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Le CESE appelle à accélérer l'éradication de la pratique du mariage d'enfants
Publié dans La Nouvelle Tribune le 18 - 09 - 2019

Le Conseil économique social et environnemental (CESE) a appelé, mercredi à Rabat, à l'accélération du processus déjà entamé d'éradication de la pratique du mariage d'enfants dans l'intérêt supérieur des enfants, conformément aux engagements du Royaume en faveur des objectifs du développement durable (ODD) à l'horizon 2030.
Lors d'un atelier de restitution de l'avis du CESE sur le sujet du mariage d'enfants avec comme thème « Que faire face à la persistance du mariage d'enfants au Maroc? », le conseil a souligné l'importance de l'adoption d'une stratégie globale visant à abolir cette pratique et à impulser le développement socio-économique.
D'après le conseil, cette stratégie repose sur trois axes majeurs à savoir, l'amélioration du cadre juridique et du système judiciaire en harmonisant les dispositions du Code de la famille avec la Constitution et les conventions internationales par l'abrogation des articles 20, 21 et 22 ayant trait aux mariages des enfants, et en développant la médiation familiale.
Il convient en outre de lutter contre les pratiques préjudiciables aux enfants et aux femmes, à travers la mise en œuvre soutenue et intégrée de différents politiques et actions publiques à l'échelle nationale et internationale, mais aussi d'assurer le suivi et l'évaluation de l'éradication de ce phénomène.
Selon le président du CESE, Ahmed Reda Chami, il s'agit d'un atelier de restitution d'un rapport qui concerne le mariage des enfants qui ont moins de 18 ans et qui sont encore mineurs, particulièrement les jeunes filles, « un sujet très important en matière économique, sociale et environnementale ».
« Cette pratique est toujours répandue au Maroc malgré l'adoption du Code de la famille, puisque 85% des demandes de mariage se sont soldées par une autorisation entre 2011 et 2018 », a-t-il indiqué dans une déclaration à la presse, appelant dans ce sens à une révision du Code de la famille.
Pour sa part, Chouaib Jaouad, membre de la commission des affaires sociales et de la solidarité du CESE, a indiqué qu'il est prévu dans le cadre des ODD que le Royaume s'engage à éliminer le phénomène du mariage d'enfants d'ici 2030 en agissant sur le plan législatif et sur les politiques publiques.
Il a appelé, dans une déclaration à la presse, le gouvernement et le parlement à accorder une attention particulière à cette question sur le moyen et le long termes.
Cet avis adopté à l'unanimité lors de la centième session ordinaire du CESE, analyse les raisons et les effets de la persistance de cette pratique, avant de proposer des actions opérationnelles en vue de l'éradiquer. Son élaboration a nécessité une revue des textes juridiques en vigueur, l'organisation de plusieurs auditions avec les acteurs concernés ainsi que des débats entre les différentes catégories qui composent le conseil.
« La pratique du mariage des enfants demeure une véritable entrave au développement et engendre de graves conséquences sur la santé mentale et physique des enfants, en limitant leurs chances de s'autonomiser économiquement et culturellement », selon le conseil.
En dépit des efforts déployés pour endiguer ce phénomène social, le constat reste alarmant puisque 32.104 demandes de mariage d'enfants ont été enregistrées en 2018, contre 30.312 en 2006 , relève l'institution, ajoutant que le dispositif instauré par le Code de la famille n'a manifestement pas eu l'effet escompté en termes de réduction des mariages des personnes de moins de 18 ans.


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