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Banques: Jouahri conteste le rating de S&P
Publié dans L'Economiste le 22 - 10 - 2012

JOUAHRI croise le fer avec Standard & Poor's. Le gouverneur de Bank Al-Maghrib ne partage pas du tout l'avis de l'agence de notation quant au maintien inchangé du rating du secteur bancaire (cf. L'Economiste du 19 octobre 2012). Et il compte bien le lui faire savoir. Jouahri a, en effet, l'intention de saisir officiellement S&P. «Je me fais fort d'écrire à l'agence pour obtenir plus de détails et ainsi pouvoir contre-argumenter», confie-t-il à L'Economiste. Et pour cause, le gouverneur estime que l'agence aurait dû améliorer la note. Pour lui, le secteur bancaire marocain aurait pu prétendre à obtenir un cran supérieur.
En revanche, pour S&P, le maintien du Banking Industry Country Risk Assessment (BICRA) à 7 s'explique par l'effet compensé de deux critères. Le premier économique et le second intrinsèque au secteur. Ainsi, dans son évaluation du système, l'agence pointe du doigt l'insuffisance des liquidités bancaires. «Nous croyons que la liquidité du système bancaire marocain s'est détériorée ces dernières années en raison d'une augmentation rapide des prêts sans une augmentation proportionnelle de la base des dépôts», constate S&P. D'où l'abaissement de la note relative au critère intrinsèque du secteur. D'ailleurs, l'agence remarque que le ratio d'emploi des banques ne cesse de grimper. «Le montant des dépôts disponibles ne peut plus s'adapter au rythme et à la taille croissante des activités de prêt», indique-t-elle. Résultat: l'agence s'attend à une détérioration du ratio de capitalisation au fil du temps, en raison d'une augmentation sensible des prêts par rapport à celle des dépôts. D'autant plus que le flux total des dépôts des MRE se contracte depuis quelques mois. S&P attend que les banques, pour atténuer ce manque de liquidité, recourent de plus en plus au marché de capitaux pour se financer.
Sur un plan plus macroéconomique, l'agence est plus positive. Elle pense que «le ralentissement attendu de l'économie freinera la demande de crédit et, par conséquent, limitera les déséquilibres économiques».
En effet, les prévisions de croissance du PIB de 3% en 2012 additionnées aux durcissements des conditions d'octroi de crédit par les banques devraient ralentir le rythme de progression. A cela s'ajoute une levée des inquiétudes sur une flambée des prix de l'immobilier. Ce qui détendra la demande de crédit.
Méthodologie
UNE analyse BICRA pour un pays donné couvre tous les établissements financiers qui captent des dépôts, accordent des crédits, ou s'engagent dans les deux activités. L'analyse porte sur l'ensemble du système financier du pays tout en tenant compte de la relation entre le secteur bancaire et le système financier dans son ensemble. Un BICRA est noté sur une échelle de 1 à 10, allant de systèmes bancaires à plus faible risque (groupe 1) au risque le plus élevé (groupe 10). Le Maroc est ainsi placé dans le cadre du BICRA dans le groupe 7, qui comprend notamment l'Indonésie, la Jordanie, le Portugal, le Salvador et la Russie.


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