Lors du point de presse tenu jeudi à l'issue de la réunion du Conseil de gouvernement, le ministre délégué chargé du Budget, Faouzi Lekjaâ, a indiqué que près de 15.000 familles ont déjà bénéficié d'une aide financière directe dans le cadre du programme mis en place pour soutenir et accompagner les populations affectées par les récentes inondations au Maroc. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Lors du point de presse hebdomadaire tenu, jeudi 5 mars, à l'issue de la réunion du Conseil de gouvernement, le ministre délégué chargé du Budget, Faouzi Lekjaâ, est revenu sur les fortes précipitations enregistrées récemment au Maroc et leurs conséquences, tout en détaillant les mesures de soutien décidées par les pouvoirs publics. Le ministre a d'abord souligné que le Royaume, en particulier les régions du Nord et de l'Ouest, a connu des précipitations exceptionnelles sur une courte période, ce qui a eu des effets positifs importants notamment sur le taux de remplissage des barrages. Il a appelé à «rendre grâce à Dieu pour cette situation», tout en reconnaissant que ces pluies ont également causé plusieurs dégâts matériels et perturbations locales. Selon lui, l'un des principaux enseignements de cet épisode réside dans la manière dont le Maroc a géré cette situation climatique, qu'il a qualifiée d'illustration d'une «véritable exception marocaine». Lekjaâ a attribué cette gestion à la mobilisation coordonnée des institutions et des autorités, ainsi qu'au suivi permanent et aux orientations de SM le Roi Mohammed VI, qui ont permis d'assurer une intervention rapide et efficace sur le terrain. Il a précisé que les autorités locales, les différents services de l'Etat et les forces de sécurité se sont fortement mobilisés afin de faire face aux conditions difficiles et d'assurer la protection des populations. Le ministre a également salué l'élan de solidarité entre les Marocains, qui se sont entraidés pour accueillir et soutenir les familles touchées. Sur le plan opérationnel, Lekjaâ a indiqué que 188.000 personnes ont été évacuées des zones présentant un risque élevé d'inondation ou de crues, soit près de 50.000 familles. Conformément aux orientations royales plaçant la protection de la vie humaine au premier plan, ces familles ont été mises à l'abri le temps du passage de l'épisode climatique. Pour soutenir les ménages concernés, le gouvernement a décidé d'octroyer une aide directe de 6.000 DH par famille évacuée, destinée à couvrir les dépenses liées au déplacement et aux difficultés temporaires de revenus. À la date de l'intervention du ministre, près de 15.000 familles avaient déjà bénéficié de cette aide. Par ailleurs, les familles ayant regagné leur domicile après l'évacuation recevront une aide supplémentaire de 15.000 DH afin de financer les réparations nécessaires dans leurs habitations. Le même soutien est également prévu pour les commerces ayant subi des dommages. Dans les cas les plus graves, notamment pour les habitations totalement effondrées, les ménages concernés bénéficieront d'une aide pouvant atteindre 140.000 DH pour la reconstruction de leur logement. Le ministre a également indiqué que plusieurs infrastructures ont été touchées, notamment des ponts, des routes et des pistes rurales. Les services du ministère de l'Equipement et les autres administrations concernées ont déjà engagé les travaux nécessaires pour rétablir la circulation et réparer les ouvrages endommagés. Concernant le secteur agricole, Lekjaâ a précisé que des pertes ont été enregistrées dans certaines zones, notamment pour les exploitations agricoles et les infrastructures hydroagricoles. Le gouvernement prévoit ainsi un programme d'accompagnement spécifique pour les agriculteurs, afin de leur permettre de poursuivre leurs activités durant la campagne de printemps, qu'il s'agisse de cultures agricoles ou d'élevage. Au total, une enveloppe globale de 3 MMDH a été mobilisée pour financer l'ensemble de ces mesures de soutien et de réparation, a conclu le ministre, précisant que les critères d'éligibilité et les modalités d'application ont été clairement définis en coordination avec les autorités locales.