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Le Maroc réclame ses dépouilles
Publié dans La Gazette du Maroc le 25 - 07 - 2005

Le Maroc se mobilise pour faire traduire le Polisario et l'Algérie en justice
Les prisonniers militaires marocains disparus ou tués dans les camps de concentration de Tindouf reviennentt en force au-devant de l'actualité internationale. L'association nationale des familles des martyrs, des disparus et des prisonniers du Sahara marocain (AFMDPSM) a adressé un mémorandum au Secrétaire général de l'ONU où elle dresse un bilan chiffré, noms et matricules à l'appui, des soldats et des civils tués en Algérie. Enfin les appels lancés par le Maroc en direction de la communauté internationale trouvent bon entendeur.
Les prisonniers de guerre marocains tués ou disparus à Tindouf ont désormais des noms répertoriés et des familles qui attendant toujours d'être fixées sur leur sort. Au plan strictement comptable, on ne peut les faire passer par pertes et profits pour la raison toute simple : c'est qu'il s'agit de vies humaines. Et mieux encore, de personnes qui ne sont pas passées de vie à trépas lors d'une catastrophe naturelle, d'un séisme, d'un raz-de-marée, ou d'un feu de forêt, mais pour la cause la plus noble qui soit:: la défense de la raison d'être et de l'espace de vie d'une nation. Ceci est largement suffisant pour que ces déclarés morts, tués ou disparus du conflit du Sahara marocain ne soient jamais oubliés.
Au fait, sont-ils morts ? Ont-ils disparu ? Combien sont-ils ? Et dans quelles conditions sont-ils décédés ? La réponse nous vient de l'association nationale des familles des martyrs, des disparus et des prisonniers du Sahara marocain ( AFMDPSM ), que dirige Brahim El Hajjam dont le propre père a été abattu sur les champs de bataille en 1978 dans la région de Smara et qui a accompli un travail colossal à travers tout le pays afin de recenser le nombre exact des prisonniers marocains disparus ou morts dans les camps de Tindouf.
Encadrement militaire algérien
Malgré l'entêtement d'Alger, il y a bel et bien eu mort d'hommes et massacres de vies humaines semblables à ceux perpétrés par le régime des Khmers rouges sous le règne de Pol Pot, dans son propre territoire. Les deux listes ( l'une relative aux disparus et l'autre aux morts déclarés tués sous la torture ) émanent de sources marocaines avec de surcroît des chiffres et des précisions exactes recoupées auprès du Comité international de la Croix rouge (CICR), la fondation France Liberté, et les derniers témoignages percutants et fiables des prisonniers de guerre marocains libérés au compte- gouttes par l'ennemi depuis le cessez- le- feu signé en 1991 sous l'égide de l'ONU. Selon Brahim El Hajjam, le nombre de disparus serait de 600 prisonniers alors que celui des prisonniers tués par l'ennemi serait estimé à 121 ( lire tableau des Marocains tués dans les geôles de la honte ). Au terme de cette comptabilité incriminante pour l'Algérie, qui nie tout en bloc y compris l'encadrement militaire et logistique du polisario et le fait même que des prisonniers marocains aient été incarcérés dans des pénitenciers à travers tout le territoire algérien avant d'atterrir à Tindouf, le régime algérien, note Brahim El Hajjam, doit rendre des comptes sur les violations des droits de l'homme conformément aux conventions de 1949 de Genève ( qui interdisent le maintien en détention de militaires après le cessez-le-feu ) dont il est lui-même signataire. L'heure des comptes est arrivée et le Maroc est de plus en plus entendu dans les différentes chancelleries, grâce à la mobilisation de la société civile qu'on a oublié depuis la marche verte initiée par feu Hassan II en 1975, qui adhère de plus en plus à une cause somme toute sacrée. Exit le polisario qui n'est qu'une invention algérienne. C'est une affaire entre le Maroc et l'Algérie qui devrait en principe déclarer nos morts et répondre de ses actes criminels devant la justice internationale.
Il s'agit de Marocains, civils et militaires, enlevés par les séparatistes appuyés par leurs protecteurs algériens qui n'ont jamais pu être recensés sur les listes de la Croix-Rouge internationale. Leur nombre est aujourd'hui fixé, connu, et l'Etat marocain est décidé à en faire son cheval de bataille.
