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La lente agonie des téléboutiques
Publié dans L'Economiste le 13 - 08 - 2012

Très convoité au milieu des années 90 et début 2000, le commerce des publiphones montre ses limites. En effet, le nombre de lignes dédiées aux publiphones ne cesse de se réduire comme peau de chagrin. Selon le dernier rapport de l'Observatoire de l'Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT), le parc de lignes est passé à 95.141 à fin juin 2012, contre 105.498 au terme du premier trimestre et 162.193 à fin juin 2011. Soit une baisse trimestrielle de 9,82%. A fin juin dernier, le Maroc comptait 69.000 téléboutiques contre 127.000 à la même période en 2011.
A l'origine de ces indicateurs baissiers, la guerre des prix sur la tarification du GSM (surtout en mode prépayé), au grand bonheur des consommateurs! Les nombreuses baisses tarifaires et offres promotionnelles sur mobile ne cessent de malmener le secteur des publiphones, qui ne compte plus les fermetures, tellement elles sont nombreuses.
A noter que le parc des publiphones comprend le parc des téléboutiques, le parc des cabines téléphoniques/taxiphones et le parc des publiphones à cartes fixes et GSM.
Selon les analystes, d'autres facteurs sont à l'origine de la déroute du secteur des téléboutiques. En plus des promotions tous azimuts sur le mobile prépayé, il y a aussi l'accès facilité à la téléphonie fixe, la baisse des tarifs (l'illimité dans le fixe, l'installation gratuite de lignes, les GSM à partir de 100 dirhams, promotions de double et triple recharges, télécartes...). Il y a aussi le nombre d'abonnés qui augmente d'année en année. Selon le dernier rapport de l'ANRT, à fin juin 2012, «le parc des abonnés à la téléphonie mobile a atteint 37,4 millions, soit une évolution de 3,27% par rapport au premier trimestre et de 7% par rapport à la même période en 2011».
Autre explication avancée, le rythme accéléré d'ouvertures des téléboutiques qui s'est opéré, surtout après la suppression du critère du chaînage (distance obligatoire de 200 mètres entre deux téléboutiques). Du coup, la redondance d'un même modèle de commerce/activité dans un périmètre restreint s'est soldée par des faillites en série.
Pour l'heure, nombreux sont les exploitants de téléboutiques qui ne peuvent plus résister à la baisse des prix des appels sur le mobile. La situation est devenue tellement intenable que des téléboutiques se sont repositionnées sur d'autres prestations qui n'ont souvent rien à voir avec les télécoms. Elles ont trouvé la parade notamment via la mise en place de guichets de paiement des factures d'eau, d'électricité, du téléphone fixe et d'Internet, de recharges GSM, de salles de jeux sur ordinateur, des fournitures de bureaux, timbres, journaux, confiserie...
Aujourd'hui, les rares téléboutiques qui résistent sont celles qui jouissent d'un emplacement stratégique: devant un tribunal, une gare de voyageurs, station de train, l'exclusivité dans un quartier résidentiel ou encore une zone commerciale bien achalandée. Pour le reste, la reconversion demeure le seul moyen de survie.


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