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Ramassage des ordures
Comment vos villes sont gérées
Publié dans L'Economiste le 27 - 08 - 2010


· Menace de résiliation des contrats
· Tecmed la plus critiquée
· Rabat: Contrôler autrement
Ces dernières semaines, les déchets ont envahi plusieurs quartiers de Rabat et de Salé. Le ramassage des déchets ne se fait pas régulièrement. Devant la défaillance des opérateurs privés, la wilaya a été dans l'obligation de déployer d'autres moyens pour répondre aux besoins de la population.
La situation s'est nettement dégradée dans les arrondissements de Hassan et de Yakoub Al Mansour dont le contrat de gestion des déchets est confié à Veolia Propreté. «Si le service n'est pas amélioré dans les prochaines semaines, la ville procédera à la résiliation des contrats des opérateurs défaillants et relancera les appels d'offres», tient à préciser un haut responsable de la wilaya. Une réunion a eu lieu mercredi dernier au niveau de la commune pour examiner la situation et sortir avec une nouvelle stratégie de contrôle des opérateurs.
Outre la responsabilité de la société dans cette dégradation, il y a aussi d'autres facteurs en relation avec le comportement de la population. Premièrement, il faut signaler qu'«en dépit des campagnes de sensibilisation, les horaires de sortie des déchets ménagers fixés par notre société ne sont pas respectés par les habitants», argumente un responsable de Veolia. Sans oublier de signaler le vol et la détérioration des bacs à ordures. Mais le problème reste celui des grands producteurs de déchets qui n'ont pas été pris en considération lors de la préparation du cahier des charges.
A titre d'exemple, la production de cette catégorie représente près de 40% du total des déchets ménagers produits par les habitants de Hassan. «La production annuelle, soit 100.000 tonnes de déchets, dépasse la quantité estimée initialement (56.000 tonnes)», précise un responsable du service technique de la commune. Le même constat est valable pour les déchets de construction (gravats) avec une production annuelle de 75.000 tonnes contre une estimation de 60.000 tonnes.
Pour pallier cette situation, une nouvelle approche a été adoptée par la commune pour renforcer les mesures de contrôle qui visent aussi bien les opérateurs que les populations y compris les grands producteurs. A noter que le volume annuel des déchets ménagers produit par les habitants de Rabat s'élève à 240.000 tonnes par an. Le ramassage est confié à Veolia Propreté et Tecmed. Alors que Sita El Beida s'occupe de la collecte des gravats et des déchets verts.
· Salé: Bientôt un centre de transfert
A Salé, la crise des déchets revient au retard enregistré pour trouver un site pour la construction d'un centre de transfert des déchets avant leur acheminement vers la décharge contrôlée d'Oum Azza. «Veolia Propreté exploitait la décharge fermée d'Akrach comme un centre de transfert. Sauf que, depuis quelques mois, cela n'est plus possible suite aux directives de la wilaya», indique un responsable de la commune de Salé. Devant cette situation, les camions de Veolia se dirigent directement vers la décharge d'Oum Azza. En effectuant ce long trajet de près de 40 km, l'exploitation des camions dans le ramassage des déchets a été nettement réduite. «Ce qui a été à l'origine de la détérioration du service de la collecte», selon le responsable de la commune. Pour pallier cette situation, il a été décidé, lors d'une réunion tenue, lundi dernier, au ministère de l'Intérieur, d'autoriser Veolia à exploiter provisoirement la décharge fermée d'Akrach, en attendant l'aménagement d'un centre de transfert dont le site a été identifié près de la rocade à 6 km de Salé.
· Casablanca: Timides prestations
A Casablanca, la collecte des déchets ménagers se fait plus ou moins régulièrement. Avec Tecmed, Segedema et Sita El Beida, les prestations restent malgré tout en timide progrès. Toutefois, les relations sont, pour l'heure, détendues entre le Conseil de la ville de Casablanca et les trois délégataires.
