Alors que les tensions militaires au Moyen-Orient alimentent les inquiétudes sur leurs répercussions économiques à l'échelle mondiale, le gouvernement marocain affiche une posture de vigilance. À l'issue du Conseil de gouvernement, le porte-parole de l'Exécutif, Mustapha Baitas, a assuré que la situation est suivie « de manière précise », tout en mettant en avant la solidité des fondamentaux de l'économie nationale. La guerre opposant les États-Unis et Israël à Iran n'a pas manqué de s'inviter au point de presse hebdomadaire à l'issue du Conseil du gouvernement. Questionné sur les conséquences possibles de cette escalade géopolitique sur l'économie nationale, le porte-parole de l'exécutif, Mustapha Baitas, a assuré que la situation fait l'objet d'un suivi attentif. « Le gouvernement suit cette crise de manière précise depuis son déclenchement et ce sujet reste en tête de ses préoccupations », a-t-il déclaré à l'issue du Conseil de gouvernement tenu ce jeudi 12 mars. Sans détailler d'éventuelles mesures concrètes à ce stade, le porte-parole a toutefois souligné que les performances récentes de l'économie nationale constituent un facteur de résilience face aux incertitudes internationales. Selon lui, les résultats enregistrés ces dernières années témoignent de la solidité du tissu économique et des politiques publiques mises en œuvre. Dans ce sens, Mustapha Baitas a rappelé plusieurs indicateurs jugés encourageants. L'inflation, qui avait atteint environ 6,6 % lors des périodes de fortes tensions, a été ramenée à près de 0,8 %. Le déficit budgétaire s'est établi autour de 3,5 %, tandis que l'endettement du Trésor a été réduit à 67,2 % du PIB. Le porte-parole a également évoqué la progression des investissements directs étrangers, qui ont atteint 56 milliards de dirhams, un niveau inédit. Il a par ailleurs cité l'amélioration de la notation souveraine du Maroc par l'agence internationale Moody's, qui a récemment relevé les perspectives du Royaume. Ces résultats, a-t-il insisté, sont le fruit d'un travail de fond et de politiques publiques menées de manière continue, y compris dans des contextes marqués par des crises et des tensions internationales. Pour l'Exécutif, l'enjeu est désormais de préserver ces acquis et de consolider la dynamique économique. En ouverture du Conseil de gouvernement, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, avait lui aussi mis en avant la trajectoire positive de l'économie nationale malgré un environnement mondial marqué par l'incertitude et la succession des crises géopolitiques. Le Chef du gouvernement a souligné que la singularité de l'expérience marocaine réside dans sa capacité à transformer les défis en opportunités de réforme, grâce à la clarté de la vision stratégique encadrée par les orientations royales et par les choix gouvernementaux visant à faire de la relance économique un levier central pour consolider les fondements de l'État social. Dans ce cadre, il a rappelé que plusieurs agences internationales de notation ont salué l'évolution de l'économie marocaine. La dernière en date est Moody's, qui a révisé les perspectives de la note souveraine du Maroc de « stable » à « positive », en se fondant notamment sur l'amélioration des perspectives de croissance, la dynamique de l'investissement et la poursuite des réformes structurelles destinées à diversifier l'économie et à améliorer les équilibres budgétaires. Selon Aziz Akhannouch, les indicateurs économiques ayant marqué la clôture de l'année 2025 confirment cette dynamique. Outre la maîtrise de l'inflation et la réduction du déficit budgétaire, l'économie nationale a enregistré une croissance de 4,8 %, illustrant sa capacité de résistance face aux chocs extérieurs. Le chef du gouvernement a également évoqué les perspectives pour 2026, indiquant que les prévisions tablent sur une poursuite de la reprise économique pour la cinquième année consécutive. Cette dynamique devrait être soutenue par l'amélioration des performances des secteurs non agricoles ainsi que par un rebond attendu du secteur agricole. Les récentes précipitations enregistrées dans plusieurs régions du Royaume devraient en effet contribuer à améliorer la productivité des filières agricoles, qu'il s'agisse des céréales, des cultures de base ou encore de l'élevage, ouvrant ainsi des perspectives favorables pour la croissance et pour le renforcement de la sécurité alimentaire. Pour le gouvernement, ces indicateurs positifs contribuent à renforcer la confiance des investisseurs dans l'économie nationale, tout en constituant un encouragement à poursuivre les réformes économiques et sociales afin de consolider la résilience du pays face aux turbulences internationales.