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Les associations des libraires montent au créneau
Publié dans L'Economiste le 22 - 06 - 2011

Les libraires sont très mécontents, car leur activité est menacée. La cause, selon eux, revient en grande partie à la perte d'une part importante de leur marché, suite à une concurrence de la part de certains établissements scolaires du secteur privé. Ces derniers, profitent de leur situation pour vendre des manuels scolaires notamment ceux importés, à leurs élèves. Pour les associations des libraires du Maroc, cette pratique est illégale eu égard aux dispositions de la loi n° 06.00 qui réglemente l'enseignement privé.
Les services du ministère de tutelle que ce soit sur le plan régional ou central ont été saisis officiellement de cette situation mais en vain. Pour faire entendre son mécontentement, le collectif des associations des libraires a organisé une conférence de presse lundi dernier à Rabat. Car il faut réagir vite pour pousser les responsables à trouver une solution à ce problème avant la prochaine rentrée scolaire. «Dans les années 1970, il y avait plus d'une vingtaine de librairies dans la ville de Fès», rappelle Mohamed Mekoura, membre du collectif représentant cette ville. Selon lui, actuellement il ne subsiste que 3 librairies, à un moment où le nombre des élèves et des étudiants de la ville a largement augmenté.
Profitant de l'occasion, les libraires invitent une autre fois les responsables du ministère de l'Education de faire respecter la réglementation en vigueur et procéder aux opérations de contrôles nécessaires. Sur ce volet, on apprend que des efforts ont été déployés dans certaines régions, ce qui a permis d'obtenir des résultats relativement encourageants. Il s'agit notamment des villes de Marrakech, Agadir, Tétouan, Kénitra et Sefrou. En tous cas, les associations du secteur sont déterminées à recourir à tous les moyens y compris des sit-in pour faire aboutir leur seul et unique revendication, à savoir l'application de la loi et imposer aux écoles privées de se concentrer sur leur mission principale: l'enseignement.
La mission ne sera pas facile du fait que les propriétaires de certains établissements scolaires privés sont des hommes influents: parlementaires, présidents de communes..., selon un libraire de Salé. Pour ce dernier, ces établissements utilisent tous les moyens pour mettre les parents devant le fait accompli et acquérir auprès d'eux les fournitures scolaires et certaines fois à des prix élevés notamment pour les manuels importés.
Le secteur en chiffres
Outre la noblesse de leur mission dans la diffusion du savoir, les libraires mettent en valeur également l'importance socioéconomique de leur secteur. Ainsi, on apprend que ce dernier est composé de plus de 80.000 librairies dans les différentes régions du pays. Ce qui permet d'assurer un emploi à 240.000 personnes dont des diplômés universitaires. Le nombre de familles dépendants de ce secteur dépasse 160.000. A signaler également le paiement des impôts en tant que commerçants patentés contrairement aux écoles privées, selon le collectif des associations des libraires. Mais ce dernier ne dispose pas d'une idée sur le chiffre d'affaires généré par le marché. Pour ce qui est de la part des pertes enregistrées suite à la concurrence des établissements privés, elle est estimée à plus de 50%, notamment dans les grandes villes comme Rabat et Casablanca.


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