : son procès en appel dans l'affaire du financement présumé de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye, dont l'ouverture est programmée à la mi-mars.