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Le m-banking a du mal à se frayer un chemin
Publié dans La Nouvelle Tribune le 25 - 06 - 2015

Chez Starbucks aux Etats-Unis, plus de 14 millions de clients utilisent leur téléphone portable pour régler l'addition de leur café, ce qui représente 16% des transactions totales de l'entreprise aux Etats-Unis. Au Kenya, le m-Pesa, lancé en 2007 par l'opérateur téléphonie Safaricom, est considéré comme le symbole de la révolution technologique dans l'univers des transferts d'argent et de paiement par mobile. La solution comptait déjà en 2012 plus de 15 millions d'utilisateurs, soit plus du tiers de la population kenyane.
Dans le monde, les transactions par mobile connaissent une croissance fulgurante. Entre 2011 et 2013, le volume mondial des transactions financières par mobile est passé de 105 à 235 milliards de dollars. En 2014, plus de 800 millions de personnes utilisaient le service bancaire sur mobile dans le monde. En clair, le m-payment (paiement mobile) et m-banking (banque mobile) sont deux tendances lourdes de la digitalisation.
Outre le fait que la démocratisation du smartphone permet la mise en place des solutions de paiement sécurisés et performants, ce mode de paiement offre également de nombreux avantages : proximité, mobilité, gain en temps, coût plus faibles, etc.
Du coup, plusieurs opérateurs se sont lancés dans cette niche. Et à l'instar d'autres pays où le m-paiement et le m-banking ont connu un succès, les opérateurs télécoms ont été les premiers à s'engager dans ce canal.
Plusieurs initiatives, mais...
Maroc Telecom s'est engagé en 2010 avec l'offre Mobicash pour le transfert d'argent et le paiement par téléphone en partenariat avec Attijariwafa bank et la Banque Centrale Populaire (BCP). De même, Maroc Telecommerce a lancé en 2012 une application mobile qui permet d'accéder aux offres de plus de 450 sites marchands. Méditel aussi s'est engagé dans le service du paiement avec Méditel Cash, service de mobile money permettant le transfert des fonds de mobile à mobile sans passer par la banque.
A côté de ces opérateurs, les banques marocaines aussi ont entamé leur transition vers le mobile à différents rythmes. Elles se sont engagées dans des investissements de banque à distance -e-banking et m-banking- et ciblent particulièrement les jeunes, en offrant divers services financiers à leurs clients via le mobile : consultation de comptes, transfert d'argent, etc. Le mobile permet aux banques de réduire les coûts des opérations, d'améliorer la proximité et la qualité des services à la clientèle.
Malgré la pléthore d'offres, le paiement par mobile a du mal à se frayer un passage parmi les canaux de paiement. Pourtant, avec un taux de pénétration du mobile dépasse les 130% actuellement et 15 millions d'internautes, tout indiquait que la route était toute tracée pour le succès du m-banking et du m-payement au Maroc. La forte culture du cash des Marocains y est pour quelque chose. Mais, pour nombre d'observateurs avertis, ce faible développement s'explique surtout par le fait que le taux de bancarisation est élevé au Maroc et avoisine les 65 %, contrairement à de nombreux pays africains où le m-payment connaît le succès, comme le Kenya. De plus, les réseaux d'agences bancaires et des guichets automatiques bancaires (6 200 GAB) sont très étoffés. En outre, la capillarité du réseau d'agences de transfert d'argent est très importante. Tous ces facteurs font que la proximité est déjà assurée pour le client de la banque et atténue l'intérêt du paiement mobile. On est loin du cas kenyan où la réussite du m-Pesa kényan est surtout liée à une configuration spécifique : un fort taux d'équipement en téléphonie mobile et un faible taux de bancarisation.
Quelques préalables
En conséquence, la duplication du modèle kenyan au Maroc serait plus difficile mais pas impossible, même si les expériences des opérateurs télécoms marocains n'ont pas connu les résultats escomptés. Pour booster le m-payment, dont le potentiel est soutenu par le taux de pénétration du mobile, il faudra résoudre quelques préalables. D'abord, sur le plan pratique, il faut faciliter les paiements des transactions de petits montants via le développement de la solution mPOS –Mining Portal Opening Source. Ensuite, le vrai défi à relever pour développer le m-banking reste l'interopérabilité (banque, opérateurs télécom, etc.) qui est nécessaire pour créer un écosystème du paiement électronique. En outre, il est essentiel de réunir toutes les banques au sein d'un seul système et contribuer à l'allègement du processus d'enrôlement des clients, assouplir l'environnement règlementaire, etc.


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