Wafa Assurance : L'activité Non-Vie retrouve de belles couleurs !    Mariage des mineures: Comment en venir à bout?    Des journées pour sensibiliser aux risques de la mucoviscidose    Brèves    Remaniement : le RNI reste dans le prochain gouvernement    Label'Vie: Hausse de 20% du résultat net au S1-2019    Le Maroc participe à une grande opération de l'Interpol    Les dindes de Tnine Chtouka !    L'EMSI organise le 4ème Congrès international SysTol    Très chère 2M ! "La deuxième chaîne nous rassemble" Peut-être bien, mais à quel prix ?    BMCE Bank of Africa Lance le 1er rapport annuel digital au Maroc    Le HCP et la Banque mondiale se rapprochent davantage    Tension au Congrès autour du signalement d'un lanceur d'alerte impliquant Trump    Insolite : Plus de jours fériés    Zidane face aux vents contraires après son pire naufrage au Real    Ligue Europa : Arsenal, Man United et Séville frappent d'entrée    Pour le Onze marocain, le chemin de Yaoundé passe en premier par Blida    Habib El Malki s'entretient avec le directeur du FNUAP pour la région arabe    Contrôle politique et autonomie des organismes publics    Divers    Eclairage à Rabat sur les vertus de la médecine traditionnelle chinoise    U2 en concert en Inde    Les incroyables révélations de Sinéad O'Connor    L'hologramme de Whitney partira en tournée en 2020    Tension au Congrès autour du signalement d'un lanceur d'alerte impliquant Trump    Raja-Hilal Al Qods : Deux joueurs empêchés par Israël de jouer au Maroc    Il fait l'actu : Mohamed Karim Mounir, PDG de la BCP    Vidéos. L'Espagne célèbre la journée mondiale de la Paella    Le Raid sur la zone 51 : Une plaisanterie qui ira loin ?    Loi cadre de l'enseignement. Une commission gouvernementale pour fixer les priorités    100 ans de l'aéropostale : Une exposition met en avant le rôle du Maroc dans l'histoire de l'aviation    Alerte météo : Averses orageuses localement fortes avec chute de grêle et rafales à partir du vendredi dans plusieurs provinces    Eliminatoires CHAN 2020 : Maroc-Algérie, une confrontation fratricide à Blida    Tarik Sektioui, nouvel entraîneur de la Renaissance sportive de Berkane    Le Festival Oasis 2019 comme si vous y étiez !    L'Espagne s'achemine vers la tenue d'élections législatives anticipées…    Allemagne: Poursuite du bras de fer sur un plan climatique    Banque Centrale Populaire. La performance au rendez-vous    Statistiques du Haut-commissariat au plan (HCP)    Premières Assises nationales du Développement humain    Festival International du Film de Marrakech. Cap sur l'Australie !    DJ Nicola Cruz, l'explorateur de sons    Edito : Assises    Rabat: L'UE lance un projet de migration légale circulaire entre le Maroc et l'Espagne    Sensibiliser pour ne plus faire les frais de l'addiction aux antidouleurs    Habib El Malki : La proclamation d'une Journée internationale de lutte contre l'islamophobie permettra de faire échec au discours de la haine    Insolite : Rivière teinte en vert fluo    Championnats du monde de boxe : Mohamed Hamoute éliminé en 8èmes de finale    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Hong Kong, passerelle entre Pékin et le monde, malgré l'essor économique chinois
Publié dans La Nouvelle Tribune le 16 - 08 - 2019

Hong Kong ne pèse plus autant dans le PIB chinois que lors de sa rétrocession à la Chine en 1997, mais la région semi-autonome secouée par une contestation prodémocratie sans précédent demeure la principale porte d'entrée économique de Pékin sur le monde.
La crise politique dans l'ex-colonie britannique met en péril l'économie hongkongaise et pourrait avoir des conséquences pires que celles de la crise financière de 2008, a récemment averti la Carrie Lam, la cheffe de l'exécutif local, nommée par Pékin.
