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Fès: Deux tanneries évacuées
Publié dans L'Economiste le 17 - 08 - 2010

· Trop vétustes, elles menacent la vie de 400 tanneurs
· Une opération estimée à 30 millions de DH
C'EST officiel. Les tanneries de Sidi Moussa et Aïn Azliten en médina seront bientôt fermées. L'état de délabrement des deux sites de production est, en effet, très inquiétant. «Il faut donc les évacuer dans les plus brefs délais afin d'éviter des drames», indique Mohamed Rharrabi, wali de Fès.
Au total, plus de 400 tanneurs travaillent le cuir dans les deux tanneries visées par la décision de fermeture. Avec une activité en perte de vitesse, ces derniers tablent sur l'appui du gouvernement pour insuffler une nouvelle dynamique au secteur. Ils réclament la mise à niveau des unités de Sidi Moussa et Aïn Azliten. Selon Abderrahim Belkhayat, délégué régional de l'artisanat, la réhabilitation du premier site nécessitera une enveloppe de 14 millions de DH. Pour sa part, la mise à niveau de la tannerie Aïn Azliten est évaluée à quelque 16 millions de DH. Les travaux de restauration devront comprendre le renforcement et la réhabilitation totale des constructions (murs, plafonds, réservoirs (sahrijs), réseaux d'électricité et d'eau). La mise en place d'un système de collecte des déchets pour limiter la pollution et préserver l'environnement est prévue. «Seul bémol, le foncier des deux tanneries appartient à des particuliers et l'intervention sur un bien d'autrui n'est pas autorisée», explique Belkhayat.
La solution préconisée donc est de transférer l'activité des tanneurs vers le nouveau site d'Aïn Nokbi. Cette opération nécessitera pas moins de 30 millions de DH. Une partie de l'enveloppe prise en charge par les Conseils régional et communal (11 millions) et le secrétariat d'Etat chargé de l'Artisanat (11 millions) . «Pour le reste (8 millions), nous sommes en train d'étudier des possibilités de financement avec la wilaya», souligne le délégué de l'Artisanat.
En attendant, la célèbre tannerie Chouara, connue pour ses fosses multicolores est déjà en service. Sa réhabilitation a nécessité plus de 11,5 millions de DH. Ainsi, le site des abattoirs (gharna) jouxtant ladite tannerie a été restauré dans le cadre de l'Initiative nationale de développement humain (INDH). Le secrétariat d'Etat en charge de l'artisanat a dédié à son équipement une enveloppe de 5,3 millions de DH. Cette première opération menée notamment par les autorités locales et des corporations des tanneurs vise à sauvegarder le travail de la tannerie traditionnelle et donner un nouvel élan à un secteur artisanal, grand pourvoyeur d'emploi et d'attraction touristique par excellence.
A signaler que la tannerie Chouara, située dans le quartier Blida de l'ancienne médina de Fès, attire plus de 90% des visiteurs marocains et étrangers. S'étalant sur près de 7.200 m2 dont 4.000 m2 couverts, elle comprend 193 ateliers, occupant plus de 419 artisans et produisant quotidiennement de 2.977 à 5.132 de peaux de cuir traitées. Avec les deux autres tanneries, près de 900 personnes produisent quotidiennement environ 10.000 peaux traitées. De quoi alimenter plusieurs activités de cuir. Sauf qu'actuellement, le secteur vit des moments difficiles alors qu'il était la référence de la ville. Anis Birou, secrétaire d'Etat chargé de l'artisanat, veut lui redonner sa vigueur d'antan. Il a rencontré récemment les tanneurs de Chouara. Lesquels n'ont pas raté l'occasion pour lui demander son appui. Leurs doléances ont porté entre autres sur le manque des effectifs, la baisse du chiffre d'affaires, et la détérioration de la compétitivité. En tout cas, le soutien de cette activité permettrait de préserver l'emploi et sauvegarder une activité économique et un pan important de l'artisanat national.
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Peaux brutes
Les tanneurs de Fès utilisaient uniquement des méthodes traditionnelles de tannage. Ils étaient protégés par un règlement qui interdisait l'exportation des peaux brutes ou à demi traitées, afin de satisfaire les besoins des utilisateurs: maroquiniers, tailleurs sur cuir, cordonniers. Un ensemble d'astuces qui faisaient que le cuir de Fès était de bonne qualité. Pour retrouver ce label, la qualité des peaux brutes doit être améliorée par un contrôle et des primes de bon abattage à accorder aux abattoirs. Aussi, l'effort doit être focalisé sur l'amélioration des circuits de commercialisation des peaux brutes qui sont actuellement transportées à dos d'âne. Il en est de même de la commercialisation des peaux traditionnellement tannées, qui doivent également connaître des améliorations et une coordination avec les destinataires.
De notre correspondant,


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