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En escale à la marina du Bouregreg : La Fondation Antinea prospecte les mers
Publié dans La Nouvelle Tribune le 01 - 10 - 2012

Si l'expédition est n'est pas nouvelle, elle reste cependant utile et préventive dans la préservation de nos mers et océans contre toutes les formes de pollution. La mission « The Changing Oceans Expedition TM » de la Fondation Antinea, une ONG basée à Genève, force l'admiration puisque depuis 2009 cette institution a lancé ce projet phare parcourant les océans en menant des études et analayses.
Et « Fleur de Passion », le porte drapeau de l'expédition, sert de plateforme pour la science et de la communication tout en offrant un emblème puissant de changement positif pour un grand éventail de campagnes visant à atténuer l'impact humain sur les océans et améliorer le réseau mondial des aires marines protégées (AMP).
Pour la petite histoire, « Fleur de Passion » a été cédé à la Marine française en 1945, au titre des dommages de guerre. Aujourd'hui, entièrement restauré après plus de 5 ans d'un chantier phénoménal et 60.000 heures de travail, il a une vocation pacifique et scientifique à la découverte de la planète bleue, un vrai emblème pour un changement positif. C'est-dire la noble mission de cette expédition puisque son objectif principal est de promouvoir une utilisation plus durable des océans.
Et les inquiétudes vont crescendo quand on sait que les côtes sont sous la menace de la montée du niveau de la mer et des conditions météorologiques extrêmes, exacerbée par le changement climatique. Pire, plus de 12000 morceaux par km2 de macro-déchets flottent aujourd'hui dans les Océans et dans certaines zones, on compte six fois plus de détritus flottants que de plancton.
Face à ce cataclysme qui guette le monde, Claude Martin, ancien président du WWF a raison de dire que «le changement climatique figure clairement sur l'agenda international et sera de plus en plus sujet à débat dans le cadre des politiques d'énergie nationales et régionales. Cela étant, une organisation spécialisée dans le domaine des océans comme Antinea ne devrait jamais perdre une occasion de mentionner le fait que les mesures destinées à diminuer le réchauffement planétaire sont essentielles pour sauver l'environnement marin, lui- même principal régulateur climatique de la planète. »
Pour les scientifiques donc, l'expédition sert de plateforme pour sensibiliser le grand public ainsi que les décideurs politiques et économiques à une meilleure connaissance scientifique de l'impact des activités humaines sur les fonds marins. Enfin, rappelons que le navire est arrivé le 23 septembre à Rabat (Bouregreg). Durant une semaine, des journées de visites sont organisées pour les écoles publiques et facultés scientifiques, les ministères concernés ou encore des parlementaires et enseignants sans compter qu'environ 600 enfants et adolescents été conviés.
M.S.
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Agir ensemble
Antinea attache une immense importance à ce que chacun puisse ressentir, toucher et être touché par son message. C'est pour cela que la Fondation implique les individus dans les projets de l'expédition et leur permet de vivre une expérience de vie scientifique en mer. Dans cette optique, « Fleur de passion » se veut une plateforme ouverte aux scientifiques comme au grand public. A bord, les individus se côtoient pour prendre part aux tâches communes et apporter leurs compétences. L'équipement audiovisuel permet de retransmettre la vie du bateau en simultané comme en différé pour que ceux qui le souhaitent aient l'impression de vivre cette expérience peu importe l'endroit et la situation dans laquelle ils se trouvent. Seule l'interaction de ces trois finalités permet d'aboutir à des résultats concrets.
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David French, Fondation Antinea et membre de l'équipage
Sensibiliser tout le monde sur la pollution des océans
La Nouvelle Tribune : Quel intérêt pour vous de faire ce voyage de mer en mer et de continent en continent ?
M. David French : Déjà, il s'git d'une mission scientifique et globale qui a pour but d'élaborer une carte de l'impact humain sur les océans. C'est la raison pour laquelle, nous allons de pays en pays. Car il faut reconnaître que aujourdhui 50 % des océans n'appartiennent à personne, ce sont des zones internationales. C'est-à-dire que chaque pays, qu'il s'agisse du Maroc, l'Islande ou les Etats Unis, ont tous des impacts sur les océans et nous avons besoins que les espaces marins soient protégés pour le bien de tout le monde.
Au Maroc, quels ont été vos premiers constats ?
D'abord, il faut dire que nous sommes très satisfaits de l'accueil chaleureux que les autorités marocaines nous ont réservé et de toute la sympathie que nous avons bénéficié. Sur le plan action ou impact sur la mer, nous prenons le temps nécessaire pour faire un constat. On ne peut pas parler du point de vue scientifique car cela se fait après les analyses au laboratoire. C'est un travail de longue haleine. Comme dans beaucoup de pays, nous constatons le problème de pollution est inquiétant que cela soit sur les côtes ou au large. Et là, il y a un véritable travail à faire car on peut craindre qu'un jour, il n'y aura plus du poissons ou autres espèces marines pour les décennies à venir. Le cas ici n'est pas différent de celui en Europe ou ailleurs.
Quelles sont les étapes futures de votre pérégrination ?
Pour les prochains mois, nous préparons des missions scientifiques en Afrique de l'Ouest dont le Sénégal et le Ghana qui sont deux pays premiers sur la liste même s'il reste encore à finaliser cette liste des pays qui seront concernés. Les résultats viendront compléter les analyses en cours.
Propos recueillis par


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