ONU : Chapeau aux casques bleus    Possible maintien du trend haussier des prix des carburants    Pronostics Cannes 2019    Tenue de la 6ème édition du SITeau à Casablanca    Des services bancaires à portée de clic : La banque privée à l'heure du tout numérique    Banque privée : Les principaux requis de succès    Festival Gnaoua et Musiques du Monde : 22 ans déjà !    Vidéo – WAC-ESS : Les supporters enflamment les gradins du complexe Moulay-Abdallah    Abus sexuels : Le Maroc classé 34ème pour la protection de l'enfance    Messi remporte le sixième Soulier d'or de sa carrière    Des morts et des blessés dans un accident de la circulation à Tanger    Ligue des Champions d'Afrique : Le Wydad évite le pire    Vidéo – Le WAC arrache le nul à 10 et ne se fait pas aider par la VAR (1-1)    Un juge suspendu pour avoir critiqué Donald Trump    Match nul pour le WAC    Noor Midelt I attribué au consortium mené par EDF    Mammifères    Un nouveau festival dédié à la «cuisine de rue»    Coupe d'Allemagne : La dernière danse de Robben    Lyon prépare son grand ménage d'été    La RSB tout près de sa première étoile africaine    Chine : Le contrat secret qui a sauvé des millions de vies    L'Unesco reproche aux assistants vocaux de véhiculer des "préjugés sexistes"    Délais de paiement des entreprises : L'Intérieur animé de bonnes intentions    Les personnes vivant seules souffrent plus de troubles mentaux    Les politiques de vaccination contre la rougeole insuffisantes pour contrer l'épidémie    S.M le Roi inaugure la section régionale du Centre national Mohammed VI des personnes en situation de handicap    Amir Al Mouminine préside la quatrième causerie religieuse du Ramadan    Habib El Malki : Les associations constituent un pilier essentiel pour les institutions    Recul des prix des actifs immobiliers au premier trimestre    Ces tournages qui ont tourné au drame : Resident Evil    Insolite : Enorme surprise pour des étudiants américains    Issam Kamal : Les textes de la chanson marocaine, à quelques exceptions près, n'ont pas encore atteint la qualité souhaitée    Evénements d'Al Hoceima : Le CNDH accueille des mères et membres de familles de détenus    Al Barid Bank: 16% des transactions réalisées via le canal mobile au T1-2019    «Génération Africaine, la force du design» : A la découverte d'une cinquantaine de designers africains    «En cas d'insuffisance rénale ou de dialyse, il faudrait s'abstenir de jeûner»    Khalid Naciri: «En hommage à celui pleuré, seul, à quatre mille kilomètres d'ici»    Certification de documents : L'administration traîne les pieds    Selon un rapport du Conseil de l'éducation : A peine 83.000 handicapés décrochent un job    Santé. Plus de 3,8 millions de rendez-vous en ligne    Mohamed Saïd Afifi, le «Hamlet» marocain    Theresa May pose les armes    Plus de 30.000 tentatives d'immigration clandestine ont été mises en échec en 2019    La guerre contre l'Iran n'aura pas lieu    La politique sanitaire exposée en séance plénière de la Chambre des représentants    L'Everest pour la 23ème fois    Pas de cessez-le-feu en vue en Libye : Haftar reçu par Macron à Paris    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Verdict
Publié dans L'Economiste le 17 - 03 - 2008

Le verdict rendu par la Cour suprême pour Laâfoura est peut-être un séisme mais pas nécessairement au sens où tout le monde pourrait l'entendre. Le dégonflement des charges pour cette affaire surmédiatisée, celle du projet immobilier Hassan II, fera sans doute jurisprudence: pour la première fois cette Cour jugeait un gouverneur. S'il y a eu inconsistance des charges, il est tout à fait normal que les magistrats effacent la peine rendue en première instance. Fût-il une ancienne star de l'ère Basri, Laâfoura avait droit à un procès équitable.
Ce genre de verdict reste, on le sait, exposé à la critique. Sur cette affaire, l'opinion se rend compte, surtout lorsque les prévenus sont en prison, que la Justice peut se montrer aussi sévère avec les puissants qu'avec les faibles. Le casting des justiciables, d'anciens commis de l'Etat, fait en sorte que le moindre geste des magistrats est guetté. Le prévenu a-t-il été relaxé, a-t-on atténué sa peine? Et si oui, comment faut-il l'interpréter? C'est comme si le statut devenait ici une circonstance aggravante pour justifier les peines prononcées. Mais sans preuves, cela consisterait à faire la part belle à une justice populaire.
Les magistrats ont vraisemblablement corrigé en appel ce qui risquait de devenir une erreur judiciaire.
La Cour suprême reste l'une des institutions juridiques les plus respectées. Et en appel, il faut souligner que c'est l'ensemble des chambres de cette Cour qui est amené à se prononcer. Du coup, le fonctionnement même du système autorise difficilement d'éventuelles collusions.
Maintenant, la Justice doit poursuivre son travail pour mettre la lumière, et toute la lumière sur les dessous de l'affaire du projet immobilier Hassan II. Sans cela, les Marocains percevront mal le message sur les efforts de moralisation publique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.