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Du sucre en morceaux à gogo pour l'été
Publié dans L'Economiste le 09 - 07 - 1998

Pour faire face à la demande supplémentaire durant la période estivale, plus de 4.000 tonnes de sucre en morceaux seront importées au "marché spot". C'est une première, mais les Marocains n'aiment pas changer leurs habitudes, surtout pour les 12% de consommateurs de sucre en morceaux.
Pas de pénurie de sucre cet été. Le sucre granulé est abondant et la campagne sucrière est bonne. Pourquoi alors le Maroc importe du sucre conditionné? En fait, la décision prise lors du dernier Conseil de Gouvernement d'importer du sucre conditionné a suscité de grandes interrogations. Pourtant, il s'agit beaucoup plus d'une mesure de bon sens. L'objectif de ces importations, qui ne concernent en réalité que l'approvisionnement de sucre en morceaux, est de faire face à un accroissement de la demande en période estivale. Plus d'un million de Marocains résidant à l'étranger sont attendus cet été. A cette population s'ajoute le flux de touristes. Il est important en cette période que le marché soit suffisamment approvisionné. Autre motif de ces importations, bien qu'il n'ait pas été clairement signalé, la volonté de casser la spéculation sur ce marché. En effet, depuis quelques mois, le sucre en morceaux fait défaut. Un ensemble de facteurs techniques ont contribué à la pénurie de ce produit. La Cosumar, principale pourvoyeur du marché, pour des impératifs économiques et de gestion ne peut pas augmenter sa production.
La Suta, raffinerie d'appoint, vient de démarrer sa production, il y a de cela un peu plus d'un mois. Aussi un écart subsiste-t-il entre l'offre et la demande et ce, en dépit de la restructuration du système de distribution. L'écart est accentué par la spéculation des intermédiaires. Aussi les producteurs et les pouvoirs publics se sont-ils livrés à une véritable chasse aux spéculateurs. Bien que le marché soit plus calme actuellement, le gouvernement préfère prévenir que guérir. Conséquence, le Conseil du 1er juillet a décidé l'importation de 4.000 tonnes de sucre en morceaux conditionné pour les mois de juillet et août. Il sera possible de rajouter 1.000 tonnes supplémentaires en cas de besoin. Les achats seront effectués à raison de 50% par la Cosumar et 50% par l'Office National du Thé et du Sucre et seront étalés sur les deux mois. Ce sont des "importations de sécurité", indiquent les responsables.
"Marché spot"
Pour le consommateur aucune différence, il paiera son sucre au prix habituel. Le prix du sucre reste en effet inchangé. La seule différence pour lui, c'est que le sucre en morceaux sera plus abondant. En revanche, pour le Trésor cela représente une charge supplémentaire de 5 à 10 millions de DH. C'est lui qui prend en charge la différence de prix. La subvention devrait donc varier entre 1.000 et 1.500 DH la tonne, selon le prix d'achat du produit. Elle viendrait s'ajouter aux 2.000 DH réglementaires représentant la subvention normalement versée par la Caisse de Compensation pour chaque tonne de sucre vendue par le raffineur. Les importations étant libres depuis janvier 1996, cette subvention permet normalement de stabiliser le prix à la consommation. De plus, le sucre conditionné comme le sucre brut acquitte également à l'entrée des équivalents tarifaires. Il s'agit de droits de douane fixes, plus une partie variable qui tient compte de la fluctuation du prix de ce produit sur le marché international. Elle vise en fait à protéger la production locale de canne et de betterave. En amont, la filière est libéralisée. En revanche, en aval la filière reste encore réglementée. Il était question au moment de libéralisation de déréglementer les prix. Un décret venant parachever le système attend toujours sa signature. Aucun gouvernement, qu'il soit technocrate ou politique, n'a pu prendre de décision en la matière. Pourtant, il va bien falloir statuer un jour sur la politique de libéralisation des filières sucrières, mais également oléagineuses.
Le sucre qui devrait être importé dès ce mois-ci sera acheté sur le "marché spot". Il n'y a pas en effet de marché international du sucre en morceaux. Jugé comme un paradoxe, le Maroc est le seul pays à attacher autant d'importance à ce petit lingot blanc. En fait, 99% du marché mondial du sucre est constitué de granulé. Les raffineries locales et plus particulièrement la Cosumar ont été imaginatives en créant le berlingot et le pain de sucre, considéré comme un produit purement local.


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