Fouzi Lekjaa, ministre délégué auprès de la ministre de l'Économie et des Finances, chargé du Budget, a indiqué que les activités non agricoles ont poursuivi leur dynamique au cours de l'année écoulée, « en enregistrant une croissance de 4,6 %, contre 4,5 % en 2024 ». Une évolution qui, selon lui, ressort « de plusieurs indicateurs ayant marqué l'année 2025 », citant notamment « la hausse des ventes de ciment de 8,2 % par rapport à l'année précédente » ainsi que « le dépassement du seuil de 20 millions de touristes à la fin de l'année 2025, soit une augmentation de 14 % ». S'exprimant lundi lors de la présentation du bilan de l'exécution du budget de l'année 2025, le ministre a souligné que « la bonne performance des transferts des Marocains résidant à l'étranger, des recettes de voyage et des investissements étrangers, qui ont dépassé 5 milliards de dollars, a permis de renforcer de manière continue les réserves marocaines en devises ». Ces dernières ont ainsi atteint « un niveau inédit à la fin de l'année 2025, dépassant 440 milliards de dirhams, en hausse de 18 % par rapport à 2024 », un volume équivalant à « plus de 5,5 mois d'importations ». Dans le même registre, Fouzi Lekjaa a précisé que les activités agricoles ont, pour leur part, enregistré « une croissance de 4,6 %, après la contraction observée en 2024, qui s'était établie à moins 4,8 % ». Le responsable gouvernemental s'est montré optimiste quant aux perspectives du secteur, déclarant : « Dieu merci, nous abordons cette saison avec optimisme, grâce aux précipitations qu'a connues notre pays ». Selon lui, ces conditions climatiques favorables « ouvriront de véritables perspectives réalistes permettant à notre pays d'atteindre des taux de croissance plus élevés, dépassant les 5 % au cours des prochaines années ». Abordant le contexte général d'exécution de la loi de finances, le ministre délégué chargé du Budget a rappelé que « l'exécution de la loi de finances pour l'année 2025 s'est déroulée dans des conditions difficiles », soulignant que l'économie nationale a évolué « dans une dynamique internationale généralement marquée par une croissance modérée, en raison de la montée des risques géopolitiques et de l'impact croissant des crises climatiques ». Il a également relevé que « les tensions commerciales et leurs répercussions, à travers les mesures protectionnistes adoptées, ont eu un impact significatif sur la dynamique de l'investissement, la perturbation des chaînes d'approvisionnement et, plus globalement, sur les niveaux de croissance ». Sur le plan budgétaire, Fouzi Lekjaa a mis en avant que le bilan de l'exécution de la loi de finances pour l'année 2025 a fait ressortir « une forte progression des recettes ordinaires », lesquelles ont atteint « 424 milliards de dirhams, soit une hausse de 53 milliards de dirhams par rapport à 2024 », correspondant à « une augmentation de 14,2 % ». Cette évolution est imputée, selon le ministre, « à la progression notable des recettes fiscales, en hausse de 43,8 milliards de dirhams, soit une augmentation de 14,7 % par rapport à 2024 ». Il a précisé que ce niveau de performance « correspond à un taux de réalisation de 107 % par rapport aux prévisions inscrites dans le projet de loi de finances pour l'année 2025 ». Le ministre délégué chargé du Budget a par ailleurs insisté sur « la pertinence des choix ayant encadré le parcours réformateur de notre pays sur les plans économique et financier », mettant en avant une trajectoire conduite « sous l'impulsion d'une vision royale éclairée qui s'étend sur plus de deux décennies ». Fouzi Lekjaa a conclu en affirmant : « Ce que nous vivons aujourd'hui constitue ainsi la traduction de cette vision avisée, mise en œuvre à de multiples occasions selon une approche fondée sur l'accumulation des réalisations et le bilan de plusieurs années, voire de plusieurs décennies de travail ».