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Le secteur de la plasturgie réfléchit à sa mise à niveau
Publié dans L'Economiste le 28 - 05 - 1998

Un an après sa création, l'Association Marocaine de la Plasturgie (AMP) organise son premier forum(1). Au centre des débats, la formation professionnelle, la mise à niveau et l'environnement.
La jeune association (AMP) affiche de grandes ambitions. Le secteur de la plasturgie promet en effet un développement qualifié de remarquable. Et pour cause, la consommation annuelle par personne au Maroc n'atteint que 5,5 kg contre 70 en France et 120 en Allemagne et au Japon.
Les opérateurs notent avec optimisme que le secteur est appelé à se développer d'autant plus que le démantèlement des barrières douanières lui donnera un solide coup de pouce et ce, en favorisant l'importation des matières premières.
Pour l'heure, le secteur compte 350 entreprises, y compris celles qui font de la transformation de plastique comme activité secondaire. L'effectif global est de 23.000 personnes.
Tout en affichant son optimisme, le secteur souffre toutefois de quelques freins à l'investissement. Un responsable du Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat (MCIA) a relevé trois facteurs: la sous-capitalisation. La difficulté d'accès au crédit et le coût élevé de financement.
Venus nombreux pour assister au premier forum de la plasturgie, les opérateurs ont eu droit à la déclinaison de trois thèmes. Il s'agit ainsi de la formation professionnelle, de la mise à niveau et de l'environnement.
La Fédération Française de Plasturgie (FFP), avec laquelle un partenariat a vu le jour depuis environ dix mois, était également présente pour soutenir la jeune AMP. «Nous sommes présents pour éviter que le cadet ne commette les mêmes erreurs que l'aîné», précise M. Emmanuel Paturle, président de la FFP.
Abordant le thème de la formation professionnelle, M. Paturle indique que seuls 40% des ouvriers dans le secteur français de la plasturgie sont sans qualification. Ce pourcentage est appelé à baisser à 30% d'ici l'an 2000. «Et c'est justement sur ce registre que nous pourrons apporter une valeur ajoutée à l'AMP», ajoute M. Paturle.
Largement débattue au cours de ce forum, la formation professionnelle ne concerne pas uniquement le manager ou les cadres de l'entreprise. Elle doit s'étendre à l'ensemble du personnel. «Ce n'est pas une compétence détenue dans l'entreprise qui va génialement rendre l'entreprise performante», déclare un responsable de l'Office de Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT).
Concernant la mise à niveau, elle a été déclinée sous l'angle de la qualité. «La non-qualité coûte entre 20 et 40% du chiffre d'affaires à l'entreprise». Le discours franc d'un représentant de l'AMP a tranché. «Nous avons gagné beaucoup d'argent, maintenant c'est fini. Il faut adopter une démarche qualité qui nous permettra de savoir où nous en sommes, à travers un diagnostic de l'existant; et de savoir où nous voulons aller par le biais d'une stratégie et des objectifs».
Outre la qualité ou encore la mise à niveau, l'environnement représente également un enjeu important pour le secteur.
Et c'est d'ailleurs le fameux «sac noir en plastique» qui a provoqué de l'urticaire à M. Abderrahim Harouchi, président de l'association Afak. Et pour cause, les produits en plastique ne sont pas dégradables.
L'installation des incinérateurs est présentée comme la solution au problème des déchets plastiques. Or, cette solution pose un double problème. Il s'agit d'abord de son coût élevé; ensuite de la non-maîtrise de la technologie par les industriels marocains.
Pour sa part, le Secrétariat d'Etat à l'Environnement a rappelé que la recherche de solutions environnementales se situe à tous les niveaux du cycle de vie du plastique: les industriels, les collectivités locales ainsi que la société civile (ONG). Le Secrétariat d'Etat a également précisé que son rôle principal est de gérer les collaborations entre ces différentes instances.
Le sac noir est avant tout la responsabilité de l'utilisateur. Il s'agit donc de le sensibiliser sur la prise en charge des déchets. Les collectivités locales, pour leur part, doivent s'engager à gérer la collecte et à en assurer le traitement adéquat.
Wissal SEGRAOUI & Hassan BOUCHAHCHIA
(1) Organisé le 21 mai à l'Hôtel Royal Mansour.


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