Et c'est justement ce que le Maroc vient d'inaugurer par une virulente protestation en direction des institutions et de la communauté internationales.
Campagne d'indignation
En témoigne la dernière lettre de remerciement adressée par le Souverain au président du CICR qui rappelle l'engagement formel du Maroc à faire toute la lumière sur les exactions de l'Algérie non conformes aux conventions internationales. Sans oublier également celui de l'Association nationale des familles des martyrs, des disparus et des prisonniers du Sahara marocain qui a interpellé le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, dans une missive qui lui a été adressée la semaine dernière dans laquelle l'association réclame que les tortionnaires algériens répondent de leurs crimes devant la Cour pénale internationale. Pour le Maroc, les militaires ou civils disparus ou tués à Tindouf méritent amplement que l'on en fasse un sujet de mobilisation nationale et un levier d'une campagne d'information et d'indignation. “Nous sommes déterminés à poursuivre tous les responsables algériens impliqués dans les disparitions, les meurtres et assassinats, les tortures ainsi que toutes les formes d'exactions et de violations des droits des prisonniers et des droits de l'homme, où qu'ils se trouvent et à quelque niveau que ce soit”, déclare en substance à LGM Brahim El Hajjam, le secrétaire général de l'AFMDPSM.
À présent, l'état des lieux dressé par cette association recense 600 soldats et civils disparus et 121 autres tués.
Les autorités algériennes n'étant pas sous la tutelle du Polisario, c'est donc à l'Algérie de retrouver les disparus et de livrer les tortionnaires qui ont été derrière ces massacres à la justice internationale. Ni plus, ni moins.
Pression de la société civile
Le Maroc qui s'est tu trop longtemps aussi parce qu'il avait reçu des assurances d'au moins deux prédécesseurs du président algérien, a décidé de réagir et d'interpeller la communauté internationale sur les graves dépassements qu'a connus le dossier épineux de ces prisonniers de guerre. Les derniers soldats libérés "pour des raisons humanitaires" l'ont été à la suite de protestations marocaines et de la mobilisation de la société civile partout dans le monde. Après le décompte final, on s'est aperçu qu'il manquait 721 prisonniers disparus ou tués dans les camps de concentration de Tindouf. Qui doit les déclarer en principe? C'est l'Algérie, et uniquement l'Algérie, qui n'a pas cessé de répéter que Tindouf est en Algérie. Alors que faisaient des prisonniers marocains en Algérie ? Ou encore, entre les mains de qui ont- ils été tués et où ont-ils été enterrés ? Qui sont ceux qui les ont torturés jusqu'à ce que mort s'en suive?
Les réponses, le Maroc les aura une fois que le dossier des disparus et des tués marocains en Algérie sera ouvert devant la Cour pénale internationale de Rome.
Les criminels de guerre algériens ont aussi des noms
Aux yeux de l'AFMDPSM, tous les dirigeants algériens ainsi que ceux qui ont assumé des responsabilités dans les services de sûreté sont responsables de la torture exercée sur les détenus marocains dans les camps de Tindouf. Toutefois, l'association désigne comme responsables directs quelques militaires algériens, dont LGM publie les noms et les fonctions, qui doivent répondre de leurs actes et autres violations des droits de l'homme qu'ils ont commis à l'égard des prisonniers marocains en Algérie :
- Le sous-lieutenant “Oukacha” qui se trouvait entre 1976 et 1979 au centre militaire “El Bouaghar”.
• Le lieutenant “Fadil Ben Boudouh” (1976-1994) qui fut nommé capitaine.
• Le lieutenant “Yassine” qui fit son service militaire entre 1988 et 1990 à “El Boughar”.
• Le colonel “Abdellah Belhouchat” qui fut commandant du régiment en 1976 et nommé en 1988 général puis retraité en 1992.
• Le colonel “Mohamed Atila” qui a été nommé Général en 1976 puis retraité en 1992.
• Le commandant “Hamou”. Il fit son service militaire jusqu'à la mort du président algérien Mohamed Boudiaf.


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