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Des fiches pour améliorer la prise en charge du patient
Publié dans L'Economiste le 23 - 01 - 1997

Une forme de dialogue établi entre les médecins des établissements de santé publique a permis d'améliorer la prise en charge du patient. C'est ce qui ressort d'une étude initiée par l'INAS dont les travaux ont été présentés les 6 et 7 janvier à Rabat.
Difficile de croire que de simples fiches peuvent contribuer à l'amélioration de la qualité des soins de santé publique. Pourtant, c'est ce qui ressort de l'étude dont l'INAS (Institut National d'Administration Sanitaire) vient de présenter les résultats les 6 et 7 janvier à Rabat.
Financée par l'UE, l'étude des «références et contre-références dans le système de santé» a été entamée en 1993 au niveau de deux provinces: Khénifra et Séfrou. Elle entrait dans le cadre d'un projet de recherche international sur le système de santé de district regroupant quatre pays: le Maroc, le Congo, le Tchad et la Suisse.
L'enquête avait pour but d'améliorer le dialogue entre les acteurs des deux sous-systèmes: hôpital et réseau des soins de santé de base. L'objectif est légitime. Et pour cause: parmi les multiples dysfonctionnements qui caractérisent le secteur de la santé publique figure notamment la dichotomie qui existe entre les établissements de soins de santé de base (ESSB), dispensaires et centres de santé urbains et ruraux notamment, et les hôpitaux.
En principe, les centres de santé sont chargés d'exécuter des programmes de santé et de mener des actions de prévention, mais ils doivent également assurer à la population des soins de santé primaires incluant l'accouchement notamment. Ces tâches ne sont menées qu'à moitié. Dans la pratique, les structures de santé de base restent sous-utilisées en raison de l'insuffisance du plateau technique mais aussi de la mauvaise qualité de communication entre les professionnels de la santé et la population. S'y ajoute l'absence d'une relation structurée et formalisée entre les médecins des deux échelons, ceux des soins de santé de base d'une part, et ceux de l'hôpital, d'autre part. Résultat: beaucoup de patients court-circuitent ces services pour accéder directement à l'hôpital, ce qui provoque son engorgement.
Par l'introduction de fiches de liaison (fiches de références et de contre-références) comme support de communication entre les médecins des centres de santé et ceux de l'hôpital, l'étude de l'INAS a permis de pallier ces difficultés.
Dialogue autour du patient
Etablies par des médecins, les fiches comportent un ensemble de renseignements sur le patient. En examinant ce dernier, le médecin généraliste du centre dispensaire décide de sa prise en charge localement ou de son orientation (référence) vers un médecin spécialiste de l'hôpital. Dans le sens inverse, le spécialiste juge si le patient qui se présente à lui doit être obligatoirement soigné sur place ou s'il faut l'adresser (contre-référence) aux ESSB.
L'adoption des fiches de références et contre-références a permis d'établir une forme de dialogue centré autour du patient. Cette formalisation de la communication s'est traduite par une clarification des rôles spécifiques de chaque composante avec pour conséquence une amélioration de la gestion individuelle des soins curatifs. Pour preuve, l'amélioration des taux d'utilisation de la consultation curative au niveau des ESSB. Il s'agit du nombre de contacts par habitant par année. Il a atteint pour les centres de santé de Séfrou, d'Imouzzer et d'El Menzel respectivement 0,63, 0,17 et 0,45 en 1995 contre 0,25, 0,08 et 0,25 en 1993, la moyenne nationale étant de 0,35. En fait, cet objectif ne fut pas simple à atteindre. Des résistances sont apparues chez les médecins généralistes et spécialistes. Elles peuvent être illustrées par l'interruption au bout d'un certain moment des réunions programmées entre ces derniers(1).
Mohamed BENABID
(1) Après avoir introduit la première forme de dialogue, à savoir le système des fiches, les enquêteurs avaient décidé dans une seconde étape d'élargir cette ébauche de communication à des espaces de rencontres dont des réunions, autour de cas cliniques, entre les médecins des deux échelons du système.


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