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Inondations: Le Souss a la gueule de bois
Publié dans L'Economiste le 02 - 12 - 2014

Les inondations ont fait un mort à Tiznit.
Un cinquantenaire est décédé à Bab Targa dans la soirée de dimanche dernier. Le drame a eu lieu au moment où l'homme, sur sa mobylette, passait près d'une bouche d'égout ouverte. Perdant l'équilibre, il tombe la tête la première dans le "regard" et se noie dans deux mètres d'eau. L'étroitesse de la bouche d'égout et la corpulence de la victime ne lui ont pas permis de s'en sortir. Les éléments de la protection civile ont eu du mal à l'extraire à cause des charriages qui en bloquaient aussi l'accès. A qui incombe la responsabilité de ce qui s'est passé? Les responsables locaux n'ont pas encore avancé de déclaration dans ce sens. D'un autre côté, la province a enregistré beaucoup de dégâts matériels. Un pan de l'ancienne muraille de la ville est endommagé; tous les ponts et ouvrages ont pratiquement été emportés par la force inhabituelle des eaux; plusieurs maisons détruites... Les autorités ont procédé au relogement de la population sinistrée dans les écoles publiques et dans le local de la protection de l'enfance de Tiznit. Les responsables parant au plus pressé essayent d'apporter de l'aide aux citoyens isolés. "L'heure n'est pas encore au bilan, il faut d'abord gérer la situation", déplore un élu local. A Aglou, dans la même province, deux personnes âgées ont failli trouver la mort car leur maison se trouve dans une zone inondable. Des directives strictes ont pourtant bien été données pour évacuer les lieux à risque...
Au niveau de la commune rurale d'Aourir, les usagers peuvent utiliser, momentanément, la deuxième voie du pont construit récemment. Les responsables ont jugé que cette voie ne présente pas de risques
Heureusement, ces deux personnes ont pu être sauvées. De façon générale, l'infrastructure de base de la localité d'Aglou est affecté par les inondations, cas notamment du site historique de la zaouïa Sidi Ouagag qui a subi de sérieux dommages.
A Guelmime (déclarée officiellement zone sinistrée, comme nous l'avons annoncé dans nos colonnes hier), Chtouka Aït Baha, Aglou, Mirleft, Sidi Ifni... la situation est toujours critique depuis les pluies diluviennes qu'a connues la région durant le week-end dernier. Des zones sont complètement enclavées, ne disposant ni d'électricité, ni d'eau potable, ni de réseau téléphonique, et sans accès au réseau routier. Petit à petit, les secours commencent à acheminer des aides...
Concernant la localité Anza Al Oulia, les habitants du Bloc D, dont les logements ont été bâtis sur le lit d'une rivière (voir aussi notre édition n°4410 du 1er décembre), sont toujours coincés dans la boue, leurs biens étant inutilisables
Une éclaircie également concernant la route reliant Agadir à Essaouira, fermée à la circulation suite à l'effondrement du pont sur l'oued Tamraght au niveau de la commune rurale d'Aourir, qui a repris du service. Les usagers peuvent utiliser, momentanément, la 2 voie du pont construit récemment, les responsables ayant jugé qu'elle ne présentait pas de risques.
Il faut signaler par ailleurs qu'Agadir est l'une des zones ayant le mieux supporté les inondations grâce notamment aux barrages collinaires qui protègent la ville. Ce qui est cependant à déplorer c'est la lenteur de reprise du service d'adduction en eau potable. Cela impacte négativement le quotidien des citoyens. "Depuis que l'eau est coupée, je suis pratiquement au chômage", déclare cette femme de ménage maman de deux enfants. "Je suis employée à la journée et tous mes employeurs se passent de mes services tant que l'eau n'est pas de retour". Un cas parmi d'autres.
Surveillance météo
Au niveau de la région Souss-Massa-Drâa les services météorologiques se sont mobilisés pour assurer une astreinte 24h/24 par des ingénieurs prévisionnistes aux niveaux des deux postes de commandement à la wilaya de la région Souss-Massa-Drâa et à la préfecture d'Inezgane Aït Melloul, et par les chefs des centres provinciaux de la météorologie au niveau des autres provinces de la région. Ils ont assuré un suivi en temps réel de la situation, reposant sur les stations météorologiques installées dans les principales villes, une cinquantaine de stations automatiques sur tout le territoire de la région, et essentiellement sur des technologies de pointe d'imagerie satellite, actualisée toutes les 15 mn, et d'écho radar, toutes les 10 mn. Pour ce qui est des prévisions des jours à venir, on s'attend à une nette amélioration à partir de ce week-end. Le climat devrait rester calme, du moins pour les dix prochains jours.
De notre correspondante,
Fatiha NAKHLI
Pas de gros dégâts dans le Haouz
La région de Marrakech Tensift Al Haouz ne sort pas indemne de la nouvelle vague des averses qui touche le Maroc, mais heureusement sans pertes humaines. En alerte depuis une semaine, les autorités ont mené des mesures d'urgence qui ont permis de diminuer les dégâts matériels. Pour rappel, les averses tombées les 22 et 23 novembre avaient détruit une trentaine de maisons dans la commune rurale de Ouled Hassoune (15 km de Marrakech), construites au bord des oueds, et bloquées plusieurs routes. Cette fois-ci et à titre préventif, les populations installées dans les zones à risque ont été évacuées (douars Amaria et Tizifrit dans la province du Haouz). Les autorités locales (sécurité et la direction des routes) se sont démenées pour rouvrir les routes provinciales éprouvées par les intempéries.
La préfecture de Marrakech qui accueillait en même temps le Forum mondial des droits de l'homme a aussi été submergée par les eaux vendredi matin. Les rues et les quartiers bloqués ont été rapidement pris en charge. A l'entrée de Marrakech, les autorités locales étaient présentes pour faire dévier les voitures de l'ancien pont de l'oued Tensift -construit voici presque mille ans-. Du côté du quartier Sidi Youssef ben Ali, l'oued Issil à proximité de ce quartier était aussi à la limite du débordement et les habitants des maisons construites sur le lit de cet oued ont quitté spontanément leurs demeures en attendant la fin des averses.
B. B.
Un danger insoupçonné, les mines antipersonnel
Un jeune berger a été fauché le week-end dernier dans un oued de la province de Tata, non pas à cause des intempéries, mais par l'explosion d'une mine antipersonnel. A chaque crue de l'oued Drâa (et des autres rivières), le risque des mines se pose avec acuité dans les régions avoisinantes. Bergers, éleveurs de dromadaires, touristes en excursion dans le désert... sont particulièrement exposées. «Les mines se déplacent avec la boues et les éboulements de terrains vers des zones loin des sites où elles ont été posées d'origine», explique Mhammed Makhlouf, président de l'Association des victimes des mines antipersonnel à Smara. Selon lui, les crues propagent les risques et élargissent les zones infestées par les mines antipersonnel. «Outre les mines, des armes, de la munition, voire des produits alimentaires, datant de l'époque de la guerre du Sahara, sont également déplacés par les crues», poursuit Makhlouf. Des enfants récupèrent parfois ces munitions qu'ils prennent pour des jouets, ce qui augmente le nombre des victimes. A elle seule, la région de Smara enregistre 6 à 7 victimes par an.


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