Pour 2026, les prévisions indiquent une poursuite de la reprise de l'économie nationale pour la cinquième année consécutive, soutenue par l'amélioration des performances des secteurs non agricoles. Le secteur agricole renoue avec ses performances de la fin du Plan Maroc vert. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Lors de la réunion du Conseil de gouvernement, tenue ce jeudi 12 mars, Aziz Akhannouch, a mis en avant la solidité de l'économie marocaine. « L'économie nationale a fait preuve d'une dynamique positive, en dépit d'un environnement international incertain, marqué par des fluctuations économiques rapides et par une succession de crises géopolitiques », a-t-il souligné. Cette résilience, poursuit le Chef du gouvernement, s'explique notamment par « la capacité du Maroc à transformer les défis en opportunités, grâce à une vision stratégique claire portée par les orientations royales et par des politiques publiques plaçant la relance économique au cœur de la construction de l'Etat social ». Cette dynamique a également été saluée par les agences internationales de notation. L'agence Moody's a ainsi relevé la perspective de la notation souveraine du Maroc, passée de « stable » à « positive ». Cette révision repose sur l'amélioration des perspectives de croissance, le renforcement de l'investissement et la poursuite des réformes structurelles visant à diversifier l'économie et à améliorer la gestion des finances publiques. Selon Aziz Akhannouch, « les principaux indicateurs économiques à la fin de l'année 2025 illustrent cette trajectoire favorable ». L'inflation a été contenue à 0,8 %, le déficit budgétaire a reculé à 3,5 %, tandis que l'endettement public a été ramené à 67,2 % du PIB. Dans le même temps, les investissements directs étrangers ont atteint un niveau historique de 56 milliards de dirhams. Un niveau jamais atteint. L'ensemble de ces performances a contribué à une croissance économique estimée à 4,8 % en 2025, confirmant la solidité du modèle économique marocain face aux chocs extérieurs. Enfin, par rapport aux perspectives pour 2026, le Chef du gouvernement poursuit qu'elles « demeurent encourageantes ». L'économie devrait poursuivre sa progression pour la cinquième année consécutive, soutenue par la bonne tenue des secteurs non agricoles et par un rebond marqué de l'agriculture, dont la croissance pourrait atteindre près de 15 %. Cette performance du secteur agricole serait favorisée par les précipitations abondantes enregistrées récemment, malgré les inondations survenues dans certaines régions, qui devraient améliorer la productivité des filières céréalières, maraîchères et pastorales. Le secteur agricole continuerait ainsi de jouer un rôle déterminant dans la croissance économique et dans le renforcement de la sécurité alimentaire du pays. Par ailleurs, la plupart des indicateurs actuels augurent d'une bonne campagne agricole, avec un retour du secteur agricole aux niveaux de valeur ajoutée enregistrés à la fin du Plan Maroc Vert. L'ensemble de ces indicateurs favorables contribuent à renforcer la confiance des investisseurs dans l'économie marocaine et encouragent le gouvernement à poursuivre ses efforts afin de consolider ces acquis, accélérer les réformes économiques et sociales et renforcer la capacité du pays à faire face aux chocs extérieurs susceptibles d'affecter l'économie nationale.