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Verdict
Publié dans L'Economiste le 17 - 03 - 2008

Le verdict rendu par la Cour suprême pour Laâfoura est peut-être un séisme mais pas nécessairement au sens où tout le monde pourrait l'entendre. Le dégonflement des charges pour cette affaire surmédiatisée, celle du projet immobilier Hassan II, fera sans doute jurisprudence: pour la première fois cette Cour jugeait un gouverneur. S'il y a eu inconsistance des charges, il est tout à fait normal que les magistrats effacent la peine rendue en première instance. Fût-il une ancienne star de l'ère Basri, Laâfoura avait droit à un procès équitable.
Ce genre de verdict reste, on le sait, exposé à la critique. Sur cette affaire, l'opinion se rend compte, surtout lorsque les prévenus sont en prison, que la Justice peut se montrer aussi sévère avec les puissants qu'avec les faibles. Le casting des justiciables, d'anciens commis de l'Etat, fait en sorte que le moindre geste des magistrats est guetté. Le prévenu a-t-il été relaxé, a-t-on atténué sa peine? Et si oui, comment faut-il l'interpréter? C'est comme si le statut devenait ici une circonstance aggravante pour justifier les peines prononcées. Mais sans preuves, cela consisterait à faire la part belle à une justice populaire.
Les magistrats ont vraisemblablement corrigé en appel ce qui risquait de devenir une erreur judiciaire.
La Cour suprême reste l'une des institutions juridiques les plus respectées. Et en appel, il faut souligner que c'est l'ensemble des chambres de cette Cour qui est amené à se prononcer. Du coup, le fonctionnement même du système autorise difficilement d'éventuelles collusions.
Maintenant, la Justice doit poursuivre son travail pour mettre la lumière, et toute la lumière sur les dessous de l'affaire du projet immobilier Hassan II. Sans cela, les Marocains percevront mal le message sur les efforts de moralisation publique.


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