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Capital Investissement, un potentiel sous exploité
Publié dans La Nouvelle Tribune le 17 - 10 - 2014

Selon la Banque Africaine de Développement (BAD), les accords d'investissement en Afrique sont passés de 890 millions de dollars en 2010 à 3 milliards de dollars en 2011. D'après l'Association africaine du capital-risque, 1,14 milliard de dollars ont été souscrits auprès d'investisseurs institutionnels en 2012, en faveur de fonds de capital-investissement engagés sur le continent. Et le nombre de fonds dédié à l'Afrique ne cesse de croître. Il existe actuellement 50 autres fonds ciblant le marché africain et depuis 2008, 144 gestionnaires de fonds ont fait le pari de l'Afrique, où les potentiels d'investissement sont jugés très importants. Selon M. Nathan De Assis, directeur exécutif pour Equity Capital Ressources, «les marchés d'Afrique subsahariennes sont ceux d'avenir pour les gestionnaires de fonds».
Pour autant, le capital investissement reste encore un mécanisme embryonnaire avec un rôle marginal dans le financement des économies africaines. Ainsi, en 2013, sur les 320 milliards de dollars qui ont été levés dans le monde, la part qui est allée aux fonds d'investissement du continent a été plus que marginale, ne dépassant pas 1,2 milliard de dollars. Pourtant, ce ne sont pas les ressources qui manquent. Les fonds de pension et les compagnies d'assurance du continent disposent d'importantes ressources, dont une partie peut être orientée vers le capital investissement. Pour David Ashiagbor, Making Finance Work for Africa, BAD, «lorsque les fonds de pension du continent seront impliqués comme ce fut le cas aux Etats-Unis, en Europe et en Chine, le capital investissement connaîtra un essor indéniable et contribuera au financement des projets de développement du continent».

Capital d'investissement, des écueils
Ce paradoxe entre la forte demande et la faiblesse de l'offre s'explique par plusieurs facteurs. Pour De Assis, «très peu de gestionnaires de fonds africains peuvent absorber les flux de capitaux en provenance d'Amérique et d'Europe». Du coup, ces fonds préfèrent s'orienter vers les pays de taille plus importante, même si ceux-ci offrent des rendements inférieurs à ceux offerts par l'Afrique. Ensuite, l'absence de données fiables et la faible transparence des entreprises poussent les entreprises africaines à recourir à d'autres sources de financements moins exigeants. De même, dans les entreprises, notamment les PME africaines, étant des structures familiales, les entrepreneurs ont souvent des réticences quant au recours au capital investissement, qui implique un droit de regard du capital investisseur dans la gestion de l'entreprise. De plus, Mme Ijeoma Agboti, chef exécutive chez Abraaj Group, un fonds d'investissement de 6 milliards de dollars présent sur le continent, souligne aussi que «les marchés africains sont très fermés et les entreprises ont des problèmes de gouvernance et de transparence».
Pour de nombreux fonds d'investissement, la taille physique, la fragmentation géopolitique et la faiblesse des infrastructures en Afrique continuent de faire du continent un lieu où il coûte cher de faire des affaires. Les restrictions qui pèsent sur la circulation des capitaux entre les pays africains et le reste du monde sont un obstacle majeur au développement du capital risque.
De ce fait, les Etats africains sont appelés à promouvoir le capital-investissement, qui peut représenter une importante source potentielle d'investissement dans la croissance et le développement des pays africains. Pour cela, ils doivent créer des environnements propices au développement de ce mécanisme de financement en mettant en place des législations appropriées, des cadres juridiques et fiscaux adéquats, etc.
C'est ce que certains pays ont compris. C'est le cas de la Tunisie, qui a revu tout son arsenal juridique et règlementaire suite à la Révolution des Jasmins, pour faire du capital investissement un instrument efficace pour le financement du haut bilan des entreprises, notamment des PME qui sont globalement sous-capitalisées. Le pays compte actuellement 48 SICAR (Société d'investissement à cpital-risque), 28 fonds d'investissement et 6 fonds d'amorçage. Depuis son lancement, le captal investissement a contribué à la création de 2 700 entreprises et a permis la levée de plus d'un milliard de dollars.


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