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Coran: Une nouvelle «fatwa» pour l'édition
Publié dans L'Economiste le 15 - 06 - 2012

Du nouveau dans l'édition du Coran au Maroc. Relevant exclusivement des Habous et des Affaires islamiques, l'édition du Coran est en passe de basculer en partie dans le giron du privé. En effet, Ahmed Taoufiq, ministre de tutelle, vient de finaliser un projet de décret visant à réglementer l'édition du Livre Saint par le privé. Le décret qui n'attend que la signature à la Primature vient en application de l'article 7 du Dahir du 23 février 2010, portant création de la «Fondation Mohammed VI pour l'édition du Saint Coran». Concrètement, cet article stipule qu'un organe scientifique rattaché au conseil d'administration de la Fondation est chargé des missions à caractère scientifique et technique. Parmi les prérogatives de la Fondation, «l'étude des demandes d'autorisation d'imprimer, l'édition ou la distribution du Coran présentées par des personnes physiques ou morales conformément aux conditions et modalités fixées par voie réglementaire». La Fondation se doit également de s'assurer que les demandeurs répondent auxdites conditions. Les résultats sont ensuite soumis au conseil d'administration pour statuer sur lesdites demandes». Manifestement, cette réglementation devra reconfigurer un marché jusque-là entre les mains des importateurs. En fait, le Coran provient de deux principales sources: le ministère de tutelle (via la Fondation Mohammed VI) et le circuit d'importation. «En 2011, 800.000 exemplaires ont franchi la frontière. Ils sont essentiellement en provenance du Liban, de la Syrie et de l'Egypte», précise Rachid Bennani, président de l'Union des associations des libraires du Maroc (UALM). Bien évidemment, ces proportions seront révisées à la baisse dès cette année. Le président de l'Union des libraires précise qu'un nombre important «de Corans importés ne répond pas au rite malékite». Décliné en plusieurs formats et niveaux de qualité, le prix du Livre Saint varie en moyenne entre 5 et 90 DH. Il peut aller jusqu'à 30.000 DH! Pour sa part, Hamid Hammani, directeur de la Fondation Mohammed VI pour l'édition du Coran, affirme «qu'en 2011, la Fondation a édité plus de 600.000 exemplaires qu'elle a distribués gratuitement aux mosquées nationales. 25.000 unités ont été exportées en France et 1.500 en Guinée-Bissau». En valeur, cela se traduit par un coût de 27 millions de DH supporté par le ministère de tutelle, à raison de 45 DH l'unité.
De source sûre, le décret des Habous prévoit des conditions «strictes» auxquelles doivent répondre les futurs demandeurs/éditeurs. Parmi les prérequis, l'éditeur doit être de confession musulmane. Toute demande émanant d'un non-musulman sera systématiquement rejetée. L'éditeur doit aussi justifier d'un lieu de résidence ou de travail au Maroc et payer d'avance les frais arrêtés par la Fondation Mohammed VI.
Autre exigence, le décret interdit ce marché aux distributeurs et imprimeurs dont la nature d'activité est en contradiction avec les préceptes de l'Islam. Selon Ahmed Aâouam, directeur des Etudes islamiques au ministère des Habous, «ce décret intervient pour mettre fin aux multiples irrégularités grammaticales et calligraphiques entachant le Livre sacré». L'objectif est de ne retenir que les livres dont la narration traduit les principes de la lecture Warsh et du rite malékite.
Lecture Warsh
«Riwayat Warsh» d'après Nafiî, c'est la lecture du Coran adoptée par le Maroc. Appelée également lecture de Médine, elle correspond à l'exégèse de l'imam Malik. De son vrai nom Abi Saïd Uthman Ibn Saïd Al Misri, appelé Warsh (le blond), il est l'un des 7 lecteurs les plus réputés. C'est aussi l'un des disciples de l'imam Nafiî. Originaire d'Egypte, sa lecture se particularise par l'existence de deux versions: «Al Azrak» et «Al Asbahani». Les différences entre les deux versions sont difficiles à nuancer pour les non-initiés aux psalmodies. Dans le cas du Maroc, la version officielle adoptée par le ministère des Habous et des Affaires islamiques est celle d'Al Azrak.


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