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Les syndicats mettent la pression sur le gouvernement : hausse des salaires de 700 DH au moins
Publié dans La Vie éco le 22 - 04 - 2011

La Fédération démocratique du travail, l'Union générale des travailleurs du Maroc et l'Union nationale des travailleurs du Maroc demandent 700 DH pour les échelles 5 à 9 et 800 DH au-delà . Le compromis pourrait être trouvé autour de 550 à 600 DH d'augmentation.
Les syndicats ont remis, à la mi-avril, des mémorandums au Premier ministre dans lesquels ils ont donné leurs réponses par rapport aux propositions du gouvernement relatives à l'amélioration du pouvoir d'achat, dans le cadre du dialogue social. Trois syndicats ont présenté un mémorandum commun ; il s'agit de la Fédération démocratique du travail (FDT), de l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) et de l'Union nationale du travail au Maroc (UNTM). L'Union marocaine du travail (UMT) et la Confédération démocratique du travail (CDT) ont, quant à elles, développé, chacune de son côté, son point de vue sur l'offre du gouvernement et formulé ses revendications. La réponse du Premier ministre Abbas El Fassi était attendue pour ce vendredi 22 avril.
Qu'ont dit ces derniers, dans leurs mémorandums au gouvernement ? En gros -et l'on s'y attendait- que ses propositions sont «insuffisantes». Pour mémoire, rappelons que ces propositions portaient sur une augmentation des traitements dans la fonction publique de 500 DH nets, une revalorisation du Smig de 10% et une hausse du seuil minimum de la retraite de 600 DH à 1000 DH dans le public et de 600 DH à 800 DH dans le privé.
La FDT, l'UGTM et l'UNTM, dans leur réponse groupée, ont demandé une augmentation des traitements de 800 DH pour les échelles 5 à 9 et de 700 DH au-delà. Cette augmentation, précise Abdelouahed Benchrifa, membre du bureau central de la FDT, «doit concerner la fonction publique au niveau central, les collectivités locales et les entreprises et établissements publics». Le syndicaliste FDT ajoute que ces augmentations doivent être rétroactives au 1er janvier 2011 et être servies au cours de cette année.
Pour le secteur privé, la hausse du Smig de 10% et rien d'autre !
Les autres demandes des trois syndicats concernent la hausse du Smig à 3 000 DH, l'unification du Smig et du Smag (salaire minimum dans l'agriculture), un seuil minimum des retraites de 1 000 DH aussi bien dans le privé que dans le public, la baisse de 2 points de l'impôt sur le revenu avec le relèvement de la tranche exonérée de 30 000 DH actuellement à 36 000 DH/an.
Outre ces revendications d'ordre matériel, les syndicats ont demandé, comme ils ont l'habitude de le faire depuis un certain temps déjà, la ratification des conventions internationales, notamment la 87 relative à la liberté syndicale, l'annulation de l'article 288 du code pénal, et la concrétisation du projet de création de l'indemnité pour perte d'emploi.
Le syndicat de Noubir Amaoui, la CDT, a, lui, demandé une augmentation générale des salaires (dans le public et le privé) de 700 DH nets, l'institution de l'échelle mobile des salaires, la promotion exceptionnelle dans la fonction publique avec comme date d'effet l'année 2003 et la réduction de l'impôt sur le revenu. Comme les autres syndicats, la CDT, précise son numéro deux, Abdelkader Zaïr, a également formulé des revendications concernant des domaines comme les libertés syndicales, en particulier.
Comme on le voit, même s'ils placent tous la barre trop haut – c'est de bonne guerre, dira-t-on -, les syndicats divergent quelque peu dans leurs revendications relatives à l'amélioration du pouvoir d'achat des salariés. Et, néanmoins, on ne retrouve plus la demande initiale d'une augmentation de 20 % des salaires. Désormais, la revendication porte, pour l'ensemble des syndicats, sur une hausse comprise entre 700 DH et 800 DH. Ce n'est pas très loin de la proposition du Premier ministre qui était de 500 DH. On peut considérer que désormais un accord est possible ; chacun étant appelé à faire un chemin vers l'autre. Comme le laisse entendre un haut fonctionnaire impliqué dans le dialogue social, tout cela pourrait se conclure sur une augmentation dans la fonction publique de l'ordre de 550 DH à 600 DH.
Pour le reste des revendications, comme la baisse de l'impôt sur le revenu, il est clair que le gouvernement n'y pourra rien. Tout au plus, pourra-t-il, s'il y consent, promettre d'y revenir dans la prochaine Loi de finances.
Quid maintenant du secteur privé ? Là, le patronat est formel : «Pas de Smig à 3 000 DH, ni d'augmentation générale des salaires, comme certains le demandent», nous confie une source interne à la CGEM. Et c'est cette position que devait réaffirmer la centrale patronale mercredi 20 avril au cours de sa réunion avec la Primature. Sur cette question d'ailleurs, certains syndicats n'insistent pas trop : «Les augmentations de salaires dans le secteur privé, c'est affaire de conventions collectives pour la conclusion et la généralisation desquelles nous militons depuis longtemps», déclare à La Vie éco Abdelouahed Benchrifa, membre du bureau central de la FDT (voir encadré).
Pour le secteur privé donc, seule l'augmentation du Smig de 10 % est acceptée ; et encore, cette acceptation est assortie d'une condition d'assouplissement (étalement dans le temps) pour les secteurs en difficulté comme c'est le cas pour le tourisme à l'heure actuelle.


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