Et un tel ralentissement ne devrait pas être sans conséquence pour Pékin.
Certes, le PIB de Hong Kong ne représente plus que 3% de celui de la Chine, contre près de 18,5% en 1997, selon les données de la Banque mondiale.
Mais l'ancienne colonie britannique conserve une place prépondérante pour la deuxième puissance économique de la planète.
« L'importance de Hong Kong dans l'économie chinoise est disproportionnée par rapport à sa taille » d'à peine 1.100 km2, souligne Tianlei Huang dans une analyse pour l'Institut Peterson d'économie internationale, basé à Washington.
Depuis 1997, Pékin « a développé des intérêts économiques et commerciaux énormes dans ce territoire. Les dirigeants chinois se rendent compte que, pour assurer sa propre prospérité, la Chine a toujours besoin d'un Hong Kong capitaliste ».
D'autant que certains d'entre eux détiennent personnellement des fonds dans les banques hongkongaises et ont directement investi dans l'immobilier, des entreprises ou des commerces du territoire.
« Il y a des investissements massifs à Hong Kong de ce que l'on appelle l'aristocratie rouge », des membres de la direction du parti communiste chinois, souligne Willy Lam, analyste à l'université chinoise de Hong Kong. « Ils ne veulent pas que le marché boursier et le marché immobilier s'effondrent ».
– libre circulation des capitaux –
Le territoire semi-autonome recèle de multiples atouts pour les entrepreneurs chinois.
Il est 4e dans le classement 2019 de la Banque mondiale sur la facilité à faire des affaires quand la Chine continentale n'est que 46e.
Des milliers d'entreprises chinoises profitent ainsi de la grande facilité avec laquelle les capitaux peuvent y circuler contrairement au reste du pays qui ne bénéficie pas de la même souplesse règlementaire.
Les chiffres quant à l'imbrication des économies hongkongaises et de Chine continentale, sont éloquents. Selon le Conseil de développement du commerce de Hong Kong (HKTDC), près de 60% des investissements en provenance de Chine passent par Hong Kong. Dans l'autre sens, la région semi-autonome injecte aussi beaucoup de capitaux: elle est la plus grande source d'investissements directs étrangers en Chine continentale, d'après le HKTDC.
– Grande place financière –
Hong Kong est une des grandes places financière de la planète et une grande partie des sociétés chinoises y sont cotées.
Depuis 1986, neuf des dix plus grosses introductions en Bourse sur ce marché concernent des entreprises chinoises, d'après le Hong Kong Exchanges and Clearing Limited (HKEX), qui gère l'indice Hang Seng.
Les actions des géants de l'internet Tencent et des assurances Ping An s'y échangent déjà. Et le titan du commerce électronique Alibaba, déjà coté à New York, envisage une seconde cotation dans l'ancienne colonie britannique afin de s'assurer un accès aux investisseurs asiatiques en pleine guerre technologique entre Pékin et Washington.
Si le mouvement contestataire anti-Pékin perdure, les entreprises chinoises présentes à la Bourse de Hong Kong risquent d'être touchées de plein fouet.
« La capacité de (l'ex-colonie) à mobiliser des capitaux pour les entreprises chinoises sera érodée si l'instabilité politique (…) persiste », souligne Ming Sing, professeur à l'Université des sciences et technologies de Hong Kong.
– sécurité juridique –
La déclaration sino-britannique de 1984 encadre la rétrocession du territoire intervenue en 1997 sous le principe « un pays, deux systèmes », un statut spécial censé rester en vigueur pendant cinquante ans.
Cette autonomie offre à des milliers d'entreprises étrangères (banques, assurance, consultants) mais aussi à des centaines de sociétés chinoises une sécurité juridique, contrairement à la Chine continentale.
« Les multinationales américaines, européennes et asiatiques souhaitent que leurs contrats soient signés à Hong Kong, car ils seront soumis à des lois et réglementations de type britannique », relève Willy Lam. « S'ils signent à Shanghai, il n'existe aucune protection comparable ».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.