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Maroc, la Mafia pantagruélique
Publié dans Lakome le 20 - 11 - 2013

Dans le premier des considérants, qui la fonde, la charte universelle des droits de l'homme stipule que « la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables, constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. »
Dès son préambule donc et en quelque mots, la charte en question, met en lumière l'un des piliers fondateurs de toute société humaine. C'est en reconnaissant à son alter ego, la même
dignité que l'on revendique pour soi-même, que l'on bâtit des sociétés justes et démocratiques.
A contrario, c'est en refusant à leurs populations toute dignité, que l'on ouvre la voie au despotisme et son cortège d'injustices, légitimant dès lors, comme le souligne le troisième considérant de la charte précitée que l'homme soit« contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression. »
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Et que dire de ces frais de bouche qui engloutissent deux pour cent (2%) du budget de l'Etat après avoir fait l'objet d'une brutale augmentation de plus de cinquante-cinq pour cent (55%), en 2001. A croire que la disparition de Hassan II et l'accession au trône de Mohammed VI, aurait déclenché chez ce dernier, une fringale soudaine, confinant à une boulimie pantagruélique.
L'arène de la lâcheté
Une fois n'est pas coutume, une voix bien timide, celle du député du PJD,Abdelaziz Aftati, du PJD s'est élevée pour réclamer que des administrateurs viennent s'expliquer sur le montant de l'enveloppe pharaonique que le palais projetait de s'adjuger. Peine perdue, car comme ces vieux singes à qui l'on n'apprend plus à grimacer, nos parlementaires ont passé outre, ayant appris à discerner chez leurs pairs, leurs gesticulations pour la galerie. De simples faire-valoir qui font la façade démocratique du régime marocain.
Abdelaziz Aftati ne démissionnera donc pas de sa députation. Le terme démission ayant été banni du vocabulaire de nos hommes politiques. Le terme courage aussi, la scène politique marocaine ressemblant de plus en plus à une arène de la lâcheté.


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