«La qualité des prestations est tributaire de l'organisation et du plan d'action du délégataire qui est appelé à investir notamment dans le matériel», indique-t-on auprès de Sita El Beida, chargée de la collecte au niveau des arrondissements d'Anfa, Sidi Belyout, Moulay Youssef, Maârif et Hay Hassani. Reste à signaler que les revendications des syndicats, qui appellent parfois aux mouvements de grève, sont administratives et émanent souvent du personnel communal détaché. Dans le cadre du contrat de gestion déléguée des services de propreté, la ville avait mis à la disposition des trois sociétés bon nombre d'employés. Dans ce sens, «le personnel communal mis à la disposition du délégataire proteste toujours contre le retard dans la paie des heures supplémentaires et demande le respect de l'échéance d'évolution statutaire passée et non rémunérée», indique-t-on auprès de Segedema, filiale du groupe Pizzorno Environnement.
· Mohammedia: Le contrat avec Tecmed résilié?
Rien ne va plus entre le président de la commune urbaine de Mohammedia, Mohammed Mfadel, et la société chargée de la gestion déléguée des déchets, Tecmed. En effet, le président a annoncé par voie de presse que des mesures ont été prises contre le délégataire, notamment des pénalités «pour négligence du service et aussi pour dommages et intérêts au profit de la ville». Pour sa part, Tecmed attend toujours la régularisation d'une dette de 15 millions de DH qui lui est due par la commune urbaine. Sur le terrain, il a été constaté des amoncellements de déchets dans certains quartiers de la ville de Mohammedia malgré une multitude de réunions tenues avec les responsables de la société délégataire pour les inciter à fournir un service adéquat.
· Tanger: Tecmed très critiquée
La situation semble stable à Tanger. Les équipes de Tecmed assurent un travail plus ou moins correct, même si des dérapages occasionnels sont relevés de temps à autre, surtout dans les quartiers périphériques.
Ce qui n'empêche pas qu'elle est la cible de critiques acerbes de la part de quelques membres du Conseil de la ville qui lui reprochent de «balayer» juste les grandes artères et de négliger les petits quartiers. Il est vrai d'ailleurs que Tanger revient de loin en matière de gestion des déchets et d'assainissement liquide. La ville a été l'une des premières à avoir concédé au privé la gestion de ces services communaux avec un résultat désastreux épaulés par un laxisme complice des élus de l'époque. Cespa Nadafa avait vu son contrat non reconduit par décision du Conseil de la ville en 2006 et ce devant le mécontentement galopant des habitants de la ville. Selon plusieurs rapports de la commission «Propreté» du Conseil de la ville de Tanger en 2006, les prestations de Cespa Nadafa avaient atteint un tel état de délabrement que la seule issue était de «relancer la gestion déléguée».
A noter que les défis de la collecte des ordures augmentent de jour en jour. En effet, la croissance ininterrompue de la ville rend tout investissement caduc et remet en cause le business plan de départ de l'entreprise, note un responsable proche du dossier, d'où la nécessité de réviser les contrats de manière régulière.
· Marrakech: Prémices de tension
Le Conseil de la ville de Marrakech hausse le ton. Après plusieurs sommations à la société Tecmed chargée de la gestion des ordures pour les arrondissements Guéliz et Ménara, la mairie a pénalisé la société espagnole «avec des montants conséquents», indique le président de l'arrondissement Ménara, Adnane Benabdellah. En effet, d'après le cahier des charges, le gestionnaire est passible de pénalités en cas de non-respect des modalités de partenariat. Celui-ci demeurant sous le contrôle du Conseil de la ville. Selon les élus de la ville, le concessionnaire Tecmed ferait preuve depuis quelques mois d'une désorganisation de la logistique, un déficit en quantité et qualité de bacs et une défaillance dans le ramassage des ordures et ce notamment dans les quartiers de l'arrondissement de la Ménara. Conformément au cahier des charges liant le concessionnaire à la ville de Marrakech, celle-ci pourrait reprendre le service en interne si les défaillances concernant la logistique continuent. Tecmed avait remporté en 2007 le contrat de gestion des ordures des deux arrondissements les plus importants de Marrakech pour un montant de 49 millions d'euros.
Guéliz et Ménara couvrent près de 500.000 habitants qui produisent 130.000 t/an de déchets ménagers. Marrakech a opté pour un schéma de concession double. L'espagnol Tecmed pour Ménara et Guéliz et le français Pizzorno pour la médina, Sidi Youssef Benali et Nakhil. La division du territoire de la ville de Marrakech en deux parties distinctes se justifie par la diversité du tissu urbain. Et également par la volonté d'offrir aux habitants les meilleures prestations de service possibles.


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