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Flux étrangers directs: L'Afrique à la traîne
Publié dans L'Economiste le 15 - 05 - 1997

L'Afrique a du retard à rattraper en termes d'investissements étrangers di-rects. Ces derniers ne sont plus uniquement attirés par l'exploitation des matières premières. Ils ciblent de plus en plus le secteur tertiaire. Bilan de la CNUCED.
Un changement dans les flux d'investissements étrangers directs (IED) est en train de s'opérer en Afrique.
L'industrie des services et plus particulièrement les secteurs financiers et des assurances drainent des flux croissants. Le secteur des matières premières, lui, perd du terrain. En effet, hormis le Botswana pour les diamants et le Zimbabwe pour le tabac, l'IED en Afrique ne se concentre plus sur le secteur primaire. La répartition sectorielle des encours de l'IED dans des pays tels que l'Egypte ou l'Afrique du Sud montre au contraire que les secteurs tertiaire et manufacturiers absorbent l'essentiel de ces flux.
Il est à rappeler que le Maroc est le troisième bénéficiaire des IED avec 500 millions de Dollars entre 1991 et 1995.
Le World Investment Directory on Africa publié par la CNUCED révèle en outre l'émergence de sociétés transnationales (STN) africaines. Ce sont les politiques de libéralisation des régimes d'investissement et des régimes commerciaux engagées notamment en Afrique du Sud, au Maroc et en Zambie qui expliquent ces mutations.
Les données collectées par le World Investment Directory on Africa chiffrent à 4,5 milliards de Dollars les mouvements d'IED en Afrique en 1996. En outre, l'IED contribue pour 4,8% dans la formation du capital, niveau comparable à celui enregistré en Asie et en Europe occidentale. Sa part dans le PIB africain ne dépasse pas, elle, 10% contre 13% pour les autres régions dans le monde.
Cependant, en terme de volume global d'IED, l'Afrique reste à la traîne. Entre 1991 et 1995, elle aura attiré 5% des flux drainés par les pays en développement et à peine 2% des flux mondiaux.
De plus, sur ce continent, l'IED reste concentré sur quelques pays.
Au cours de la première moitié des années 90, l'Egypte et le Nigeria ont absorbé la moitié de l'IED drainé en Afrique. Le Maroc s'est, lui, hissé au troisième rang des pays bénéficiaires avec en moyenne 500 millions de Dollars par an.
La situation des pays les moins avancés (PMA) s'est, pour sa part, considérablement dégradée durant les vingt dernières années. Ces derniers n'ont attiré que le cinquième des investissements réalisés en Afrique. L'essentiel de ces flux a été affecté à l'industrie pétrolière de l'Angola et aux transports maritimes du Liberia.
Les principaux pourvoyeurs d'IED sont les investisseurs d'Europe occidentale. La France et la Grande-Bretagne assurent à elles seules plus des quatre cinquièmes de l'encours des investissements de l'Europe occidentale. Les USA totalisent 20% des apports des pays développés. Parmi les nouveaux investisseurs sur le continent, les pays du Sud-Est asiatique commencent à cibler l'Afrique du Sud et ses pays voisins.
Autre nouveauté: l'apparition de sociétés africaines transnationales qui investissent à l'étranger. Le montant de l'IED réalisé par celles-ci s'élève à 25 milliards de Dollars en 1994.
Elles demeurent encore peu nombreuses et de taille modeste mais, selon la CNUCED, elles peuvent être compétitives tant au niveau des échanges que de la production sur les marchés étrangers.


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