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Déficit hydrique
Le Souss s'assèche
Publié dans L'Economiste le 21 - 07 - 2014

La situation hydrique dans la zone d'action de l'Agence du Bassin hydraulique du Souss-Massa-Draâ (ABHSMD) est tellement déficitaire que ça inquiète. A tel point que l'alimentation en eau potable pose de sérieux problèmes. Cela est d'ailleurs déjà le cas à Zagora, Assa Zag, Guelmim, Igherme, El Guerdane, Tafraoute, Foumzguid, Mhamid El Ghizlane, Tagounite et Tamgroute (cf. notre édition du 8 juillet dernier). Les autorités tempèrent en arguant que les centres urbains et certains centres ruraux qui sont alimentés à partir des barrages disposent d'une réserve d'approvisionnement en eau de deux ans.
Mais il n'y a pas que l'eau potable qui pose problème, l'eau d'irrigation se fait tout aussi rare. La région du Souss-Massa-Draâ, pionnière en agriculture au niveau national, est aujourd'hui tributaire des ressources phréatiques de la zone. «La prochaine compagne agricole risque d'être compromise si la situation ne s'améliore pas, via les crues occasionnelles notamment», avertissent les professionnels. S'il n'y a pas de crues, le démarrage de la prochaine campagne agricole sera assuré avec les réserves actuelles. Toutefois, la suite de la campagne sera conditionnée par les apports en eau éventuels de septembre à novembre prochains, nous indique-t-on du côté de l'Agence.
Pour le moment, la situation des eaux superficielles est critique. Les apports d'eau enregistrés au niveau des barrages des bassins de Souss-Massa et Draâ, durant la période du 1er septembre 2013 au 30 juin 2014, s'établissent à 70,3 millions de m3. Des apports déficitaires de 92% et de 90% en comparaison avec ceux de l'année précédente, précise l'Agence.
Au cours de cette même période, les fournitures d'eau destinées à l'irrigation et à l'eau potable, réalisées à partir de l'ensemble des barrages des bassins hydrauliques de Souss-Massa et Draâ, représentent de leur côté 308 Mm3. Le niveau des nappes, quant à lui, est en baisse continue. C'est le cas de la nappe du Souss aval qui a connu une baisse moyenne du niveau piézométrique de 1,20 m comparativement au début de la campagne agricole 2012-2013. Tandis que celle du Souss amont s'est réduite de 0,60 m. De manière générale, les variations des niveaux piézométriques des nappes d'eau souterraines du bassin Souss-Massa et Draâ ont connu des baisses moyennes qui varient d'une nappe à l'autre. Ainsi en est-il des nappes de Guelmim, Tata, Ternata, Ktaoua, Fezouata, Mhamid, Tinzouline, Marzguita, Ait Douchen, Skoura et Ouarzazate. Par contre, la nappe de Chtouka a connu une remontée moyenne de 0,40 m qui est due essentiellement aux arrêts fréquents des pompages dans les domaines privés avoisinants. Les nappes de Tikert et de Dades M'Goun ont aussi connu une légère hausse, timide, mais une hausse tout de même.
Surexploitation
La surexploitation de la nappe phréatique et les déficits pluviométriques ont ainsi impacté négativement la région qui frôle la pénurie. Les déficits varient comparativement à la normale de 33% au niveau du bassin de Massa à 67% au niveau du bassin de Draâ. Par rapport à l'année précédente, cette variation est de 44% au niveau du bassin de Massa à 73% au niveau du bassin de Souss. Le volume d'eau stockée dans les retenues des barrages a atteint 321,6 Mm3 au 30 juin dernier. Ce qui correspondant à un taux de remplissage global de 27%. Il faut noter dans ce sens qu'il représente à peine la moitié de celui à la même date de l'année dernière qui était de 769,8 Mm3, soit l'équivalent d'un taux de remplissage de 64%. Par conséquent, un usage plus rationnel de l'eau est vivement conseillé aux usagers, les réserves hydriques ne se prêtant pas au gaspillage.


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