Devant le Parlement, des conseillers ont interpellé le secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, au sujet de la situation des exportations et de la santé du secteur du commerce extérieur marocain. Le responsable gouvernemental a répondu aux questions des Conseillers qui l'ont interpellé sur plusieurs questions notamment liées à la conjoncture internationale en cours, liée à la guerre en Iran. Les Conseillers ont mis en avant le déficit commercial qui continue de prendre de l'ampleur selon eux en dépit de la hausse des exportations. Dans ce cadre, le groupe de l'Union générale des travailleurs, a souligné que la balance commerciale n'était pas équilibrée avec plusieurs pays, dont ceux liés par des accords de libre-échange. Les députés ont ainsi alerté sur le manque de diversification des exportations, notamment celles à forte valeur ajoutée, qui devraient permettre de renforcer la compétitivité de l'économie nationale et de réduire la dépendance aux importations. Ils ont également pointé la fragilité de la structure productive, appelant à des mesures urgentes pour diversifier les marchés, soutenir les petites et moyennes entreprises et encourager l'innovation. Certains ont aussi mis en garde contre l'aggravation du déficit commercial dans un contexte international incertain, marqué notamment par les tensions géopolitiques en particulier avec la fermeture du détroit d'Ormuz. Dans ce cadre, le groupe du Parti authenticité et modernité à la Chambre a appelé à adopter des mesures urgentes et anticipatives pour faire face aux contraintes structurelles du commerce extérieur national. En réponse aux questions et interpellations des Conseillers, Omar Hejira a indiqué que le Maroc disposait de 12 accords avec 100 pays, représentant un marché de 3 milliards de consommateurs, dont 1,2 milliard en Afrique. Concernant les mesures entreprises, il a indiqué que des discussions sont en cours avec certains pays avec lesquels le Maroc enregistre un déficit commercial, comme la Turquie et l'Egypte, soulignant que les discussions ont déjà donné des résultats concrets. Le secrétaire d'État a également appelé le secteur privé à renforcer les exportations pour rééquilibrer la balance commerciale, soulignant que la plateforme « PortNet » (Guichet unique national des procédures du commerce extérieur) a permis de transformer 120 services en services numériques, de connecter 50 institutions et administrations et de couvrir les différents ports et aéroports du Royaume, ce qui a abouti à la digitalisation de 96% des procédures du commerce extérieur. En évoquant la digitalisation des licences et des documents liés aux opérations d'importation, et la facilitation des procédures notamment avec des institutions comme la douane, l'Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA), l'adoption du paiement électronique et la déclaration préalable des marchandises, il a affirmé que ces mesures ont produit des effets tangibles. Enfin, il a avancé que ces améliorations et facilitations des procédures ont permis la réduction de la durée de domiciliation d'un engagement d'importation d'une semaine à trois heures, la diminution du délai de séjour des marchandises de 13 à 8 jours, et la réduction de la durée de passage aux postes frontaliers de 43%.